ABTÈKES DES MASSES CENTRALES
sont la préface obligatoire de Thistoire non moins intéressante de rhémorrhagie intra-encéphalique.
Vous n'avez pas oublié, Messieurs, comment les artérioles qui constituent le système central naissent de chacun des trois gros troncs artériels du cerveau, au voisinage immédiat de leur origine dans le cercle de Willis. Les artères qui forment ce système sont, en général, des vaisseaux d'une certaine importance, quant au calibre. Ce sont, en effet, des artérioles d'un millimètre et demi à un demi millimètre de diamètre, pour les artères du corps strié, d'après M. Duret.
Leur mode d'origine rappelle celui de ces jeunes rejetons qu'on voit dans les forêts pousser à la base des arbres. Cette comparaison, que j'emptunte à M. Heubner, en outre de son caractère pittoresque, est assez juste; maisil ne faut pas la pousser trop loin, car les artères du système central, dès leur point de départ, se dirigent perpendiculairement à la direction du tronc principal.
Cette direction perpendiculaire nous remet en mémoire ce que nous avons vu à propos des artères nourricières de l'écorce de l'encéphale. Toutefois, il convient de ne pas oublier qu'il existe une diflérence entre les artères nourricières corticales et les artères des noyaux gris centraux: les premières, en effet, sont, à proprement parler, des capillaires — suivant, du moins, la définition de M. Robin— et les secondes, au contraire, des vaisseaux d'un certain calibre.
Un autre caractère des artères des noyaux centraux c'est que, selon l'acception donnée à ce mot par M. Cohnheim, ce sont des artères terminales par excellence. Si une discussion a pu s'élever, ainsi que nous l'avons vu, au sujet de l'autonomie des territoires vasculaires de l'écorce, il n'en est
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plus âe ifiéme pour ce ^vA l^égârde léa àf tèfeâ c56nti^ale§; Celles-ci sont toai'à'-ftiit indépendantes les unes des autres; c'est là un point sur lequel nos auteurs sont parfaitement d'accord.
Ainsi, dit M. Heubner, on peut, à l'aide d'une seringue de Pravaz dont la pointe du trocart est émoussée, injecter une à une chacune des pcftiteâ artères qui se reàdent aux diverses parties du corps strié ou delà ôouebe optiqtië. Malgré toutes les précautions possibles, on ne paryîendra jantais à iiïjeûter la couche optique ou le côrpâ strie tout entier. Vous n'injecterez que de petits départements de éhacun de ces corps ; si Finjection est poussée trop fortement, on produit des ruptures^ mais le territoire yasculaire ne s'étend pas pour oela a&^delà des limites qui lui sont assignées.
Les expériences multipliées» de M. Durët plaident dans le même sens. Il convient d'ajouter que, dans aucune oire0n9tance, par cette voie des artères centrales, on ne fait pénétrer l'injection dans le domaine des artères corticales. La réciproque^ je le rappelle, est également vraie^ c'est-àdire qu'aucune injection^ poussée daiis Y une qileloônque des artères du système cortical, ne se répand dans le domaine des artères centrales.
Il n'est peut-être pas sans intérêt de faire ressortir les analogies qui existent sou^ le rapport du mode d'origiiie des artères nourricières entre les parties basilaires de l'encéphale et la protubérance^ voire même le bulbe.
Dans l^protiibérancCy la ressemblance est frappante^ les artères médianes naissent à angle droit de l'artère basilaire qui est un tronc volumineux, et elles pénètrent jusqu'aux parties postérieures, parallèlement les utoes aux autres, sans s'anastomoser, reproduisant delà sorte le type des artères terminales.
Dans le huWe, la même dispositîoft existe, mais elle est, en quelque sorte, atténuée par une modification spéciale.
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iM trtémsi iB^dianeâ du bulbe Aè Missent ftts dlf eetefiieiit des gros troncs de rartète vertébrale ; elles prenfleâf letii* origine dans les artères spiiiale§«
Il est possible déjà, si je ne iné trofâpe, âê trôtUrerdàiis ee mode d'origine et de distribution des artères de la protobérance et des ganglions eentraux^ tine des raisons d'ordre mé^aniQue^ eapables d'expliquer la itédomlnànoë dans ees parties des ruptures artérielles.
Happelea^oûS que> à la superficie dn cerveau oti# ainsi que je Votis l'ai annoncé^ les bémorrhagies sont comparativement rarës^ les artères ne s'introduisent dans la pttlpé qu'après avoir fourni un long trajet dans la pie^mère et s^etre transformées en des vaisseaiiiL trés^fénus^ qui sont k prepremêut parler des capillaires ; ràppeleiMrous.dl^je^ èis particularités^ et vous Comprendrez» bien pliis làcllement les dlffllrences que j'ai k vous signaler en ce qui éon- Sème les artères centrales.
l** Le chemin du cœur aux gros ganglions de la basé est très-'COurt. Les artères qui se rendent à ces ganglions émanent en quelque sorte direetèment des artèree du cercle de Wilils, c'estr^à-^dire d'artères de troisième ordre, en partant dueoeur. C'est li une circonstance évidemment favorable autruptureèartét^élles. Elle est, à la vérité, compensée dans une certaine proportion par le mode d'origine des vaisseaux qui s'opère à angle droit et aussi par la différence considérable de calibre.
2® Mises en regard des artères corticales, les artères centralea sont volumineuses^ je fais àllusioii surtout aux altères du corps strié puisqu'elles ont un diamètre d'un demi BiilUmètee à un millimètre et demi .
P' J'ajouterai que l'absence d'anastomoses est encore une coftditîon fâcheuse, car, en cas d'une pression exstgérée