CONSTITUTION DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
des lésions peut, sans rien perdre de sa portée pratique, être adaptée à un autre point de vue et prétendre à des visées plus hautes, en quelque sorte plus scientifiques. Elle peut, en d’autres termes, avec le concours des données expérimentales, fournir les bases d’une interprétation rationnelle, ou autrement dit physiologique, des phénomènes morbides.
C’est là ce que je voudrais faire ressortir maintenant devant vous, par quelques exemples significatifs, choisis parmi les résultats nouvellement introduits dans la pathologie des centres nerveux: cerveau, bulbe rachidien, moelle épinière ; je commencerai par ce qui concerne celle-ci en raison de sa constitution comparativement moins complexe.
a) L’anatomie de la moelle épinière, faite à l’aide de simples grossissements, ne fait reconnaître, vous le savez, dans l’état normal, qu’une constitution relativement simple. La coupe transverse de la région cervicale inférieure fait voir un axe de substance grise et un manteau médullaire. Dans la substance grise, vous distinguez : 1° les cornes antérieures avec les cellules dites motrices et l’origine des racines antérieures ; — puis les cornes postérieures où se rendent les racines postérieures. Vous voyez enfin que les cornes sont rattachées l’une à l’autre par une commissure* Pour ce qui est du manteau médullaire, formé par l’assemblage de tubes nerveux à direction presque partout longitudinale, on y distingue deux régions : 1“ les faisceaux antéro-latéraux, limités par le sillon antérieur et le sillon collatéral postérieur ; 2“ les faisceaux postérieurs, limités