‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 52 sur 200 · INTERPRÉTATION DES FAITS · texte numérisé non relu

INTERPRÉTATION DES FAITS

iiiterprétatioii : après avoir reconnu pendant la vie les sj'mptomes susdits, à savoir : L’hémiplégie motrice avec hémianesthésie et post mortem l’existence d’un foyer intéressant le noyau lenticulaire, irez -vous conclure du rapjirochement de ces deux ordres de faits, que le noyau lenticulaire tient sous sa dépendance, à la fois le sentiment et le mouvement volontaire du coté opposé du corps? Cette conclusion serait peu légitime, car si le malade eût survécu, l’épanchement s’étant résorbé et n’étant jilus représenté que par une cicatrice linéaire ochreuse, l’hémianesthésie et môme la paralysie motrice, malgré la destruction d’une partie du noyau lenticulaire, auraient sans doute disparu dans les conditions indiquées, sans laisser de traces.

Ce qui vient d’être dit. Messieurs, au sujet de l’héinorrhagie du noyau lenticulaire s’applique également aux hémorrhagies qui se font dans l’épaisseur de la partie postérieure de la couche optique. Ces hémorrhagies se développent en conséquence de la rupture de l’artère optique externe antérieure ou leiiticulo-optique. Elles se traduisent en général cliniquement par une hémiplégie plus ou moins accentuée^ mais aussi, en outre, à peu près toujours, par une hémianesthésie plus ou moins complète, pourvu que le foyer atteigne des dimensions sufrisantes. Faut-il en conclure directement que, — comme tant d’auteurs l'ont dit et le répètent encore aujourd’hui — la couche optique est le siège du sensorimn commune? Non, incontestablement; il serait facile, d’ailleurs, de citer nombre de faits ou une lésion des tractus de la partie post'hdeure de la couche optique, déterminée par un épanchement sanguin, après avoir, dans les premières phases de la maladie, c’est-à-dire lorsqu’existent les conditions de la compression, produit des troubles sensitifs et sensoriels, cesse d’être accompagnée de ces symptômes dans les phases ultérieures, c'est-à-dire au moment où par suite de la résorption de l’épanchement, la

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