ARTÈRES NOURRICIÈRES
Les ramifications et les arborisations sont sitaées dans le plan de la pie-mère. Du côté de la face interne de cette membrane, elles donnent naissance aux artères nourri^ cières de la pulpe encéphalique, lesquelles pénètrent celleci perpendiculairement. Tous ces vaisseaux nourriciers sont déjà des capillaires, suivant la nomenclature de M. Ch. Robin. Ce caractère les distingue des vaisseaux des ganglions centraux qui s'enfoncent dans la substance blanche de la base du cerveau (espace perforé antérieur) alors qu'ils ont encore les dimensions et la structure des artères.
Le moment est venu d'observer de plus près, sur des coupes susceptibles d'ôtre examinées au microscope, les particularités relatives à ces artères nourricières.
Sur des coupes d'ensemble d'une circonvolution faites perpendiculairement à la surface, on distingue d'abord, à la périphérie, la substance grise qui se montre sous la forme d'un feston ayant une épaisseur de 2 à 3 millimètres ; puis, en dedans, la substance médullaire composée de fibres rayonnantes et de fibres commissurales reliant une circonvolution à sa voisine. Comment, sur de pareilles coupes, se comportent les artères ? On y distingue aisément deux sortes d'artères nourricières, ainsi que Tout reconnu, du reste, depuis longtemps plusieurs auteurs et en particulier Todd et Bowmann. De ces artères, les unes sont longiceSy les autres sont courtes.
1<* Les artères longues ou autrement dit médullaires se détachent des ramifications ou bien sont la terminaison des arborisations. On en voit douze ou quinze sur une coupe de circonvolution : trois ou quatre à la surface libre ; les autres se distribuent sur les deux versants ou dans le sillon de séparation. Les artères du sommet sont verticales ; l'une d'elles occupe en général la partie médiane de la circonvolution ; les artères du versant sont obliques ; celles qui occupent le fond des sillons se montrent de nouveau vertica-