AUTONOMIE DES FAISCEAUX SPINAUX
vez constater les particularités suivantes : Toutes les parties teintées en noir sont les parties développées : le cylindre-axe est entouré de sa gaine de myéline. Les parties non développées, en raison du mode de préparation, restent au contraire tout à fait claires parce que si le cylindre-axe existe la gaine de myéline fait encore défaut (1).
Or, quelles sont les parties demeurées claires? Par le fait d'une coïncidence qui ne saurait être fortuite, ce sont justement, dans les cordons antéro-latéraux, les mêmes faisceaux pyramidaux croisés et directs que la maladie lèse quelquefois isolément.
Eli bien, selon les recherches de M. Flechsig, comme nous le verrons plus tard, ces faisceaux seraient en relation directe avec les régions motrices de l’écorce du cerveau. Or, ces régions elles-mêmes, chez les animaux qui, de même que l’homme, ne possèdent à l’époque de la naissance que la vie automatique, ne sont pas encore développées. Il s’ensuit que, d’après cela, les faisceaux pyramidaux pourraient être considérés comme une sorte de commissure réunissant les parties du cerveau, présidant aux déterminations motrices volontaires avec les parties de la moelle présidant à la vie automatique.
Voici un plan topographique (Fig. 47) qui résume assez exactement les études de M. Flechsig sur cet intéressant sujet du développement successif des faisceaux spinaux. Vous pouvez vous assurer, par vous-mêmes, qu’il coïncide de tous points avec le plan qui nous a servi à indiquer le siège des lésions spinales (Fig. 46). C’est ainsi qu’il vous sera facile de voir que les faisceaux spinaux où siègent les lésions systématiques, et doués par conséquent d'autonomie pathologique, sont ceux-là même dont l’autonomie est signalée aussi par l’étude du développement.
(l) Intervention de l’acide osmique,