‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 29 sur 113 · ARTÈRES NOURRICIÈRES, MÉDULLAIRES ET CORTICALES · texte numérisé non relu

ARTÈRES NOURRICIÈRES, MÉDULLAIRES ET CORTICALES

les. Ces artères pénètrent dans le centre ovale jusqu'à une profondeur de trois à quatre centimètres ; elles progressent sans communiquer entre elles autrement que par de fins capillaires, et constituent de cette façon autant de petits systèmes indépendants. Disons enfin qu'elles s'approchent, parleur terminaison, de l'extrémité du système des artères centrales, mais qu'il ne s'établit aucune communication entre les deux systèmes. Il résulte de cette disposition qu'il y a là, sur les confins des deux domaines, une espèce de terrain neutre où la nutrition s'opère moins énergiquement. Ce terrain neutre est plus spécialement le siège de certains ramollissements lacunaires séniles centraux.

2° Les artères nourricières courtes ou corticales ont la même origine que les longues ; elles sont seulement plus grêles, plus courtes et s'arrêtent pour ainsi dire en chemin. Les unes yont jusqu'à la limite de la couche grise, du côté du centre médullaire ; les autres s'étendent moins loin et se terminent dans l'épaisseur de la couche grise. Ces artères courtes donnent naissance à des vaisseaux capillaires qui, conjointement à ceux qui émanent des artères longues, forment les mailles d'un réseau.

Dans les circonvolutions, le réseau possède les caractères suivants {Fiç. 44) : 1** La première couche, A, a une épaisseur d'un demi-millimètre; elle est peu vascularisée ; 9p La seconde couche, B, correspond aux deux zones de cellules nerveuses; là, le réseau vasculaire est très-serré, à mailles polygonales très-fines; 3<> sur la limite de cette couche, C, les mailles deviennent plus larges ; 4<» enfin, dans la substance médullaire, D, les mailles sont plus larges encore et allongées verticalement.

Des renseignements qui précèdent, il résulte que, au point de vue de la distribution artérielle, l'écorce grise et l'écorce blanche sous-jacente sont solidaires puisque les vaisseaux qu'elles reçoivent dérivent également des artères qui ram-

62 RAMOLLISSEMENTS SUPERFICIELS

petit flans la pie-mère Ceax-ci sont-iU oblitérés sur un pointa Là substance grise et la substance blaaciie souâVirooi isimaltànément dans les parties coirespondantes, et

Fig. 1i. — t, I, A

Gnlicltc. —i.Z. % Artèiei corUcBl» ou de lu >iibiiaDc< grue.

s. tligatn captllitrs à maillet âSSH ikrEeg tllul idui la plc-miri. maillai polygoDdlaa plua urréei, »\iai daoa la tiàta ia U couchs alla d« tcAUlIlaii à malUtl plùk lardai. — iJ; lUaiau capUUirt i

poilrrobt subir cette sorte de mortiâcation qu'on bomine le mmoUissement cérébral isctiémique. La disposition réclpreqoe des parties permet de tous donner tin schéma dn ramollissement superSciel.

Vous TOUS rappelez la distribution générale des vaisseaux nflurrlciers. lia se dirigent parallèlement les uns aul attires ters les parties centrales cotahie autant de rayons . La région blancbeet lar^lon grise de l'écorce peuvent donc>

TERRITOIRES VASGULAIRES. 63

en tant que départemehtâ vasculaires, étrô divisées eii un certain nombre de covis dont la base est vers î'encéiihale et le sommet tronque dirigé vers les parties dentràlôs. C'est, en eiOfet, la forme qu'affectent la plupart deà ^rantollisse' ments dits 'superficiel^. Cela remet immédiatémeiit en mémoire l'aspect dés iîifàrctUs de k t»ate et du rein. Si le ramoUissetnent est ancien, c'est-à-dire S'il date déjà de quelques semaines, là substance gHse pàtâit déprimée, eh raison de U destruction que sëà éléments ont subi et de réfondremeni concomitant de la substance blanche âousjacehtè.

La partie superficielle du foyer forme ce qti'oh appelle une plaque jaune. Là coloration jaune âppartieht exclusivement â là substance grise, la Shbstàhce blanche sousjacente, iràmoUie, étant seulement blanchâtre ou quelquefois légèrement teintée de jaune.

A. Nous avons supposé, dans ce cas, qu'il s'agissait dé l'oblitération d'une fcrànôhè de deuxième ou dé troisième ordre. L'oblitération du trdhc de la sylviennë eîlë-mômë poui?râit àvôit* poùi' effet d'àniéner la nécrose de toute l'écorcè grise et dé l'écorce fclahche sous-jacehte.

Lès parties centbaleë seraient totâlemeht épargnées si l'oblitération siégeait au-dessus de l'origine deiâ artères du corps strié.

B. Il lie faudrait pas croire, Messieurs, que touteis leiâ oblitérations de ce genre produiront nécessairement, toujours,à coup sidr, des effets aussi désastreux. Il est des cas, rares â là vérité, oii tttie telle Oblitération portant soit Une branché de \^arïèresylvlenney soit sur le tronc de cette artère, — je prehds ici là sylvienne pôUt exemple, mais ce que je vais ëh dire pourrait s'appliquer tout aussi bien à là cêré- Iràle aûtérieure bli à la térédrale postérieure — il est dés tas, dis-)ô, dahs lesquels l'oblitération en question ou

Page 1