‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 35 sur 113 · ARTÈRE CÉRÉBRALE ANTÉRIEURE · texte numérisé non relu

ARTÈRE CÉRÉBRALE ANTÉRIEURE

Après les développements dans lesquels je suis entré au sujet de l'artère sylvienne, je crois devoir être bref dans

Fig, 17. — Ttrritoires vasculaves (h- la face inférieure du cerveau. — F,, gyruB rectu*. — F«, circonvolution frontale moyenne. — F3, circonvolution frontale inférieure. — F4, sulcus olfactorius. — F5, sulcus orbitalis. — T«, deuxièoae circonvolution temporale ou circonvolution temporale moyenne. — T3, troisième circonvolution temporale ou circonvolution temporale inférieure. — T4, gyrus occipito-temporaliii-medialis (lobulus lingualis). — t4, aulcus occipitotemporalis inférieur. — X^, sillon temporal inférieur. — t», sillon temporal moyep.

— »o, fissure parieto-occipitahs. — oc, fissura calcarina. — M, gyrus hippocampi.

— cT, gyrus uneinnatus. — CA, chiasma. — cc^ corpora candicantia. — KK, pedlculi cerebri. — G, genou du corps calleux.

Artér<8. — La ligne ( ) circonscrit la distribution de la cérébrale antérieure

iàrtères fronlaie$ internes et inférieures). La ligne (.— . -.—.—) circonscrit la distribution de la cérébrale postérieure» — l. artère temporale antérieure. — II, artère temporale postérieure, -r- III, artère occipitale.

Texposé de la subdivision en départements secondaires des grands territoires vasculaires corticaux de la cérébrale antérieure et de la cérébrale postéripure.

74 artère: CéBÉBRALB POSTBRIBURB.

La cérébrale antérieure est beaucoup moins fréquemment le siège d'altérations graves que ne l'est la sylvienne. Cette particularité tient en partie, sans doute, à sa direction par rapport à la carotide interne. {Fig. iZ, 46 et 47.)

Cette artère fournit trois branches principales ; la première nourrit les deux circonvolutions frontales inférieures; la deuçdèmty d'une importance plus grande, se distribue moins souvent que la sylvienne, mais beaucoup plus communément que la cérébrale antérieure, à la circonvolution du corps calleux [Fig. 46), au corps calleux C C, à la première circonvolution frontale F j (faces interne et externe), au lobule paracentral et, sur la face convexe du lobe Montai, à la première et à la deuxième circonvolution frontale (Fig. / 7), enfin à l'extrémité supérieure de la circonvolution frontale ascendante, La troisième branche de la cérébrale antérieure est destinée au lobe carré qui peut être lésé ppur son propre compte, ainsi que j'en ai fourni tout à l'heure un exemple.

La cérébrale postérieure {Fig. 42, 46, 41) est le siège fréquent d'altérations par embolie ou par thrombose.

Aussi les ramolUssenients ischémique^ des lobes postérieurs gontrils bien plus communal que ceu:^ des lo^êi antérieure.

I«e territoire de cette artère ge pç^rtage en trois départements secondaires répondant k trois artères de second ordre ; La première de ces artèrf59 ao rend 4 l?t circonvolution du crochet ; la deucQième à la partie inférieur© du lobe sphénoïdal» comprenant la circonvolution aphénoïdale inférieure et le lobule fusiforrae ; la troisième va au lobule lingual, au coin et au lobule occipital proprement dit.

SEPTIEME lEÇON.

eisaBlatt9B d98 musses eeutriiles (neya^ flprts et

SaMMAiitB--^Clirculatipii iirUlriaUe ^es uoyai|x gris centriiux. — HémoFvhagie iptrfi-ençépl^ali^ue . -r- Différences anatopao-pathologiques entre les parties périphériques et les parties centrales du cerveau. — Rareté relative d» l'hémorrhagie p^r^r^le d^ns lep parties périphériques ; 9^ ké-r aiiepce dans les parties centrales.

Origine des artères du système central. — Artères terminales ; leurs c^ractèros. — Indépendance de^ syst^qie^ tir^fielp çorticiil e( ç^ntr^K — Analogies entre Ips artères de la protqbéraqce, d^ bulbç et ^es ganglions centraux. — Leur mode d'origine explique la prédominance dans C98 pftrtios d»» rupture^ artérieU^s. -r I,e§ hrgnches qui eppippii^pt c^ syptème naissent des cérébrales antérieure et postérieure e^ de )§ sylviennç.

Disposition des noyaux gris : leur forme et leurs rapports. — Gonsi- ^A^tioRP SUF \^ capsule internf^ ; ses parties cgn^tilu^Bte^ (lais^iBayip pédonculairps directs [ faisceauiç pédonci^laires indirects ; faisceaux rayon" nants.)

Messieurs,

J'ai mis, dans la séanca préoé^ento, la dernière main, à la deserigtioa a^atoIaQ-médi0ale du gys^tème eortieal des aptèp^s du eeryeau. Aujoard^hm, je me propese d'appeler vetre atteation sur la circulation aFtéri^lJe des noyausu ffvis centr4}^tiiv.YoMA 9ave^ que, ^us ce nom, on désigne le^ cou^ ches optiques, les corps striés et ce qu'on pourrait appeler leurs anne:ices.C -est là, M^âsieura, une étude qui doit réclamer tous nos s^ii^s ; car les phénomènes qui se produisent dans ces Qc^aux, en eenséquenç^ des lésions vasculaires, ne le

76 HÉMORRHAGIE INTKA-ENGÉPHALIQUE.

cèdent en rien par lear importance clinique, à ceux qui surviennent dans les parties superficielles de Thémisphère à la suite des altérations du système artériel cortical. Nous retrouverons dans les régions centrales du cerveau qui vont nous occuper, les altérations ischémiques signalées à propos des couches superficielles de Fencéphale, mais nous y rencontrerons, en outre, sur une grande échelle, des lésions qui ne se montrent au contraire que rarement à la périphérie. Je veux parler de Vhémorrhagie întraencéphalique yjiigdiiTe, Tune des causes anatomiques le plus habituelles du syndrome apoplexie.

Il existe à cet égard, une opposition assez intéressante à relever entre les parties périphériques et les parties centrales du cerveau. Dans celles-là, Thémorrhagie intra-encéphalique est relativement rare, tandis qu'elle est commune dans celles-ci. C'est là un fait dont témoignent déjà éloquemment les statistiques anciennes d'Andral et de Durand-Fardel et que les statistiques récentes ne font que confirmer. Ainsi, sur 119 cas rassemblés par Andral et Durand- Fardel, 102 fois la couche optique et le corps strié ont été le point de départ de l'hémorrhagie, 17 fois seulement le foyer a pris naissance soit dans le centre des lobes antérieurs ou postérieurs, soit à la périphérie de l'encéphale. En revanche, le ramollissement ischémique du cerveau prédomine, suivant la remarque judicieuse de Durand-Fardel, dans les parties périphériques. Les faits que j'ai recueillis à la Salpétrière confirment de tous points ces données.

Nous aurons à indiquer dans un instant, quelques-unes des conditions propres à expliquer cette opposition remarquable ; qu'il me sufiSse pour le moment de bien fixer vos idées sur ce point, à savoir que si les études auxquelles nous nous sommes livrés, concernant le système artériel cortical, étaient une introduction nécessaire au chapitre qui traite du ramollissement ischémique de l'encéphale, les développements dans lesquels nous allons entrer aujourd'hui

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