RÉALITÉ DES FIBRES CENTRIPÈTES SENSITIVES
il s’y associe un certain degré de paralysie motrice ; celle-ci , au contraire, se montre seule, sans accompagnement d’anesthésie, toutes les fois que la lésion a respecté le tiers postérieur de la capsule et porte seulement sur un point quelconque de ses deux tiers antérieurs. {Fig.
27 et Fig. 28).
Tels sont , en somme, les résultats fondamen taux de ces expériences.
Tout concourt, vous lé voyez d’après ce qui précède, à faire reconnaître, dans la partie postérieure de la capsule interne, l’existence de faisceaux de fibres nerveuses centripètes, ayant pour rôle de conduire vers le centre les impressions sensitives venues du côté opposé du corps.
Emanés du pied du pédoncule central, ces faisceaux, au sortir de la capsule, vont concourir directement, sans être entrés en communication avec les noyaux gris des masses centrales, à la formation de la couronne rayonnante. Près de leur origine, c’est-à-dire à la partie inférieure de la capsule, ces faisceaux, resserrés pour ainsi dire dans un espace étroit, pourront être affectés d’un seul coup en grand nombre, par une lésion même très-minime et il s’en suivra une anesthésie très-accentuée. On comprend qu’au contraire plus haut, au niveau du pied de la couronne rayonnante, une lésion de même étendue, en raison de la divergence des
Fig. SS. — Coupe transversale du cerveau du chien au niveau des tubercules mamillaires.— O, O, couches optiques. — S, S, noyaux caudés. — L, L, noyaux lenticulaires. — P, P, capsule interne, région postérieure ou lenticiilo-optique. — A, A, cornes d’Amon, — x, section de la partie postéiieure ou lenticn’o-optique delà capsule, déterminant l'hémianesthésie. (Uette figure est empruntée, ainsi que la précédente, au mémoire de MM. Carville et Duret, inséré dans les Archives de physiologie normale et pathologique, 1875, p. 168 et ni).