DSVELOPPEMENT DES CENTRES MOTEURS
Les recherches de M. Parrot sont fondées sur % autopsies â'enfajats nouveau -nés n'ayant pas dépaissé un an d'Âge; le cerveau a été examiné à Taide de coupes méthodiques sur lesquelles il s'agissait de reconnaître, à l'œil nu, les différences de couleur qui correspondent aux diverses régions de la masse cérébrale suivant l'âge de ces nouveaunés. Il est certain que ]es faits chromologiques, ainsi que les appelle M. Parrot, peuvent fournir des indications relatives au développement des différentes parties des hémisphères. Les parties grises, transparentes en elfet, peuvent être considérées comme les parties fœtales, embryonnaires, tandis que les parties blanches sont développées, adultes. La cdLoration blanche, en un mot, correspond à la structure achevée des tubes nerveux (cylindre-axe recouvert de sa galneilemyâine). Or, au point de vue que nous envisageons, voici ce spi*il me paraît intéressant de relever surtout dans les importantes recherches de M. Parrot.
Cette figure que M. Parrot a mise très obligeamment à ma disposition, représente une coupe verticale d'un hémisphère; c'est une coupe antéro-postérieure, parallèle au plan médian, et pratiquée à un centimètre et demi environ de la scissure inter-hémisphérique. Il s'agit d'un enfant de 17 jours. Vous voyez qu'à cette époque les régions antérieures et postérieures ont une coloration grise très foncée, ce qui signifie qu'elles sont encore à l'état fœtal ; ce n'est qu'au bout d'un mois que la substance du lobe occipital commencera à blanchir; et, quatre mois après seulement, c'est-à-dire yers le cinquième mois, les régions antérieures comiDeaceront à se développer; encore ce développement ne w&caArii achevé que vers le neuvième mois.
liais, d^à, vous le voyez, vers le dix-septième jour la partie médiane ou sous-rolandique du cerveau est marquée par la présence de fibres nerveuses revêtues de myéline. Bace pointâtes faisceaux du centre ovale se présaitent sous la f (Hme de deux tractus Mancs qui semblent marcher à la
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rencontre l'un de l'antre. L'un, le premier en date {ce dont onpeutji^er d'après l'étude du cerveau d'enfants moins Âgés) repose sur les masses ganglionnaires centrales, où il
Fig. se. — Coupe ■erticale terne de l'bémiepbère. On ;
parait avoir son centre de formation, et s'avance dans la direction du sillon de Bolando. L'autre forme une espèce d'anse blanche circonscrivant la dépression du sillon de Rolande au-dessous de l'écorce grise (M. Parrot l'appelle anse rolandigue), et se porte au-devant du faisceau précédent.
Ces tractns blancs, vous le voyez bien, répondent tout à fait par leurs rapports anatomiques à la description que donne Flechsig du trajet Intra-hémisphérique des faisceaux pyramidaux; seulement, et c'est ici que l'opinion risquée par M. Flechsig se heurte aux résultats obtenus par M. Parrot, il existerait pour cette partie du faisceau pyramidal, deux centres an formation ; l'un siégerait dans un point quelconque des noyaux centraux, il serait le premier par