‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 182 sur 200 · NATURE DU TABES SPASMODIQUE · texte numérisé non relu

NATURE DU TABES SPASMODIQUE

deux pieds qui reposent sur les orteils détermine une inclinaison du corps en avant qui met encore obstacle à la marche.

D’ailleurs, les réflexes tendineux sont exaltés ; il n’y a pas d’atrophie musculaire ; les muscles ont conservé leur excitabilité normale ; il existe donc un contraste bien tranché, sous tous les rapports, entre cette aflection et la paralysie spinale infantile, et ainsi nous voyons qu’à côté des paralysies spinales infantiles il existe une paralysie spasmodique infantile, bien distincte et nettement séparable de celle-ci.

A leur tour, les extrémités supérieures sont affectées : l’avant-bras se raidit, demi-fléchi, dans la pronation, les doigts repliés dans la paume de la main. Jamais, je le répète, on n’a constaté d’accidents céphaliques et la colonne vertébrale ne présente rien d’anormal. La pathogénie de l’affection est par conséquent extrêmement vague. M. Seeligmüller invoque l’accouchement prématuré, à sept ou huit mois, la consanguinité. Mais ce sont là des prétextes plutôt que des raisons. Somme toute, les autopsies manquent. On ne peut cependant s’empêcher de songer qu’à l’époque où la maladie débute, le faisceau latéral est en pleine voie de développement, et que cette condition, sous de certaines influences, peut ne pas être défavorable à la production d’une lésion inflammatoire.

3° Chez l’adulte, une lésion du même genre, également limitée au système des faisceaux latéraux, rendrait compte de tout l’ensemble des phénomènes. Mais, encore une fois, à l’heure qu’il est, l'hypothèse n’a pas reçu de vérification. Il y a donc là un problème intéressant d’anatomie pathologique à résoudre, et je ne saurais trop vous engager à y appliquer toute votre attention, s’il vous arrivait de vous trouver en présence d’un cas de ce genre.

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