‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 82 sur 200 · LÉSIONS SYSTÉMATIQUES · texte numérisé non relu

LÉSIONS SYSTÉMATIQUES

par la commissure et les cornes postérieures. A peine prend-on en considération l’espace limité par les sillons intermédiaires postérieurs.

b) La méthode expérimentale n’a pas sensiblement modifié ces données de l’anatomie descriptive dans son analyse des fonctions des divers faisceaux blancs et des diverses parties de la substance grise. Elle a distingué les propriétés des faisceaux antéro-latéraux pris en bloc (1), celle des faisceaux postérieurs, celle des deux grandes régions de la substance grise et elle n’est pas allée beaucoup audelà.

c) L’étude méthodique des lésions pathologiques, vous allez le voir, a démontré que la constitution du cordon spinal est réellement plus compliquée.

Un grand fait domine, Messieurs, l'anatomie de la moelle épinière : C’est l’existence très répandue dans ce domaine des lésions dites systémaiviues. On entend, dans l’espèce, par cette expression empruntée à l’enseignement de M. le professeur Vulpian, les lésions qui se cantonnent et se circonscrivent dans certaines régions bien déterminées de l’organe sans intéresser les régions voisines.

Je place sous vos yeux une sorte de plan topograi)hique qui montre les diverses régions que peuvent occuper les lésions systématiques jusqu’ici connues {Fig. i6).

Les faisceaux postérieurs, considérés en physiologie comme formant un tout, sont, au contraire, divisés nettement par l’anatomie pathologique en deux parties bien distinctes. C’est ainsi que la partie voisine du sillon postérieur, à savoir les cordons de Goll, peuvent être seuls lésés.

(l) Voir cependant le travail de Woro.scli loIT, Sachs. Academ., etc. Leipzig, 1875.

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