‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 45 sur 113 · DIAGNOSTIC RÉGIONAL · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC RÉGIONAL

tien des symptômes, des difficultés qui n'existent pas, da moins au même degré, dans le ramollissement. Si Ton n'en est pas informé, on sera exposé à rapporter aux effets de la destruction d'une partie, des accidents qui sont tout simplement le résultat d*un phénomène de voisinage. Je fais allusion à la compression que, dans les premières périodes, un épanchement de sang ne manque jamais de produire, à une certaine distance, sur les parties voisines, pour peu qu'il ait quelque étendue. C'est là un point sur lequel je reviendrai, d'ailleurs, dans un instant.

On peut, en somme, réduire à un très-petit nombre de propositions les faits acquis définitivement, relatifs au diagnostic régional des diverses parties qui entrent dan s la composition des masses ganglionnaires centrales du cerveau.

1° Pour ce qui regarde d'abord les lésions Isolées de chacun des noyaux gris centraux, sans participation de la capsule interne^ nous ne sommes pas encore, ainsi que je l'ai annoncé, en mesure aujourd'hui de les reconnaître à des caractères cliniques spéciaux.

a) Ainsi, on est dans l'impossibilité de distinguer, pendant la vie, une lésion limitée au noyau lenticulaire, d'une lésion circonscrite dans le noyau caudé et les lésions de la couche optique,— bien que sur ce dernier point, il y ait lieu, peutêtre, de faire quelques réserves, — se confondent cliniquement, en général, avec celles qui se produisent dans les deux compartiments du corps strié.

Les symptômes qui accompagnent ces lésions, limitées aux noyaux gris centraux, sont ceux de Vhémiplégie céré-

LÉSIONS ISOLÉBS DBS NOYAUX GRIS CENTRAUX. 99

hr (de vulgaire. Cette forme d'hémiplégie cérébrale peut être dite centrale^ pour la distinguer des paralysies mo- trices qui résultent quelquefois de la lésion de certaines régions superficielles et que, par opposition, j'appellerai hémiplégies cérébrales corticales.

h) Dans la majorité des cas, la paralysie liée aux lésions des noyaux gris centraux porte sur le mouvement seul ; les troubles de la sensibilité^ se présentant avec les caractères qui distinguent ïhémianesthésie cérébrale, s'y adjoignent parfois, cependant, dans des circonstances paiticulières qui vont tout-à-l'heure fixer notre attention.

c) L'hémiplégie, liée aux altérations ainsi circonscrites dans les noyaux gris, est communément transitoire, passagère, peu accusée, non indélébile, en tout cas, et, partant, comparativement bénigne. Il est clair qu'en formulant cette proposition, j'éloigne toute complication capable de modifier profondément le tableau, telle que serait, par exemple, l'irruption d'un foyer d'hémorrhagie, môme de petite dimension, dans une cavité ventriculaire. Des symptômes graves, à savoir : la contracture précoce, des convulsions épilepti formes, surviendraient à peu près nécessairement en pareil cas, et la mort plus ou moins rapide est la conséquence à peu près obligatoire d'une semblable complication.

La bénignité relative des lésionâ limitées à la substance des noyaux gris tient sans doute pour une part à cette circonstance, que ces noyaux ne sont à peu près jamais lésés dans leur totalité. Musi, jamais le noyau caudé, par exemple, — et ce fait s'explique par le mode de distribution des vaisseaux qui s'y rendent — n'est détruit dans toute son étendue, du moins isolément, c'est-à-dire, sans la participation de la capsule interne ou des autres

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