IV
1) me resterait à rechereher si Tamblyopie croisée est ]^ seul genre de trouble fonctionnel de ]a vision gai se puisse produire par le fait d'une lésion du cerveau prpprement dit, ou si, au contraire, rhémiopie ne peut pas, elle aussi, comme rassurent les auteurs, survenir en couséquence de certaines localisations pathologiques dans rhéiiaisphèrc. C'est là un point qu'on n'est pas en piesure, je pense, de décider quant à présent. J'incline toutefois,en Tabsence d'autopsies contradictoires, i croire que, dans la majorité des faitu d'iiémiopie qui ont été rapportés à unelésipn du cerveau, celle-ci, ou n'occupait pas les régions ppofQudes de rbémisphôre, ou bien s'étendait jusqu'aux parties ^asilaires de façon à intéresser p}us ou moin^ directement Yv^ne ou l'autre des b^udelettea optiques.
Pour montrer que les lésions de la profondeur du cepveau produisent }'bémiopie, — c'est toujours de l'hémiepie Ifitérale qu'il s'agit en pareille circonstance, — on inyoque surtout le c^s où le trouble visuel se 4^veloppe brusquement, Itla suite d'un ?(?^ttô apoplectique, en môme temps que les membres d^un cdté du corps sont frappés d'hémiplégie motPice ^t» quelquefois, aussi, d'an^sthésie. Rien de mieux établi, en clinique, que l'existence des faits de ce genre, dont M. Sfcboen, tout récemment, dans un intéressant travail, citait plusieurs exemples (2). Mais le contrôle de Tai^' topsie a, jusqu'ici, toujours fait défaut, et l'on peut se demander si la lésion incriminée, 4^ms ces faits, occupait
l) H. C. Bastian. — The Laneet, 1874, 25 julllel. i) Arch. d§r Beilkmtde^ p. 19. 1S75.
GAUSBS BB L'HÉIOOPIB liÂféRÀLE. 143
ptfellffiHent la profondeup, on, aa contraire, la base de Vencëpbalè. Il parait établi, vous ne Tavez paa oublié, que la destroctlott OTï la compression d'une des bandelettes opti[q[ue8 a pour GOBséquence rhémiopie latérale, et, d'an autre eôté, la relation anatomique qui existe entre les bandelettes et certaines parties de risthme, telles, entre autres, que les pédoncules cérébraux est chose notoire. Cela étant, il ne saurait échapper qu'une lésion convenablement localisée, par exemple dans un des pédoncules cérébraux, pourra avoir pour résultat de déterminer, en même temp9 que rhémiopie latérale, une hémiplégie motrice^ et peut^tre, en outre, l'hémianesthésie. Une lésion, telle qu'un foyer hémorrhagique brusquement développé dans l'épaisseur de la partie postérieure des couches optiques, pourrait, elle aussi, OH le comprend, être suivie des mêmes effets. On ne peut, évidemment, voir, dans ces diverses combinaisons, que des phénomènes de voisinage.
Quoi qu'il en soit, il importe de reconnaître que, parmi les faits 4'héf4iopie latérale supposés d'origine intra-cérébrale, <jui ont été rapportés, il en est un certain nombre qui échappent, en partie, à Tinterprétation que je viens de proposer. Tels sont ceux, entre autres, où l'hémiopie latérale droite ^ développe de concert avec l'aphasie, et quelquefois, en outre, diverses modifications de la sensibilltë ou du mouvement dans les piembres du côté droit du corps (1). Oes faits ne constituent pas un groupe homogène; dans une première catégorie, il s'agit d'une forme particulière de la migraine (2), c'est-à-dire d'accidents
(1) Plusieurs faits de ce genre ont été relatés dernièrement par M. Bernhardt. {Berliner Klin. Woehen,, 32, 1872 et Centralblatt^ 1872, 39), et par M. Schoen {loc, cit.). Voir aussi H. Jackson. — A case of Hemiopiat witk Hemianaesthesia and Hemiplegia. In TheLancet^ Aug. 29, 1874, p. 306.
(2) Voir sur cette forme de la migraine les travaux de Tissot, de LaLarraque, de Piorry, de Latham {On nervous sirk or headache» Cambridge, 1873) et surtout l'ouvrage récent de- M. Ed. Liveing (On tnegrim, etc. London, 1873.)
144 HÉMIOPIE ET MiaRAINE.
essentiellement transitoires, revenant par accès, marqués surtout par la coexistence du scotôme scintillant, d'une hémiopie latérale plus ou moins prononcée, et, quelquefois, en outre, d*un certain degré d'aphasie et d'engourdissement dans la face et les membres du côté droit du corps. La céphalalgie, les nausées et les vomissements terminent habituellement la scène. Il est clair qu'on ne saurait invoquer ici l'intervention d'une altération matérielle grossière, durable. Il n'en est pas de même dans les cas de la seconde catégorie, où le concours de l'aphasie, de l'hémiplégie et de l'hémiopie existe à titre de phénomène permanent (1). Dans l'état actuel des choses, je ne vois pas comment ces cas divers, révélés par la clinique, peuvent être anatomiquement expliqués dans l'hypothèse d'une lésion unique. Mais Je ne puis que signaler ces difficultés, dont la solution est réservée à l'avenir.
(l) Une tumeur yolumineuse^ toutefois, pourrait, ou le comprend, déterminer tous les accidents signalés à propos des faits de la deuxième catégorie. Cela s'est produit dans un cas publié récemment par M. Hirscbberg, dans les Archives de M. Virchow (Virckow^s Archiv^ t. 65, 1 heft., p. 116.) Le malade qui fait l'objet de cette observation avait présenté, en outre d'une hémiopie latérale droite, très-caractérisée, de l'aphasie et une hémiplégie des membres du côté droit. A l'autopsie, on trouva dans l'épaisseur du lobe frontal gauche une tumeur du volume d'une pomme, caractérisée sous le nom de gliome vasculaire. Le tractus optique du eâté gattehê était trèt-aplatù Je ferai remarquer que les vues exposées dans la présente leçon trouvent dans ce fait leur confirmation, puisque l'hémiopie qui y est relatée pouvait être rattachée à la compression subie par le tractus optique.
DOUZIÈME LEÇON
Des dégénérations . secondaires.
Sommaire. — Région antérieure ou lenticulcstriée des masses centrales (capsule interne dans ses deux tiers antérieurs^ noyau caudé et noyau lenticulaire). — Influence des lésions de ces régions sur la production de Thémiplégie motrice. — Faits expérimentaux. — Concordance entre eux et les faits de la pathologie humaine. — Différence entre les lésions du noyau caudé et celles de la partie antérieure de la capsule interne.
Des dégénérations secondaires ou scléroses descendantes. — Lésions qui les produisent ; — importance du siège et de l'étendue de ces lésions .
Caractères des scléroses descendantes : étendue; — aspects de la lésion sur le pédoncule cérébral, la protubérance, la pyramide antérieure et le faisceau latéral de la moelle.
Analogies et différences entre les scléroses latérales consécutives de cause cérébrale et les scléroses fasciculées primitives des faisceaux latéraux. — Symptômes liés aux scléroses secondaires : impuissance motrice, contracture permanente. — Atrophie musculaire produite par l'extension de la sclérose latérale aux cornes de substance grise.
Sclérose descendante consécutive à une lésion du système cortical. — Démonstration des fibres pédonculaires directes : faits anatomo-pathologiques. — Le siège des lésions corticales qui produisent des dégénérations secondaires répond au siège des centres dits psycho-moteurs.
Messieurs,
Nous devons actuellement porter de nouveau notre attention, sur la région antérieure des masses centrales^ afin d'étudier de plus près, au point de vue de Tanatomie et de la physiologie pathologiques, les effets des lésions qui s'y produisent.
Cette région qu'on pourrait désigner sous le* nom de lenticul(hstriéey par opposition à la région postérieure ou lenticuto-^tiquef comprend, vous ne l'avez pas oublié : 1*
Cbargot. 10
146 LESIONS DE LA CAPSULE INTBKNE.
les deoz tiers antérieara de ce tractoB blanc qa'on appelle la capsule interne ; 2° en dedans de celle-ci, la grosse extrénùK ou tôte du noyan caadé; 3" en dehors, da côté de l'insula, les deax Uer^ ^ijt^rieiir^ snYirpi} ^u noyau lenticulaire.
L'observation — et il s'agit ici d'une observation bien des fois répétéQ — démontre, pins; que ip l'a\ tîalt remargner d^i dans le cours de ces leçons ( Leçons VIII et II, p. 89-80], que l'hémiplégie motrice vulgaire, sans accom-
7iii<»t
- *, pMigbB opUiiile, — A|R, BuiLt-mi
>irrt;-f,lBI|IU.-X,f*y«»*eï»lnoi
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qui t. sititli.
mnoIlbiuBeltt iBçléB dtU
pïtgneRieRt d@ t)-p»bl^9 4» la ssn^Uft^ est \^ ^^^^ <|D£qce, 9f) qu^qi^ SQrtç f^Mile, de foi^t^a tes l^l^^i ^9» Qiini^sa, qui s'é{ql)li3^n^ diins les divefs^g ^4^1^ ^l^ viens d'énumérer, à la condition toutefois que les IÉ9|@R4 ^^
aueitiAii produi^mt la d^tructioa ou U bro^u^ çQmprf^r
Hua p«i ieiUemmt pu 9ÎW9IQ d^plaqime^t le^tgoimt §^ataâ, tfan^ma o^It §§ voit $i spui^mt d^»$ }#i (hmi dâ tumaoïr».
J'ai Mt vamaKQaAii, eu eutre. su*è cet iégacd, il y » Utu d'âtaliUp ttun impoitauto dtetiiictiou» G^est aius|, gu6 las l^ lio^s, méma ëtenduaa at profondas, qui rastent limitât^ dans la sphère des noyaux gris, (noyau çaudé ou noyau lau»-
tieoiaîra), ua (Lét&tminmt» au régla g^ué^ala, fl|i^ 4ea ayeiptômaa ralaUiramaut pau ao^autués et mu du^abla^t tandis quQ laaiéataus veiativomant légèras m iui^ren^eut la traatm U^m («apaula intarua) dQuuai^t liau 4 uua bâiuiplâgia motrica nou-seulêmaut tirèshpppuimpto, maii QWOVQ de longii^ dunéa, |M3U¥ea( méma iucacabla. (^p. S4.)
Ja ivoudraîi; recheiotieo a¥ea f ous la caisou de cas df flër^naes. Ja m'oocapeoai â'sdsosd da Piutausité celativa da? symptdmas paralytiçpias dans la cas des lésions de ia aap* Bola interne, aoniparéa ^ leur ftilbla degré dans la oas da lésions limitées aux noyaux gris> après quoi j'anvisagerai le caractère transitoire da l'I^émiplégie daus las cas du dernier genre, par opposition à la permanence qu'offre ce symptâme, à peu près néoassairemeut, lorsqu-il s'agit d'une lésipn da la oapsule interne.
Pooa ae qui a trait au premier point, je vous remettrai en mémoire, une fois de plus, quelques-unes des particularités da la constitution anatomique de la capsule interne. Ce tractus contient, vous ne l'avez pas oublié : .!• des fibres pédonculaires directes^ c'est-à-dire nées sousl'écorce
grise et qui pénètrent dans Tétage inférieur du pédoncule cérébral sans s'être mises en rapport avec les noyaux gris lenticulaire ou caudé ; 2f^ des fibres pédonaUaires indtrectes lesquelles, au contraire, prennent leur origine dans le noyau lenticulaire ou le noyau caudé et n'ont aucune relation avec récorce grise. Nous faisonis abstraction, en ce moment, des faisceaux de âbres qui s'étendent de la substance corticale aux noyaux gris des masses centrales.
Nous supposerons que les diverses fibres pédonculaires, les directes comme les indirectes, sont des fibres à direction centrifuge et qu'elles transmettent à la périphérie Tinfiuence motrice développée soit dans l'écorce grise du cerveau, soit dans les noyaux gris lenticulaire et caudé.
Dans cette hypothèse, il est facile de comprendre qu'une lésion un peu accentuée portant sur la capsule interne, principalement sur la partie la plus inférieure, au voisinage du pied du pédoncule cérébral, là où toutes les fibres sont rassemblées dans un espace étroit, aura pour effet de supprimer du même coup l'influence de l'écorce grise et celle des deux noyaux gris, tandis qu'au contraire une lésion» limitée au noyau lenticulaire, laissera subsister l'action du noyau caudé et celle de l'écorce grise. On imagine aisément les effets des diverses combinaisons qui pourront se produire dans ce genre : lésion du noyau caudé, de certaines régions de l'écorce grise, des deux noyaux gris à la fois, avec ou sans participation des fibres pédonculaires de la capsule interne.
Je n'attache pas à cette vue théorique plus d'importance qu'elle n'en comporte. Je ferai remarquer, toutefois, qu'elle s'adapte assez bien aux faits relevés par l'observation clinique chez l'homme ; j'ajouterai .qu'elle n'est en rien contredite — vous allez en juger — par les expériences faites chez les animaux.
On sait depuis longtemps (1) que les troubles moteurs produits chez la plupart des animaux par la destruction méthodique des diverses parties de l'encéphale, du cerveau en particulier, s'éloignent, d'une façon générale, considérablement de ceux qui se manifestent chez l'honuney en conséquence des lésions que la maladie détermine dans les parties correspondantes.
Dans l'interprétation de ces faits expérimentaux, et dans leur application à la pathologie humaine, il convient de tenir compte, entre autres circonstances, de l'espèce plus ou moins inférieure de l'animal, de son âge plus ou moins avancé. Ainsi, l'ablation de tout un hémisphère cérébral, chez un pigeon, et, à plus forte raison chez un reptile, ne produit pas de trouble moteur qu'on puisse comparer à une hémiplégie. Les choses se passent à peu près de la même façon chez le lapin. Une faiblesse à peine accentuée dans les membres d'un côté du corps, chez cet animal, est la seule conséquence d'une pareille lésion ; la station et le saut sont encore possibles, alors que le cerveau tout entier a été détruit, pourvu, toutefois, que la protubéranciB demeure intacte (2). Chez le chien, les résultats sont déjà très-notablement différents. Si je m'en rapporte même aux dernières expériences faites, dans le laboratoire de M. Vulpian, par MM. Carville et Duret, les accidents qui, chez cet animal, succèdent à l'ablation méthodique des diverses parties du cerveau, se rapprocheraient beaucoup de ceux qu'on observe chez l'homme, dans les cas de lésions en foyer des hémisphères cérébraux'.
D est au moins très-vraisemblable que ce rapprochement serait plus complet et plus manifeste encore si l'expérimentation portait sur le singe.
(0 Voir à ce sujet Longet. — Traité de physiologie, t. III, p. 431, et Vulpiaa. — Leçons sur la physiêlogie générale^ etc., p. 676. i%) Vulpian, Longet.
l5d RAPPORTS ENÏBfe t LËSioM Si L'hÉMIPLÉGIB,
Toliîl, d'aillëilrè, l'ëXpOsé Bdmniairë deS trt-inciti«tlx rim\Ati obtetiuâ Um letii^Ë ëxttériènceâ pâi* MJl;C&KilIéètDtlrët:
l*L'âblâtldii, chez Vé bbieU; de la subâtftHkè grise dans les régions aites taotriéés de l'S-i corde cërëbralè dëtér* îniùe Tlîié parésia temporaire dana ïes ibetn- Dres Bq odté oppose da corps; £" L'estirpâtion du noyan caudé déteriiiinb une parésié anslogde, mais plttsacceti* , tnée. Il ne saurait *™ être qaeeUont quant &.
présent dn noyau Itm- \ ' " bd^ "^ "f^
ticalaire dont l'ablii-S,W!'.tâV..rt'rï^^ë6i.*fa.aiS^iùd, tlbn isolée, en raisoni» «•?'"'» '"«*"'•■ de sa position top<%raptiiquei.li'a padtre e^ectuée (1) ; 3« SI \à lésion portBi bu contraire, sar la partie inférieure de la capsule Internet ii Be produit du côié Opposé du corp8« dans le tnenibre antérieur et dans le postérieur, non plus «ne simple fardsiej mais bien uhe paralysie moirioe bien dessinée et çul rappelle l'bémiplégle qu'on observo-cliez l'homme en conséquence de la lésion de ces mâtUea parties. [Pig. 5S). Tenu suspendu par la peflu du dos« ranimai ainsi opéré peut encore reposer sur aes membres sains,
Coupa ir lun^n U fiM ttnttk Ji
a <■ wt.
(l) Il est âifHcile d'utiliser i cet égard les eipéneaces de M. Notbntgel faites à l'side d'iDjections caustiques. Ces injections ont ipeu prêt uécas- Esiremant pour eSelde délerminerdesphénomAnes d'exdtetion qdi mmpliqueat assurément la situatioD.
lu^poitffi «nn lia uuteitïfVMitmjiatE. lu
mais les membres affectés ptnJlfiat flasques, iaertes et ne sont pins, sasceptiblea qié de mtniTemeats purement réflexes.
Bn naitiui> Toalie VUy«tt lÛftsKuM, «'Iti^ 4^ lit»" RiftMiteB t^sbkrbtwii ^^tti tti^littUt d'étfb MifHMHI §t Mêla tipUiieSi 1k âfflitndiDtttm âejmlS iDngtMDirf HlB&a^ 16e mti^ les «iiiimanx et l'homme, rrifttlTemetitAt'in^ flttëfad dès direi*- ' na ^rtlei d'ut!
btffadâphflrafluQeN
Tntitat drt teStlt' p,,;,. as. — aupr Iromuerjafc Jû cerosau i(u ctiien du ■!,. j -iiij ___iiniràni;pa (nifTcufc! '"flinJ'/BÏi"H.~0iO, coodiB«oBliqii«. ■«a OU WJlB Bp-— S, S, noyatlï caùd^s. — L, t, haysui lendculaîre.. -
posé ai W)rpS,q&p''iT"ï/E*«'d-i«°ta^S°'^T.«f'on°d"^
,, ,. , , , précédcnU, su mémoire de MM, Cuvllla «t Duret, aiitt
U0D,dl3-je, Sembledu» lei An/ma de phytioUr/lè DMiM et paàthsi'/i'i,
H pM> nUhr""-'-*""*"!
km)», tbat tanna ae «imptMson tili hit utipé) t llël
■pu»! NMUtanmt hatlt pMceés dtus iWbalWlullMili!;
fi'UI paliHIra Ici le IM d« tactieler {illl Chei M cUIW eUon ^ «IMI 4Bt ceii rétults ae ce> metuitt eifliriehceà dfim, G>rnila«Dwelei de celles <i« )t; Ve^salM, s^ l« MiinU Ha M perae pOMMeore de M Htkulé IhttiAt . prodniieilti ainsi 4iiecelàs'bt»erYë chez ruëtiliné, Thé ttitï^
152 PES DiaéNÉRATIONS ^SECONDAIRES.
Les considérations qui viennent d*étre exposées peuvent être, utilisées, si je ne me trpmpe, pour faire comprendre pourquoi les hémiplégies résultant, des lésions destructives, limitées à la substance des noyaux, gris, en «règle générale^ sont passagères, tandis que celles • qui .résultent de lésions intéressant la substance de la capsule interne sont, au contraire, de longue durée, et souvent môme absolument incurables.
On conçoit aisément, dans rhjrpothèse proposée, conmient le noyau lenticulaire, le noyau caudé et les riions dites motrices de Técorce grise des hémisphères, pourront se suppléer mutuellement dans leurs fonctions tant que les faisceaux conducteurs qui forment la capsule auront conservé leur intégrité et continueront à entretenir la relation entre l'un quelconque des centres gris en question, .et les parties périphériques, tandis que cela ne saurait plus avoir lieu, dès que la continuité de ces faisceaux aura été décidément interrompue.
J'ajouterai que, suivant toute vraisemblance, Ja suppléance, peut s'établir, non-seulement entre, les -.divers noyaux gris, mais encore entre. les diverses. parties d'un même noyau gris. Il est démontré, tout au moins en ce qui concerne le noyau caudé du corps strié, que les lésions destructives partielles portant sur les régions les plus diverses de ce noyau, se traduisent uniformément par une hémiplégie plus ou moins accentuée et transitoire, mais, totale, c'est-à-dire intéressant à la fois la face.jet les membres. Il n'y a, à cet égard, aucune diflférence à relever entre la tête, la queue et la partie moyenne du noyau caudé. Il semble, d'après cela, ainsi que l'a fait remarquer avec raison M. H.Jackson, que chaque parcelle du corps strié, représente, en petit, le corps strié tout entier. L'expérimenta-
CAUSES DBS DâaiNÏRATIOKS SBGONDÀIRES. 153
tion, d'ailleurs, donne des résultats conformes à ceux fournis par robservation clinique, en montrant que les excitations , partielles < du noyau caudé, produisent . toujours, quoiqu'on'.fasse,.;des mouvements d'ensemble dans le côté opposé du corps et j amais des mouvements dissociés, localisés par exemple dans un membre ou une partie d'un membre (1). Dans le cas d'une lésion destructive de la capsule interne, une lente régénération des éléments nerveux pourrait seule, au contraire, permettre le rétablissement graduel des fonctions. Or, ce travail de restitution^ s'il s'accomplit en réalité quelquefois, ne se produit en tout cas, très-certainement, que dans des circonstances exceptionnelles. Il est mis hors de doute, en efTet, par des observations aujourd'hui trèsnombreuses que les foyers qui détruisent, dans une certaine étendue, les fibres motrices de la capsule interne ont pour conséquence à peu près obligatoire la production d'une lésion fasciculée qui, commençant immédiatement audessous du foyer, peut être suivie, du côté correspondant, dans le pied du pédoncule, la protubérance, la pyramide antérieure, jusqu'au niveau de Tentrecroisement bulbaire, et, au-dessous de ce dernier, dans la moelle épinière du côté opposé. au foyer, tout le long du faisceau latéral jusque dans le renflement lombaire.
Je crois opportun d'entrer actuellement dans quelques développements à propos de l'anatomie et de la physiologie patliologiques de ces dégénérations secondaires ou sciéroses descendantes ^ comme on peut les appeler encore. C'est, qu'en effet, elles sont incontestablement une des
(l) Expérience de Ferrier, Carvilleet Duret.
esMtfe» prineitialei m M péhifétàfieè m r1io0UII»Mli MtriMi ««né iw cm i}lll nbtH oiOlit^sttt. ïl tMf -egldtenMt, I ttam «ifib, toitf t^tiporté!-^ pi^ ii ifiljett^ ''Çli^ië; b êdHi»
nosflt] des leuf dithagiëa de bfttifte tfët^iiMlë.
V Ârréton8*noas tout d'abord deyant on ftiit qui domii» réellement la question : les lësidnB oérébnileB eu fc^fi considérées relativement au siège qtt*eUM oçoupeitt» tï\t sont pas toutes également propres à détenUinw la proSnO' tion des scléroses conséoutites.
Ainsi) parmi ces lësions^ il en est qvA ne sont jaihais suivies de scléroses descendautes) tandis que â*ttutrrt lel provoquent) pour ainsi dire^ à coup sûr. Au sèooud groupe appartiennent les lésions destructives, mênlô oireotiBcritèSi qui, suivant l'importante remarque de L; Tâtck^ in*» téressent les faisceau^ de la capsole ibterue, dans teor trajet entre le noyau lenticulaire et le noj^au caudëj c'est* à-dire dans les deui tiers antérieurs de la çapeule* Pa^ contre^ les lésions qui demeurent limitées à lA eubstaueb des noyaux gris des masses cérébrales^ à savoit* : le nojaa lenticulaire, le noyau caudé, et enfin la couche optique, ne produisent pas la sclérose consécutive.
Ce fait remarquable a été parfaitement mis en lumière par L. Tùrck (2), dès 1851. Ndus en avons reconnu la par-
(1) On doiti ooiAme on le i§Ait( an D' Tottd) d'avoir ëtflbli tbiê dlStlndlon entre la contracture précoce et la contracture tardive des menihres chet 1m apoplectii^ues. Lk première de nioulîe (ibi 1^ ttébht ki ëôt t'ôujoyè \ peu prëd constamment tra^nitoire ; T^titre ti'a)>|Mirttt gnD^è ^ft dtt ^iniUMitè ktt trentième jour après l'attaque^ siège toujours dans les membres du o6té opposa & la lésion; et s'y ëtablit lô plhâ êduVôiii îd^dnë façon pergianente.
(2) L. Tûrck. — Ueher Secundare Erkrankun^ eingelwr Bûchenmarkstrange und ihrtr forsetzungen ^um V-ehime, — Sitzungber. der mathnatnr. Class. d. K. ÂK. 1851. — Idem XL Bd. 18SS*
hite eiâcuttiaét H. Ttt]|)iatt et tabi, dans m fëbHbl-cties <|tte aottà a^btis raliëii ah obmmud; «ôf «t Sttjét, â Id Sàl^ê-
trleM, dé 1861 & 1666 (l)i LeS liiiptlMftnta tmvàut 6<6 H. Bouchard l'ont ëgilemént bo&âniH! (3); IfbtiS RTtMS constaté abasii aprèt la ïûrbfei un eertiiii bombrs â'atlti«l ftibj tiim moiiis intéi^saaats, dont Toldl'Stiohoii :
Fig Sr — RamollIilMaltt licllîmlqiia àa lyatïnle caKletJ ans putidpttlon >Jci muMg cealrilel — B le royerds ramolliiemsnt — J 11 ic iiore de Sjlviua — E (»paula inurne — 1> dotiu leollculalre — V cipiuU aiMrne —G avant mur U uUtalt dtna ce eu «ne il* on delcandanta irtg^Cceatuée
2° Les foyers sitaég en dehors deâ tilasseS centrales, dans le centre ovale de VifeuSsetia, pour pea qu'ils atteignent certaiilfes dimensions prctâniseilt «noore là Sclérose descendante, à Cohdition qu'ils ne soient p&ê tt>op ëlolgtlës da pied de la couronne rayonnante.
3" Les lésions de la sul)stail,cë grISG Corticale dos hémisplièrea, lorsqu'elles sont très-saperflcielles, telles, par exemple, 4Ue lë âont hàtlttaelleitlëiit teëlles qui àccomitagnënt lëâ ménitigttëâ, ne ^t-OduiSëUt ^as là sclérose deâcetldâhtë:
(il fi. Vulpiao. -p P^giioloffit du afitimt nenfutit Pans, IBES. . \i) Ch. fiouchsTcl. — Des dég€iifration* ueondairtl Si ta motUf fpiniln. It ihil. s^. di tii^ieini-, 1S80.
ANATOMIB bB9 SCLâSOSBS FASaCULâES.
4° Au contraire, les lésions corticales, à la fois étendues en sarfkce et en profondeur, c'est-à-dire intéressant en même temps la substance grise et la substance médullaire sous-jacente, ainsi qu'on le voit dans les cas de ramollissement iscbémique, résultant parex:emple de l'oblitération d'une branche volumineose de l'artère sylvienne (voirla i^'i^. 37), ces lésions-là, dis-je, alors même çpi'U n'eixiste aucune participation des masses centrales, déierminent, dans de certaines conditions, des scléroses consécutives aussi prononcées ijue celles qui dépendent d'une lésion des régions antérieures de la capsule interne.
Parmi ces conditions, il en est une capitale, relative an siège du foyer cortical et qui mérite d'être relevée tont particulièrement. Il résulte, comme on le verra, de mes observations que les ramollissements superficiels (plaques jaunes) étendus, lorsqu'ils occupent soit le lobe occipital,