COMPRESSION DE LA CAPSULE INTERNE
une perte de substance irréparable. Il importe de distinguer ce cas de celui où la capsule interne serait intéressée non pas directement mais seulement à distance en quelque sorte, par le fait d’un phénomène de voisinage, en conséquence d’une lésion limitée aux noyaux gris qui l’environnent de tous côtés. Ainsi, la distension d’un de ces noyaux dans un cas d’hémorrhagie interstitielle pourrait avoir pour effet de déterminer la compression des faisceaux nerveux qui composent la capsule interne, et consécutivement de suspendre le fonctionnement de ces faisceaux. Mais comme, en pareille circonstance, les fibres nerveuses de la capsule sont seulement comprimées et non pas détruites, les phénomènes paralytiques, résultant de cette compression — en dehors toutefois du cas d’une tumeur — pourront n’ôtre que tout-à-fait passagers.
La combinaison que je viens de signaler à votre attention se rencontre fréquemment dans la clinique de l’hémorrhagie intra-cérébrale; elle crée, vous le voyez, une situation assez complexe, et par laquelle l’interprétation des symptômes pourra être rendue difficile. C’est ainsi que, sil’onn’est pas prévenu de ces difficultés, on sera tenté — et la faute a été bien des fois commise — de rapporter à la destruction de'l’un quelconque des noyaux gris, couches optiques ou corps striés, des symptômes qui sont uniquement la conséquence d’une action de voisinage, d’une compression s’exerçant sur la capsule interne.
Permettez-moi — le sujet en vaut la peine — d'entrer à ce propos dans quelques développements.
Supposons qu’il s'agisse de la formation toute récente d’un foyer d’hémorrhagie dans le lieu d’élection. Le sang se sera donc épanché, en dehors du noyau lenticulaire, dans l’espace virtuel dont il a été question plusieurs fois déjà; en outre, le troisième segment du noyau lenticulaire, autrement dit \q putamen, sera le plus souvent, en partie dilacéré. Je vous ai dit comment, en pareille occurrence, la
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paroi externe du foyer, composée des circonvolutions de l’insula, de l’avant-raur et de la capsule externe, résiste à l’effort du sang extravasé, tandis que les noyaux gris sont le plus souvent refoulés dans leur ensemble vers les cavités ventriculaires. Tl est clair que les éléments ffe la capsule
Fiçj. 24. — Ceiie figure montre le siège, le mode de formation et d’extension des hémorrhagies répondant à la partie antérieure de la capsule interne. (Hémiplégies). — Rupture de l’artère lenticulo-striée. — C, noyau caudé du corps strié. — I, capsule interne. — E, capsule externe. — T, avant-mur. — 1, Foyer primitif (au lieu d’élection), dans la partie antérieure de la capsule externe (hémiplégie). — 1’ 1" 1”’, extension progressive du foyer primitif (compression ou destruction de la capsule interne). — 2, foyer primitif dans la capsule interne (hémiplégie). — 2' 2” 2”’, extansion successive de ce foyer. (Destruction de la capsule externe, refoulement ou destruction du noyau caudé).
interne seront nécessairement plus ou moins fortement comprimés en conséquence d’une semblable altération. {Fig. 24). Au point de vue des symptômes produits, deux conditions peuvent se présenter.
Tantôt le foyer sanguin reste circonscrit aux parties du noyau . lenticulaire qui correspondent à la moitié ou aux deux tiers antérieurs de ce corps, c’est-à-dire au domaine de l’artère lenticulo-striée. En conséquence, la partie antérieure de la capsule interne sera seule intéressée, mé-