PRINCIPE DES LOCALISATIONS
ami et ancien élève, M. le D'' Lépine, agrégé de cette faculté. Je serai heureux, je vous l’avoue, de pouvoir utiliser les observations délicates qui abondent dans ce travail et de mettre à profit les richesses d’érudition que l’auteur y a accumulées.
Il ne saurait s’agir, cela va de soi, dans ces leçons préliminaires que d’une esquisse faite à grands traits. Tous les sujets qui vont être ébauchés devant vous devront être repris plus tard, soumis à une étude plus approfondie et fouillés, en quelque sorte, jusque dans leurs moindres détails.
Il n’est pas nécessaire actuellement, je pense, d’entrer dans de longs développements pour faire comprendre ce qu’on entend par localisation, quand on parle de physiologie et de pathologie cérébrales. Le terme est, depuis longtemps, passé dans la langue usuelle et chacun sait ce qu’il signifie. Je me bornerai à vous rappeler que le principe des localisations cérébrales est fondé sur la proposition suivante : L’encéphale ne représente pas un organe homogène, uni - . taire, mais bien une association, ou si vous le voulez une fédération constituée par un certain nombre d’organes divers. A chacun de ces organes se rattacheraient physiologiquement des propriétés, des fonctions, des facultés distinctes. Or, les propriétés physiologiques de chacune de ces parties étant connues, il deviendrait possible d’en déduire les conditions de l’état pathologique, celui-ci ne pouvant être qu’une modification plus ou moins prononcée de l’état normal, sans l’intervention de lois nouvelles.
Il importe de rechercher maintenant sur quels fondements repose cette proposition. Pour en arriver là, nous devrons