‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 4 sur 200 · LIMITATION DU SUJET · texte numérisé non relu

LIMITATION DU SUJET

faire appel tour à tour aux données fournies par l’anatomie normale, la physiologie expérimentale et enfin par l’observation clinique appuyée sur l’examen méthodique et minutieux des lésions organiques. Je ne saurais trop faire ressortir que les documents du dernier ordre devront figurer constamment parmi les plus importants et les plus décisifs. Car, si les premiers peuvent mettre souvent sur la voie des localisations, seuls ceux-là permettront de juger en dernier ressort et de fournir la "preuve, du moins pour ce qui concerne l’homme, objet spécial de nos études.

A. D’après ce qui précède, le moment est venu d’envisager l’encéphaled’abord sous lerapport morphologique. Nous n’allons pas entrer, vous l’avez compris, dans une description en règle. Je me propose d’indiquer seulement quelques traits généraux qu’il est indispensable de connaître pour le but que nous poursuivons et, afin de simplifier une situation fort complexe, je me limiterai au cerveau, c’est-à-dire à la masse de substance nerveuse, composée de deux hémisphères et située à l’extrémité supérieure de ce qu’on désigne sous le nom de pédoncules céréljraux.

Les deux hémisphères, vous le savez, sont symétriques ou peu s’en faut, et identiques quant à leur structure, de telle sorte que, anatomiquement parlant, ce que l’on dit de l’un peut s’appliquer rigoureusement à l’autre. Chacun d’eux est recouvert et comme enveloppé d’une couche de substance grise. La partie centrale est formée par une masse de substance blanche dans laquelle sont creusées les cavités ventriculaires et où apparaissent comme enclavés les noyaux ganglionnaires centraux, à savoir les couches optiques et les corps striés.

Une coupe transverse, pratiquée au niveau des éminences mamillaires, est bien propre à montrer ce qu’il y a de plus saillant dans la disposition réciproque des parties centrales [Fig. I).

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