DÉMONSTRATION ANATOMO-PATHOLOGIQUE
les limites précises : cet espace répond au faisceau yiyramidal croisé.
Entre la base du triangle, qui représente la coupe du fai.sceau pyramidal croisé, et la pie-mère existe, de chaque côté, un espace en pareil cas respecté (au moins dans la région cervicale) : cet espace correspond à la surface de section
F'iQ. 47. (D’après Flechsig). — F. p. d., faisceau pyramidal direct. — P. f., partie fondamentale. — F. c. d., faisceau cérébelleux direct. — F. p. c., faisceau pyramidal croisé. — F.r., faisceau radiculaire. — F. G., faisceau de Goll. j ^
transversale du faisceau cérébelleux direct (Flechsig). Ces faisceaux cérébelleux, eux aussi, peuvent être lésés systématiquement.
On ne connaît pas, jusqu’ici, d’exemples de lésions portant sur la région qui entoure les cornes antérieures et qui seule persiste à l’état normal, après cette dissection opérée
180 DÉMONSTRATION EMBRTOGÉNIQUE .
par la maladie, dans les faisceaux antéro-latéraux. Cette région a reçu les noms de zone radiculaire anti rieure (Pierret) et de région fondamentale des faisceaux latéraux (Fleclisig).
Ajoutons que, en ce qui concerne la substance grise, il est toute une série de lésions, tant aiguës que chroniques ou subaiguës qui ont pour caractère de se localiser systématiquement dans les cornes antérieures de substance grise, où elles intéressent nécessairement l’appareil des grandes cellules nerveuses motrices.
Ainsi,. voilà, de par l’anatomie pathologique, les anciens cordons postérieurs décomposés en deux faisceaux secondaires et les anciens cordons latéraux divisés en trois faisceaux secondaires.
d) Mais ces faisceaux que la maladie peut affecter isolément, comme par une sorte de sélection, répondent-ils à autant de régions, de systèmes anatomiques distincts, et en même temps, doués d’un mode de fonctionnement particulier? C’est ce que semblent mettre hors de doute, dès à présent, d’un coté, l’anatomie de développement de la moelle et, d’un autre côté, l’étude des symptômes qui révèlent cliniquement ces lésions systématiques.
A. Considérons d’abord le premier point. Il ne s’agit pas du premier développement, de celui qui répond aux phases embryonnaires, mais du développement de la moelle, à l’époque où le fœtus est à terme, ou encore de la moelle épinière du nouveau-né. D’après les études très importantes deM. Flechsig et celles deM. Pierret, que je me borne à indiquer ici, parce qu’elles seront l’objet d’un exposé en règle, toutes les parties de la moelle ne sont pas encore définitivement constituées lorsque l’enfant vient au monde.
Ainsi, sur une planche de Flechsig que je fais passer sous vos yeux et relative à la moelle d’un nouveau-né, vous pou-