‹ Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau: faites a la faculté de Médecine de (volume 2)Chapitre 7 sur 113 · CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES DU SINGE · texte numérisé non relu

CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES DU SINGE

circonvolution est occupée par les centres moteurs (A) du membre supérieur du côté opposé.

Des sillons perpendiculaires à la direction du précédent divisent le reste du lobe frontal en trois étages ou circonvolutions. 1® L'extrémité postérieure du premier étage constitue, au dire de Ferrier, un centre C dont Texcitation fait mouvoir la tête. — • 2** Selon le môme auteur, la partie postérieure du deuxième étage serait le centre des mouvements de la face, D. — 3«> Enfin, dans le troisième étage serait placé, chez le singe, un centre qui préside aux mouvements des lèvres et de la langue, E ; c'est là que l'on rencontre, chez l'homme, le siège de la faculté du langage articulé : c'est la troisième circonvolution ou, ainsi que le disent les Anglais, la circonvolution de Broca [Broca's Circmivolution). Je ne veux pas me montrer moins français que ne le sont les Anglais et je suis heureux de saisir l'occasion qui se présente de reconnaître les services signalés qu'a rendus notre éminent collègue à la cause des localisations cérébrales.

Lol)e pariétal, — Le lobe pariétal, dont l'étude est si difficile chez l'homme, est, en revanche, très-facile chez le singe. La scissure interpariétale le scinde en deux lobules secondaires : 1® Le lobule pariétal supérieur, [Ip p a) qui est le centre [B) des mouvements du membre inférieur, d'après Ferrier; 2«Le lobule pariétal inférieur ou lobule du pli courbe, à cause de sa connexité avec le pli [p c) du même nom ; 3® Enfin un sillon, plus marqué chez les singes supérieurs, isole de ces lobules la circonvolution pariétale ascendante. Dans une partie de ce lobule réside le centre moteur du membre supérieur (A), qui s'étend jusqu'à l'extrémité supérieure de la circonvolution frontale ascendante.

Lobe sphénoîdal. — Le lobe sphénoïdal a une disposition

aisée h coînpreîKîre. Il est liiiaitô sur la ftce convexe de l'hémisphère par le bord inférieur de cette face et par \^ ppifiisttpe 4e Sylvias, La scissure pafSiUèle, ainsi qualifiée papce qu'elle puit iQ djreption fîQ la scissure de SylYius,diviae(30 lQt)e endeui^ étages, Nous trouvons 4aps l'étaga supérieur te piroonvolutipn marginale et, à Textrén^ité de la scispure parallèle, le pli cQurhe dont rai)latiQn, au dire de Ferrier, produirait la aéQité temporaire dans l-fBil du pâté opposé (F).

liOM oeoipitah -r- Un sillon fransverse partage ce lobe en deux étagea, Noufl n'avons pour le moment rien de partlcttlier h vous indiquer sur mn compte.

Après oette étufle sommaire des pirconyolutiQns céréjira^ les phei le singp, celle des circonvolutions cprrespontlantes

cbp? rbomme devient 4es piu^ simples, f^'énumération que

je vais en faire? en me servant d'une figure» faite d'après une planche empruntée au bel ouvrage de Joville, yPUS fera reconnaître sans peine cette vérité {Fig, S.)

Vous y retrouver; la scissure de Sylvius [s s) et le sillon de Kolando (R], pirconscrivant en bas et en arrière le ]qî^e frontal sur lequel ypu^ vpyez; la circonvolution frontale as^ pendante (A) qu pariétale antéripure et les première, deuxième et troisième circonvolutions frontales (Fj, F„ F,).

La scissure pariéto-oppipitale (p p)i comme je vous le disaip tout à l'iieure, sépare d'une façon très-opnfuse, phpx l'homme, pn raispn <le l'existence des plis de passagOj le lohe occipital des loljes pariétal et sphénoïdal.

Vous pouvez distinguer aisément en arrièrp du sillon de Bfilanclo, entre ce sillon et la gcissur^ interpariétale (i fl), la pirponvolution pariétale (B). Au-desi^us et en arrière 4e la scissure interpariétale, vous découvrez successivement; le lobule du pli pariétal ou lobule pariétal supérieur (Pi), le lobule du pli courbe (P,) et en/in le pli courbe (P,).

Quant m }ohe §p}i0nûï4*l ovl teippor^J, U prôi^eftte ici, 4a ipôme quq ehez }e §ii|g8, njie qçlssure qui pe^iûAte jusqu'au pU OQUPhp : c'gst la m^mv^ parallèle, W^tn ellp eit

Fig. 3. — Fac^ convexe cTuti hémisphère du cerveau de l'homme. (Vue du ]ob« pariétal, dipesip ^«mi-sc)iéii[iatigue.)

ScismreB : R, scissare deRolando; — i «, scissure aê Sylviu*; — tp, scissure pariailèl9{ — fj?) scissure p^riéto-ocçipîtale externp; — fp, fcigsur^ jaterp^riéme.

Circonvolutions et lobules : A, cire, frontale ascendante (cire, pariétale antérieure ou çij^p/ centrais antérieur^]; ^ F x, F », F Si pfepaièr^, ç^eqxièaqg et trpisiQoqe circonvolutions frontales; — B^ eirc. pariétale ascendante (cir. pariétale postérieure ou ciffi. cpntialf poçtéri«!!ire) ; — jP i| lobule du plj pariétai*. -r !*•, Jpbule du pH courbe; — P 3, pli courbe; — Ti, T», T 3i première, aeuzîème et troisième cjFpçQiolHtipiiti teiQporaleçi.

la scissure de Sylvius, on voit la première circonvolution temporale (Ti) ; au-dessous d'elle et en arrière deux autres circonvolutions temporales (T2 , Ts).

Vous avez ainsi, Messieurs, autour du lobe pariétal, de la scissure de Sylvius, et du sillon de Rolando, un certain nombre de points de repère qui pourront vous guider à l'autopsie.

Ainsi se trouvent constituées, Messieurs, à la surface

i6 STRUCTURE DE LA SUBSTANCE GRISE CORTICALE.

de Tencéphale des départements dont la fixité ne saurait ôtre méconnue. Ces divers départements, qui correspondent aux circonvolutions fondamentales, représententils autant de centres fonctionnels distincts ? C'est là une question que la seule considération des dispositions architectoniques extérieures n'est pas en mesure de résoudre.

Je voudrais actuellement, faisant appel à l'intervention du microscope, rechercher avec vous si l'étude de la structure de la substance grise corticale, faite comparativement dans les diverses régions désignées par l'anatomie descriptive, n'est pas de nature à fournir sur le sujet qui nous intéresse des renseignements plus significatifs.

Depuis longtemps l'examen à l'œil nu a fait reconnaître des différences dans la composition de l'écorce grise, suivant les régions de l'encéphale que l'on envisage. Considérons, par exemple, à ce point de vue, l'étage inférieur du lobe occipital. Dans les parties de ce lobe qui entourent la corne postérieure des ventricules latéraux la substance grise n'a pas l'aspect à peu près uniforme qui lui est propre dans d'autres régions du cerveau, les lobes antérieurs si vous voulez. Vicq d'Azyr, en eflet, avait déjà observé que, dans ces parties du lobe occipital, la substance grise des circonvolutions est divîiséê très-nettement en deux bandes secondaires, séparées par une bande blanche que nous appelons aujourd'hui le ruban de Vicq d'Azyr. Encore à l'œil nu, la circonvolution de la corne d'Ammon, celle de l'insula de Reil, se distinguent, quant à l'aspect, de l'écorce grise des circonvolutions appartenant aux autres régions des hémisphères.

Pour bien apprécier la valeur de ces renseignements, il me parait tout-à-fait indispensable d'entrer dans quelques détails minutieux.

DEUXIÈME LEÇON

Stractnre de Técorce grise du cerveau.

Sommaire. — Caractères généraux de la structure de Técorce grise du cerveau.

1® Cellules ganglionnaires ou nerveuses; — cellules pyramidales.

Notions sur les cellules nerveuses des cornes antérieures de la substance grise de la moelle épinière (cellules motrices). -— Dimensions, forme, corps, noyau, nucléole, protoplasma, fibrilles et granulations; — réseau nerveux; — prolongements du protoplasma ; prolongement nerveux.

Comparaison des cellules nerveuses motrices de la moelle avec les cellules pyramidales.

Cellules pyramidales : dimensions ; — cellules de la petite espèce ; — cellules de la grosse espèce ou cellules géantes. — Constitution de ces cellules : configuration, corps, noyau, nucléole ; — prolongements cellulaires ; — prolongement pyramidal ; — prolongements rappelant ceux du protoplasma ; — prolongement basai .

2® et 3^ Eléments cellulaires globuleux ; — cellules allongées.

40 et 5* Tubes médullaires ; — • névroglie"..

Rapports de ces éléments entre eux ; — type, à cinq couches.

Importance de l'examen de la structure de la substance grise corticale par circonvolution. — Division au point de vue de la structure de l'écorce grise en deux régions. Travaux de Betz.

Messieurs,

La structure de l'écorce grise da cerveau, quelle que soit la région des hémisphères où on l'étudié, présente des caractères généraux que nous devons envisager avant d'exposer les caractères distinctifs. On peut dire que toutes les parties de l'écorce grise sont composées des mômes élé-

Charoot. 2

Page 1