HÉMORRHAGIE INTRA-ENCÉPHALIQUE
raison môme du mode de distribution artérielle que nous avons fait connaître, telle localisation anatomique, susceptible de se déceler par des symptômes spéciaux, et permettant, par conséquent, un diagnostic régional. Cette condition se réalise quand le ramollissement affecte toute ou presque toute l'étendue soit du territoire des artères lenticulo-striées, soit du . territoire des artères lenticulooptiques. Nous verrons, en effet, que les symptômes sont différents dans les deux cas : présents dans le second cas, les symptômes de Thémianesthésie cérébrale font défaut dans l'autre.
B. — Ce qui vient d'être dit relativement au ramollissement ischémique, est applicable à Vhémorrhagie intra-encéphalîque. Celle-ci est, vous le savez, fréquente, prédominante dans ces régions; les artères striées sont, en effet, très-sujettes à la forme spéciale de sclérose artérielle qui produit les anévrysmes miliaires. On extrait communément, d'un foyer hémorrhagique récent, une artère striée ou optique dont les prolongements portent de petits anévrysmes (1).
Le plus souvent, contrairement à l'opinion généralement répandue, l'épanchement de sang, — ainsi que M. Gendrin l'avait depuis longtemps bien reconnu (2) — se fait tout d'abord, en pareil cas, non dans l'épaisseur même du corps strié, mais en dehors de lui, et, pour préciser davantage, au contact de lasurfaceexternedunoyaulenticulaire, entre cette surface et la capsule externe qui se trouve comme décollée. Ainsi se produisent ces foyers aplatis qui, sur des coupes transversales, apparaissent comme des lacunes étroites, linéaires, dirigées à peu près verticalement, parallèlement au noyau
(t) Voir la Planche V des Archives de physiologie ^ 1868. (2) A.-N. Gendrin. -^ Traité philosophique de médecine pratique, t. I, 1838. Voir page 443, n»» 789, 796 ; p. 465, n»» 808, 809, 810, et p. 478, n" 830.