‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 27 sur 113 · ARTÈRES DES MASSES CENTRALES · texte numérisé non relu

ARTÈRES DES MASSES CENTRALES

à proprement parler, les vaisseaux nourriciers de Técorce grise et de la substance médullaire sous-jacente.

Le second système est le système central ou des ganglions centraux [masses grises centrales). Les vaisseaux qui entrent dans sa constitution partent de chacune des trois artères principales, tout près de leur origine, et s'enfoncent immédiatement, sous forme d'artérioles, dans répaisseur des masses ganglionnaires.

Ces deux, systèmes^ dien quHls aient une origine corn-mune^ sont tout-à-fait indépendants l'un de Vautre et, à la périphérie de leur domaine y ils ne communiquent sur aucun point.

C. Nous devons étudier ces deux systèmes dans chacun des grands territoires vasculaires. Dès notre entrée dans cette étude, nous .aurons à relever des traits communs et quelques traits particuliers. Tout d'abord, nous nous occuperons de Tartère sylvienne, la plus importante et la plus compliquée des trois artères cérébrales. L'histoire des deux autres s'en trouvera ensuite aisément simplifiée.

L'artère sylvienne pénètre dans la scissure de Sylvius dont il faut écarter les lèvres pour bien mettre à nu le vaisseau artériel. Mais, auparavant, elle a déjà fourni, par son bord supérieur, dans une région qu'on aj^pelleVespace perforé antérieur, une série d'artères qui s'insinuent parallèlement les unes aux autres dans chacun des trous de cet espace perforé lequel est formé par de la substance blanche. Ce sont là les artères des noyaux gris centraux om, d'une façon plus spéciale, les artères du corps strié. Nous laisserons de côté, pour l'instant, le système des noyaux gris pour ne nous attacher qu'au système cortical.

58 ABTÈBE ST^VîEt^îlp.

Dana )e fpnd de la scissurç de Syl^ius, §e voit l'insnla de Reil au pivean duquel l'artère sylvlpnae se divise en qi^tr^ l)ranche3 qui Qiéritent chacune an nom particulier. Ces branches suivant les sillons gui séparent le^ circonyol^tioDS 6,e l'tnsala auxquelles elles fournissent des vaisseaux. Elles se T'ecQurbent ensuite, de dedans en dehors^ poar remonter à la surface de l'h^Diisplière, ob elle^ sq distribuent, ainsi que nous le disions tout à l'heure, sur u^ certain i^ombr^ de circoiivolutions fondamentales, fermant 1^ autant de'petits territoires secondaires qui correspondent à chacune de ces circonvolutions {Fîg. 9).

FIg. ». — DùlriMioa de lariére ij/lciciinç. (Figurs doml-BchéoiiOqua). — S, tronc A l'irtèia ijlTjaiiii* qui pintir* dui la ■elunre de S^ItIui nt dont 1» bnncliH 4lTMt«»t ■■■tf* *<■ DiKoatolulloDa de l'InauLa. —F, l.rsacbei ptrforintei daatiutei loi aariDX gril eentnuii. —I, artire delà eireoiiToluIian da Bro»; aa rronlik filetne «I intérieure. — 1, irléie frootsle aicendinte. — >j vtlrf p»ri*t»l« ticcndinte. — 1 et 5, irtArei pvléio-sphénoldalè «i ipliénwdkla,

Fl. F„ Fj, !'•, 2» et 3* elrsooToliitioni trootilee. — F», cireoiiTOlutloB frontJe ueeodanta. — P», cireonToluiioa pirlitile ucanduie. — LPi, lobiil* parifid (U^rlfiib — LPi, lobule puiitil inf^rifur. — Pe, fil couiba. — L*, l»ba occipital.

Npus n'insisterons pas davantage quant à présent sur cette description, et nous allons examiner plus à fond le mode suivant leqael lea artères corticales se divisent et se

BRANCHES DE L'iRTÈBE SlfLTIENNÉ. r,9

rDiQjâç^t ^ans V^pai^isear de la pie>mère avant dfi pânétfer 4;m§ ]^ pulpe cérébralp.

Immédiatement, je dois voqs faire remarimergue les branr cbes, issues de la sylvienne, sç partagent pr racpeaux de troipièpi^ prdre, aa nombre dp deux ou trojg peur fibaqu^ trpnc jeçondaive- Ces rai^eaux tertiaire^ CQastitueot f jî^si me sqrte ^e squelette vasculaire sur lequel est greffé tout na système ^'cirborisations. C'est up système particulier trôg-origiflal 4e petits vaisseaux qui partent pon-^e^lepieiit dç9 çjftréinit^s des rameaux, mais encore ^e leurs trflpc^

F^. 10. — 4, «rtèrt principale. — B, irboriiation primitive, — CC, irboriîitifli» Miooiàdalni. -^ l',l,l,'irtir«9 midâUilrsa. — S, 3, anirea corticild. — 3, clietiix d^ uUng corliçalei dan> la pulp« lirjbrals (1 ).

ep^-iHén»es. Çcmt^'airement aux assertion? de la plupart des auta\ira, M. Duret affirme que ces arborisç-tioi}^ ne ^'anastomosent pas entre elles, tandis que les rameaux coronpuniqu^t quelquefois avec ceux des territoires voisins (Fig-. 10).

il) CatlB liguru Bsl eiupruutéa au iruvail de il. Durai inséré dans les iffttW 4> shglioliijit, lS7t, p. 3IS,

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