‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 42 sur 113 · ARTÈRES OPTIQUES · texte numérisé non relu

ARTÈRES OPTIQUES

trajet des vaisseaux, imitant ainsi tant par le siège que par la forme, les foyers d'hémorrhagie qui se produisent dans Tétat pathologique.

Nous n'avons rien de spécial à dire sur la branche ou les branches de la cérébrale antérieure^ si ce n'est qu'elles n'existent pas constamment et qu'elles peuvent donner lieu à des hémorrhagies très-drconscrites, mais d'une gravité réelle, en ce sens que le foyer s'ouvre souvent dans les ventricules.

Quant à V artère cérébrale postérieure ^ elle mérite dans Tespèceje le répète, qu'on s'y arrête plus minutieusement. Toutefois, je ne veux m'occuper ici que des artères qu'elle envoie à la couche optique.

Ces artères sont de deux ordres : 1» Vartère optique postérieure interne^ née de la cérébrale postérieure, tout près de son origine au tronc basilaire, qui fournit à la face interne delà couche optique, et est capable, dans son trajet ultérieur, d'occasionner des hémorrhagies, peu étendues à la vérité, mais sérieuses comme étant fréquemment suivies d'inondation ventriculaire ; — 2^ Vartère optique postérieure externe, qui vient de la cérébrale postérieure, quand elle a déjà contourné le pédoncule cérébral et dans lequel elle monte obliquement, avant d'entrer dans la portion postérieure de la couche optique. Les ruptures de ce vaisseau déterminent des hémorrhagies qui fusent souvent dans l'épaisseur du pédoncule cérébral. Elle mérite toute votre attention, car, comme nous le verrons plis tard, les lésions dans son territoire produisent un cortège de symptômes tout-à-fait spécial.

OBLITÉRATION TOTALE DE LA StlVlENNE. 95

Nous Venons dâ i'ecaeillir chemin faisant des Tàits in^ téressânts au plus haut degré, pour la théorie des locâ« lisations cérébrales pathologiques. Ces faits, nous allons maintenant les serrer de plus près, en commençant par ceux qui concernent les masses ganglionnaires centrales.

A. — a) Le système tout entier des artères centrales, émanant de la sylvienne, peut être oblitéré en conséquence de la thrombose ou de Tembolie du tronc artériel princi^ pal. Alors, le ramollissement porte sur la masse des noyaux gris tout entière ou peu s*en faut, — les districts répondant à la distribution des artères cérébrales antérieures et des artères optiques postérieures étant seuls épargnés. C*est là une localisation très^somtnâire, en général d'une gravité extrême,' et qui résume, si Ton peut ainsi dire, cliniquement, toute la pathologie des centres ganglionnaires. Le syndrome qui se rattache à ce ramollissement total des corps optO'Striés, -^ ainsi a-t-on désigné quelquefois Tensemble des masses centrales — n'est autre que V hémiplégie cérébrale vulgaire^ avec accompagnement de YnémianèS" thésie cérébrale,

h) L'analyse peut pénétrer dans cet ensemble complexe. Il ne faudrait pas croire, toutefois, que nous soyons en me* sure aujourd'hui de reconnaître à des symptômes particuliers les destructions de la couche optique, celles du noyau caudé, celles du noyau lenticulaire et, à plus forte raison, celle de ses divers segments.

c] Mais il est possible, cependant, qu'il survienne, en

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