‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 69 sur 113 · DKOÉNEBATIONS SPINALES EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DKOÉNEBATIONS SPINALES EN GÉNÉRAL

affections-là tiennent à tous égards une place importante dans la pathologie des centres nerveux (1).

Les dégénérations secondaires de la moelle épinière forment un ensemble assez complexe et il importe d'abord d'y établir des divisions.

!• Dans un premier groupe sont réunies les dégénérations secondaires de cause c^r^ôra^e, c'est-à-dire celles qui procèdent d'une lésion en foyer occupant certaines parties de Fencéphale. Ainsi les lésions de ce groupe peuvent résulter a) soit d'une lésion primitive du cerveau proprement dit, &) soit de lésions siégeant dans les diverses régions de risthme (« les pédoncules, 6 la protubérance, r le bulbe rachidien). Les dégénérations qui ont une semblable origine sont communément dites descendantes y parce qu'elles semblent, en réalité, descendre de l'encéphale, où elles ont pris naissance, vers les parties périphériques.

2® Dans un second groupe, on doit placer les dégénéralions secondaires de cause spinale, c'est-à-dire celles qui sont consécutives à la formation d'une lésion en foyer dans un point quelconque de la moelle épinière. Nous verrons

(l) Il est inutile de revenir une fois de plus sur Thistorique de celte question; nous rappellerons seulement qu'après les travaux de L. Turt-ki Charcot et Vulpian, c'est dans le mémoire classique de M. le professeur Bouchard qu'on trouvera les documents les plus intéressants relatifs auif dégénérations secondaires. M. Bouchard a, le premier, rois en usage les procédés de durcissement et de coloration danj l'investigation des lésions médullaires, et le premier aussi a cherché à établir la symplomatologie de lu lésion dégénôrative. (U )

DÉGÉNÉRATIONS DESCENDANTES 2» 3

pourquoi ces lésions consécutives peuvent être dites descendantes pour une part, et ascendantes pour une autre part.

3<> Une troisième catégorie réunit un petit nombre de faits, fort curieux du reste, mais qui n'ont pas encore trouvé place dans la pratique. La dégénération est ici de cause périphérique et siège dans les faisceaux postérieurs de la moelle épinière. Les exemples connus sont au nombre de cinq ou six à peine ; mais toujours ce sont les nerfs de la queue de cheval, et là, plus explicitement, les racines postérieures, qui ont dû être considérées comme le point de départ de la lésion spéciale.

Nous nous occuperons en premier lieu des dégénérations du premier groupe, de celles qui ont une origine encéphalique ; et môme, pour restreindre encore notre premier champ d'étude, nous n'envisagerons d'abord que les lésions fasciculées secondaires^ engendrées par un foyer siégeant dans le cerveau proprement dit.

Avant d'entrer dans le détail, indiquons les caractères les plus généraux du groupe.

1*> La lésion originelle existe dans le cerveau proprement dit, cela est bien entendu. Mais elle n'intéresse pas indistinctement tel ou tel point de l'hémisphère. En d'autres termes, il y a dans les hémisphères des régions très étendues où les lésions en foyer sont impuissantes à provoquer des dégénérations secondaires; et il en est d'autres, par contre, où ces altérations déterminent à coup sûr des lé-

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