ARTÈRE CÉRÉBRALE POSTÉRIEURE
La cérêb)-ale antérieure est beaucoup moins fréquemment le siège d’altérations graves que ne l’est la sylvienne. Cette particularité tient en partie, sans doute, à sa direction par rapport à la carotide interne. {Fig. 13, 16 et 17. ]
Cette artère fournit trois branches principales : la première nourrit les deux circonvolutions frontales inférieures; la deuxième, d’une importance plus grande, se distribue moins souvent que la sylvienne, mais beaucoup plus communément que la cérébrale antérieure, à la circonvolution du corps calleux {Fig. 16), au corps calleux C C, à la première circonvolution frontale F ^ (faces interne et externe), au lobule paracentral et, sur la face convexe du lobe frontal, à la première et à la deuxième circonvolution frontale [Fig. f 7), enfin à l’extrémité supérieure de la circonvolution frontale ascendante. La troisième branche de la cérébrale antérieure est destinée au lobe carré qui peut être lésé pour son propre compte, ainsi que j’en ai fourni tout à l’heure un exemple.
~Ldi cérébrale postérieure {Fig. 13, 16, 17) est le siège fréquent d’altérations par embolie ou par thrombose.
Aussi les ramollissements ischémiques des lobes postérieurs sont-ils bien plus communs que ceux des lobes antérieurs.
Le territoire de cette a’rtère se partage en trois départements secondaires répondant à trois artères de second ordre : La première de ces artères se rend à la circonvolution du crochet; la deuxième à la partie inférieure du lobe sphénoïdal, comprenant la circonvolution sphénoïdale inférieure et le lobule fusiforme ; la troisième va au lobule lingual, au coin et au lobule occipital proprement dit.
SEPTIEME LE(^.ON
Circulation des masses centrales (noyaux gris et capsule interne).
SoMMAiBE. — Circulation artôrielle des noyaux gris centraux. — Hémorrhagie intra-encéphalique . — Dilférences anatomo-pathologiques entre les ])arlies périphériques et les parties centrales du cerveau. — Rareté relative de l’hémorrhagie cérébrale dans les parties périphériques ; sa fréquence dans les parties centrales.
Origine des artères du système central. ■ — -Artères terminales ; leurs caractères. — Indépendance des systèmes artériels cortical et centrai. — Analogies entre les artères de la protubérance, du bulbe et des ganglions centraux. — Leur mode d’origine explique la prédominance dans ces parties des ruptures artérielles. — Les branches qui composent ce système naissent des cérébrales antérieure et postérieure et de la sylvienne.
Disposition des noyaux gris : leur forme et leurs rapports. — Considérations sur la capsule interne ; ses parties constituantes t^faisceaux pédonculaires directs ; faisceaux pédouculaires indirects ; faisceaux rayonnants.)
Messieurs,
J’ai mis, dans la séance précédente, la dernière main, à la description anatomo-médicale du système cortical des artères du cerveau. Aujourd’hui, je me propose d’appeler votre attention sur la circulation artérielle des noxjaux gris centraux .Y OU& savez que, sous ce nom, on désigne les couches optiques, les corps striés et ce qu’on pourrait appeler leurs annexes. C’est là, Messieurs, une étude qui doit réclamer tous nos soins ; car les phénomènes qui se produisent dans ces noyaux, en conséquence des lésions vasculaires, ne le