‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 53 sur 200 · RÉGIONS DE LA CAPSULE INTERNE · texte numérisé non relu

RÉGIONS DE LA CAPSULE INTERNE

compression de la région postérieure ou lenticulo-optique de la capsule interne n’existe plus.

Il serait superflu, je pense, d’insister plus longuement ; je crois avoir suffisamment mis en relief que, dans le diagnostic régional relatif aux diverses parties des masses centrales du cerveau, c’est la participation ou la non-participation des deux régions de la capsule interne qui domine la situation.

Les propositions que je viens d’énoncer offrent, Messieurs, un intérêt pratique qui n’échappera à aucun de vous. Mais elles ne vous ont été présentées jusqu’ici, en quelque sorte, que"sous forme de postulat. Il convient actuellement de les établir sur une démonstration régulière, ou, en d’autres termes, de placer sous vos yeux les documents qui leur servent de fondement dans le domaine de la pathologie de l’homme.

Nous devons nous efforcer aussi de donner la théorie des faits dont il s’agit, c’est-à-dire d’en pénétrer, dans la mesure du possible, la raison anatomique et physiologique. Pour réaliser ce projet, nous sommes obligés de revenir de nouveau à l’anatomie normale du cerveau afin de compléter à certains égards les notions déjà acquises, Ce sera une de nos dernières incursions dans ce domaine.

Dans l’exposé qui précède, le rôle prédominant qui, dans la pathologie des masses centrales, appartient aux lésions des deux grands départements de la capsule interne, s’est montré à vous dans toute son évidence. Par là se trouvent justifiés déjà les quelques développements dans lesquels nous sommes entrés à propos de la constitution anatomique de ce grand tractus. A présent, il faudra aller plus loin

RÉGION POSTÉRIEURE DE LA CAPSULE INTERNE. i07

et rechercher ce que présente de particulier, anatomiquement, la région antérieure ou lenticulo-striée de la capsule, par opposition à la

région postérieure r

ou lenticulo-opti que dont la lésion détermine, seule , l’apparition du syndrome hémianesthésie cérébrale.

Nous commencerons par ce dernier point.

A. Des recherches anatomiques récentes, dues àM. Meynert,nous ont fourni à cet égard des données importantes.

Elles ont été exposées avec détails dans le livre d’un de ses auditeurs,

M. Huguenin, professeur, à Zurich (1). Fig. %6. — A. corpus striatunn. — noyau lenticulaire. —

, C, fibres pédonculaires se rendant au corps strié. —-D. llill6S SG COIÏipOSGIlt faisceau de fibres pédonculaires directes se rendant à la J I» i substance corticale du lobe occipital. Ce schéma est em-

UG dlSSGCllOnS Gt, pruoté à l’ouvrage de M, Huguenin. {Loc. cit.^ fig. 82, , . p. 119.)

pour une part aussi,

de la comparaison de coupes minces, durcies, examinées par transparence .

Le cerveau étant placé sur sa base, on ouvre les ventricules latéraux, de manière à mettre à découvert la face

(l) Allgem. Path. der Krankh., etc., p. 119, fig. 82. Zurich, 1873.

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