PHÉNOMÈNE DU PIED. S
rhythmé, de tremblement à oscillations plus ou moins régulières ou persistantes.
La trépidation spinale offre d^autant plus d'intérêt dans la règle, qu'il n'en existe pas trace à l'état normal. Ainsi M. Berger (1), sur 1400 sujets sains en apparence (des soldats pour la plupart), qu'il a observés à cet effet, ne Ta rencontrée que trois fois. Je répéterai encore à dessein que dans le domaine pathologique, ce n'est pas un phénomène banal, puisque dans certaines affections spinales il fait défaut, tandis que dans d'autres il est de règle qu'il soit présent. C'est, en somme, un des caractères du groupe des paralysies spasmodiques ; et les hémiplégies centrales avec dégénération secondaire des faisceaux pyramidaux appartiennent à cette catégorie.
Quand la contracture tardive s'est produite, il est à peu près constant. Mais il la précède souvent de plusieurs semaines. Chez une malade actuellement couchée dans l'infirmerie de la Salpêtrière, il a commencé à se manifester huit jours après l'attaque, et quinze jours plus tard la rigidité du membre inférieur inaugurait peu à peu la série des accidents spasmodiques. Chez une autre malade, il n'a paru qu'un mois après l'attaque et la raideur musculaire a commencé à paraître dans le cours du deuxième mois. M. Déjerine a fait voir récemment que ce symptôme se révèle parfois dans les deux membres inférieurs, et nous verrons qu'il en est quelquefois de même de la contracture.
Chez les hémiplégiques qui jouissent encore de quelques mouvements, cette même trépidation, qui s'étend dans certains cas au membre tout entier, peut aussi se manifester à l'occasion d'un mouvement volontaire.
n s'agit là d'un phénomène réflexe; je me propose d'ailleurs de le démontrer plus au long dans la suite. Qu'il suffise, pour le moment, de vous faire remarquer que son
{i)'Âreh, d. Eeilk., 1879, n^ 4.
iateMlté.'effti pmroqpéè^ par Tdoii^ de im stryobirâa» atténuée au contraire, d'après M. 0^ Beigir «du loomiiiSiff GtUf.dft^ir<i|diimi
ll« ptrfnomèie^maiogWifa iproteit «««etfuallMB kNMqoe! litfiiaiitrâ'Htt Jiéniijpl4gifiiereflt ibifugimB^nt «oukKMtrpv kr dKMit iMMioigtf^. SanTMiaiasrt, icei iBialade»,^ w4levaiiitte bMn pmnlc/f^éi ^é^BoimmiM» 4oépid«ttonMnUaUe4<oQlte 9iii'M('fiN>daitra«fmeBali9ejiifâdear4^ laAnMictfCfmt
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introduits dans la sémiotique d«i afléQtiowr|g»iaiatoa>pap
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BQfCfZlÈΩ: LligON
De la cofttradtnre tardive des hémipMsIapM -^ ^
ses variétés cliniques.
SoMitAlMi. — Inilàenees cQVersM c^ ezagM«nt la cokitraetiu^ ou mlaw h (pnmqMA'préaÊiàUÊfêlÊiÊiÊilU --^-Sttf^ediiiiM/fëMâiMtittt, t)^
hémiplégiqxies par traumaUsme et des contractures hystériques*.
— Attitude. 4e8.n«mbrs0« -*- La €Qi>> ra ffl m ftiailim» ton^rlBiB jf y yq^ » antagonistes. -— Attitudes yicienses.
QmtiwitaMB^fiÉii^L^pti^ei», {Mir ^«da^talltti» my q ye ilil itU M fc v -*- Hace»^ tsactvse dfls hésAipUgiimes^n'MtipiMir^Hierrigi^^^^ ^—rBi^p^liieiiiNH de Gaillard (de Poitiers).
Tonicité musculaire normale. — Théorie d^Onimus. — EzpériMtttt CQBfinn^tiTes.de fik>udetr4e iîftriy M ^Btimmtiài -*- lie itons» muMapiliire est une action réflexe permanente.
Tij^pmmi^mii$m»ûm> tfllilpidM'<èli^ei&i6»*dt»«Anl»é^
plégiqiie.
J6» voitt âtei0> an tei«nii«rt Iflidemèi?» Idç^nv^^M
riodercteft 'ConteaetcareB toFâîvc» est pnéoédée id^mie {période prodromique pendant laquelle s'observent 'GertfltBsupbéno^
300 PHÉNOMâîJB DU PIED.
mènes, qui, s^ils ne permettent pas toujours d*af Armer Texistence de la dégénération , la rendent cependant fort vraisemblable.
Ces phénomènes, ajoutais-je, ne se présentent pas d*eaxmémes. Leur apparition doit être provoquée par Tobservateur. Ce sont, en d'autres termes, des signes qu*il faut mettre en évidence à l'aide de certaines pratiques, d'ailleurs fort simples.
En dehors du cas que nous considérons actuellement, dans le cours de nos études sur les affections organiques cérébrales et spinales, nous .retrouverons maintes fois ces mêmes phénomènes avec tous les caractères que je cherche à mettre en relief, mais, à la vérité, presque toujours au milieu de circonstances relativement beaucoup plus complexes. C'est pourquoi il faut saisir l'occasion qui, aujourd'hui, se présente à nous, d'observer ces phénomènes dans les conditions les plus favorables à l'analyse physiologique.
Je vous ai déjà entretenus de l'un d'eux, le plus anciennement introduit dans la séméiotique neuro-pathologique. Il est actuellement, vous le savez, désigné en France sous les noms de trépidation provoquée, à'épilepsie spinale provoquée, et en Allemagne, sous le nom de phénomène du pied, clonus du pied. Dans le domaine pathologique, ce n'est pas, tant s'en faut, un phénomène banal.
Il es t de règle qu'il fait absolument défaut ou s'atténue dans certaines affections spinales, l'ataxie locomotrice par exemple, )es polyomyélites antérieures aiguës ou chroniques (paralysie infantile, atrophie musculaire progressive spinale protopathique, et toutes autres affections de la même catégorie), tandis que, dans d'autres, il est habituellement présent. C'est, en somme, un des caractères du groupe clinique des paralysies spasmodiques, et les hémiplégies cérébrales avec dégénération des faisceaux pyramidaux appartiennent à ce groupe.
PHiNOMÂNB DU PIED. 301
Une fois la contracture tardive établie, la trépidation spinale est, à moins de circonstances exceptionnelles, un symptôme constant, et même il la précède toujours de plusieurs semaines.
Ainsi, chez une malade couchée actuellement dans Tinfirmerie de la Salpêtrière, et frappée il y a quelques mois d*hémiplégle, la trépidation provoquée s'est manifestée huit jours après l'attaque, et c*est seulement quinze jours après, c'est-à-dire au bout de trois semaines environ, que la contracture a commencé à paraître.
Chez une autre malade, le phénomène du pied n'est devenu appréciable qu'un mois après l'attaque, et la contracture ne s'est établie que vers la fin du deuxième mois.
En outre, M. Déjerine, ainsi que je vous l'ai déjà dit, a fait récemment la remarque intéressante et très exacte que le membre inférieur, du côté non paralysé, devient quelquefois le siège de la trépidation provoquée. Il n'est pas rare même, en pareil cas, que la contracture permanente s'empare de ce membre, de telle sorte que Thémiplégie se complique en quelque sorte d'une paraplégie avec rigidité, qui met ainsi un obstacle presque invincible à la station et à la marche, par suite de quoi le malade reste confiné au lit pour la fin de ses jours.
Enfin, chez les hémiplégiques qui jouissent encore de quelques mouvements, cette même trépidation du pied, qui, quelquefois, s'étend à toutes les parties du membre, peut se manifester à l'occasion d'un mouvement volontaire.
Provoquée ou spontanée, la trépidation en question est un phénomène d'ordre réfiexe, j'aurai à le démontrer. Qu'il me suffise de faire remarquer, pour le moment, que son . intensité s'accroît sous l'infiuence de la strychnine, qu'elle s'atténue au contraire par l'emploi du bromure de potassium à haute dose, et de l'opium même, selon M. Berger, fait qui me semble beaucoup moins bien établi que les précédents.
Mi mÊmmàmmimy
.mMfiMKetilejsÉhli^, MÉBriêivtV4Mi>«Mt«àiMBle«IJl ce «pu, m mem pÉmOa^PipiitaMUH fnyfoqwMm jâe^ let^itmuh mftMiflttiflaiiMi» ai^iMMAtoti ài inMvlMnMri^. €lieK «Ml M|i«t sain, à bien peu d'exceptions près, il e xiite â'-i» *<xMà éÊgPé; tàmàj^émB^ùoite^ètÈi^^ Bfeigtripiayibvo-
itiaftfiié^qiihnieilWs /soriowt Mi BidMAttrg» (9^>«4itk nmÊjrqa» tnès i intitoiSBaato qa'il ^est IHs'âciceiitailiclMft'le
au bout de quelques stmamm.
C^ Amier vfaik, silt je «onArtae, iMil affiifr «m guindé ]KMnM84 pitiifu^tt Min]ila«9ar'tei-nlii0,Bigiiiter idéale phénomàne olttBune un iNtAias 'fpiiial.. Nms Bterods pas 0qliilié^> em ëfltt, 4110 (dtas te nowreau^'iiÉr')^ Maûeena. k^ midaim ne- sont. pas leaeon» (UMiipMtomflAt idéwta^^ 411e, par> oQDsdvieiit, TînfiueDce modératriee* qa^to prête «0; cerveau .poopreomit dit sur les «ctee véômLm apiiiaia ne peoA racore, à cette épofua de la iKtey s'MMPoer'yor oetl&Moie.
C^uoliqu^il en eott, il neeaMt cUttreoMiitdie'ce qui^pftftMe, ;qQe> te pkénomteftdtt^genim n'arequfevt 1^ )ihQliegif|W 400 dane Ise dnionstawiee tscmaalÉs : l^- au bien il fait complètement défaut, aiasique iOelft a fiea liftbitbetteana&t dans Uataxie ImomoMoB^ pàp:ebteBQ|»ie«ieii>dtos IM p/dyten^rflitea antérieures. ; 2*^ eu. l^fea il> slexagèm m/^ Uemeat oohmm» dans las paraljieleB^spasiDeiiquas. Glw tes hémiplégifMBimeiiaoëe'âe'CoairactaKiej fl^ piéeAll»<ffllMe aeseai^fénëmlement l^eippaHtidn^ du ptitoomàBe^ilt».ïiifed ; et a^Uiamivôiqa-ilaoit peu prononcé^ sftipttfÈienoen:es<ipàisttis dMgnifloation^ eut ëganbà IteteaeiM^eneorenonidffe ûmÉÊkK
2) Ibii, 1878.
BBÉMUtaB ;dif i0siiosr. aOB
Jî.
Le clonus du pied et celxd de Id main appartieoii/sat, ainsi qu'il nous sera facile de te montrer, à la môme catégorie que ceux, dont il va être maintenant qjiestion et qui ont été récemment introduits dans la séméiotûiue des affections cérébro-spinales par M. Westphal d*abord, puis par M. Erb (1). Ces phénomènes nouveaux sont cbUectitement désignés sous le terme générique de réflexes tendineux. De tous, le mieux étudié, le plus facile à provoquer, celui qui^ en même temps, offîre ïe plus d'intérêt pratique, est connu sous le nom de réflexe pateUaire, réflexe du tendon rotvr lien, phénomène du genou, Clonus du genou, etc. Voici comment on le met en évidence.
Le membre qu'on veut explorer est soutenu, comme dans le cas précédent, par la main gaucbe de l'observateur placée sous le jarret.
On frappe, à l'aide du bord cubital de la main droite, un petit coup sur le milieu du tendon rotulien (il est plus sûr encore de se servir du marteau à percussion de Skoda). Une simple chiquenaude appliquée sur le point indiqué, donnerait au besoin le même insultât, du moins dans cer taines circonstances pathologiques. Presque immédiatement après le choc, la jambe du malade se redresse, s'élève plus ou moins brusquement, décrivant une trajectoire plus ou moins étendue selon les cas, puis retombe aussitôt après. Quelquefois, cependant, un seul choc est suivi de deux ou trois oscillations successives ; le phénomène a acquia alors son plus haut degré d'intensité.
(l) Arch, f. Psych , t. V, 1875.
304 PHÉNOMÂNE DU GENOU.
Comme son nom Tindique, le phénomène du genou est certainement d'ordre réflexe ; c'est un réflexe spinal, et déjà quelques observations cliniques permettraient de le prévoir. Ainsi, M. Erb a fait remarquer (1) qu'en percutant le tendon rotulien de manière à provoquer le phénomène du genou, il se produit quelquefois simultanément un mouyement d'adduction de la cuisse opposée. Dans un cas de paraplégie par compression spinale — et ceci est encore une observation de M. Erb — le signe du genou avait fait défaut tant qu'avait duré la paralysie. Il reparut lorsque le malade put recouvrer l'usage de ses membres. Ceci tend à démontrer que l'existence du phénomène est subordonnée à l'intégrité de certaines régions médullaires.
Il faut ajouter encore que, d'après les observations de M. Nothnagel, confirmées par celles de M. Erb (2), l'excitation vive de certaines parties plus ou moins éloignées du lieu où se produit le phénomène du genou suffit quelquefois pour en empêcher la production. Ainsi, un pincement de la peau du ventre ou la faradisation intense du membre du côté opposé suffisent pour mettre obstacle à la contraction du triceps crural. Vous voyez qu'il s'agit ici d'un phénomène d'arrêt, analogue à ceux qu'on détermine quelquefois chez les animaux sur lesquels on étudie les diverses conditions de l'activité réflexe spinale.
Mais la nature réflexe du signe du tendon, s'il pouvait subsister quelque doute à cet égard, est aujourd'hui mise en évidence par l'expérimentation. Déjà MM. Fùrbinger, et,
(1) Ziemssen's Handb,
(2) Arch. f, Paych. VI, 1876.
PHÉNOMàNE DU 0ENOU. 305
Schultze (1) avaient reconnu que les réflexes tendineux «t, en particulier, celui du genou existent chez les animaux, chez le lapin par exemple, à l'état normal, tout aussi bien que chez Thomme, et qu'ils cessent de se produire lorsque la moelle épinière est détruite. Tout récemment M. Tschirjew a repris ces expériences et est parvenu à déterminer, avec une grande précision, les conditions de ce phénomène (2).
La région de la moelle dont l'intégrité est nécessaire pour que le phénomène du genou se produise chez le lapin, est exactement comprise entre la cinquième et la sixième vertèbres lombaires. Quand cette région de la moelle est détruite, le phénomène ne se produit plus. Au contraire, les sections qui portent au-dessous ou au-dessus de ce niveau n'ont pas cet eflet.
Or, c'est dans la région indiquée que prennent origine les racines de la 6® paire lombaire qui fournissent, ainsi que Erause l'indique dans son traité de l'anatomie du lapin, à la plus grande partie du nerf crural. Si donc vous coupez les racines postérieures ou les racines antérieures de la sixième paire, le réflexe cesse d'exister des deux côtés. Il manque d'un seul côté, si l'on sectionne la racine antérieure ou la racine postérieure de ce côté. Ainsi, voilà la nature réflexe du phénomène bien établie, et il s'agit là assurément d'un réflexe spinal. Ajoutons que les recherches de Sachs ont montré qu'il existe des nerfs qui ne peuvent être que des nerfs centripètes, dans l'épaisseur du tendon du triceps et particulièrement à la limite des parties tendineuses et des parties charnues. Ce sont ces nerfs qui, distendus au moment où le tendon rotulien est percuté, transmettraient l'excitation à la moelle lombaire.Cette excitation, portée jusqu'à la substance grise par la voie des racines
(0 Centraîhl.f. d. Ntfoenhranhh. 1875.
(2) Arch, A Piych. VIll, 187».
Cb ARGOT '^
' J06 DIVERS lâÉ»ï.&£K& fBMSBKUX.
seiisitives âè la 6* paire, seTéAéoim^sar leniucle tiic^ts par la Tore de la racine iBdtriiîe ctfrrespoiuiBDte qui n'est autre qu'une lïes principales t^iaesâuaerfcnical. J'^outerai qae, d'après les observations de M. Sécher, l'emploi de ta strychnine qui met en évidieBee, dans les cns patbolCH giques, le phénomène du pied, accroît dans les^mémes circonstances, l'intensité du ptiénomène du genou.
Il existe d'aulres réflexes tendineux, en tout comparables à celui qui vient d'ôtre décrit, sur les div«rses parties du membre supérieur. Seulement, autant qne j'en puis juger par les quelques observations tpK j'ai faites, ils sont très peu accentués à l'état normal. Au contraire, chez les hémiplégiques, dans les conditions s[)i''ciales que noi^ étudions, ils deviennent très manifestes et acquièrent en conséquence un intérêt réel. Ainsi, ilaiis ces conditidBft^s ■ c'est-à-dire lorsqu'il existe une eertaiue tendance à laAjntracture dans le membre supérieui', nu lorsque celte aontracture s'est déjà établie, la percussion du tendon du Moeps détermine une brusque flexion del'a^aiit-bras sur le bras; la percussion du tendon du triceps pro\ oqiie un mouvement inverse ; et, de même, on arrive aHrmpnt à prodaîre des ; mouvements de flexion des doigts, ilc llexion etdeproiia- ' tjon de la main, en percutant à l'extrémité inférieure do l'avant-bras les tendons des divers muscles qui accomplissent ces mouvements.
J'en aurais fini, Messieurs, avec l'étude de ces symp- ' tiîfflPS, si -je ne tenais à vous signaler les indications précieuses que peut fournir, au point de vue niême de l'interprétation clinique, l'analyse graphique de ces contractions
ANALYSE aBAPBIQUE DES BÉFLEXES. 307
musculaires réflexes, qui, dans l'état pathologique, subissent des modifications si importantes. Déjà M. Tschirjew.avaLt.£(jeplLquéJ^.iaétliod,e.gcapbijlue.àl,',étude des phiûnmèaBS qas jevotis signale, «t déterminé la 'dûréeillu temps ile ee ï'^exe cbez les sujets sains. B^mment, il.l3ria«aud a repris ces exiieriences dans mon -service, avec le concours de M. François'Frenck, et les résultais qu'il aobtenus, parliciilièrement chez les hémiplégiques, mértteot d'âtre mentionnés ici tout spécialement, en raison des enseignements que nous en pouvons tirer. D'ailleurs, il sufflÇ i^e jeter les yeux sur ces deuxitracés {Fig. S3 et S3J,
l»onr cwwtaterauppemter coupla dlBfBPBBee qui existe entre la contraction réflexe dulriceps cnird^ Su ctlté âé l'hémiplégie, et cèlledu.muscleeorresponjàànt duÉiifésaihfi).
e peujaal !a coutrsctiou. La secuaje ligne, couilée vers la ^luchei iacliquu le moment précis aille marlaau freppe le lenJan ratuliea. La Uoistërae ligue, graduée, inilii(ue la durée du temps du réileie, en cinq ŒOtiinies de. seconde. Une correction eat nécesaaife pour défalquer du temps AnrtQtie le temps perdu. correipondBat ils iransmiasian de la délormatiuu dnviudc jusqu'au orlindre eiregi»u«ur. dans les lulias desBoatcbouo d« ''•{■pareiL. Ka teoiut compte de cette correction, le temps du réflexe n'est plu ipe de 35 millièmes de seconde du cBtd sain et de 32 milliimes du cSt^ «mtnctm^.
308 ÉTVoa GRAPHIQUE.
Tous les caractères de ces tracés concourent à démontrer l'exagération du pouvoir réflexe du centre spinal dans
la moitié de la moelle qui correspond aux membres parasés. En effet , tandis que du cOté demeuré sain, l'acli'
Fig.U. — Eiigé'tlhn ds li
réflexe a lieu après un laps de temps qui équivaut à 40 millièmes de seconde, il se produit dans le triceps du ci5té paralysé au bout de 36 millièmes de seconde seulement. En outre, l'amplitude de la contraction est de beaucoup supé
ÉTUDS GRAPHIQUS. 309
rieore, du côté malade, à ce qu'elle est du côté sain ; c'est-àdire que, d'une part le raccourcissement du triceps est plus considérable, et que, d'autre part, il dure plus longtemps. Enân, la forme de la contraction du muscle en question est notablement différente, en ce sens qu'elle parait se faire presque toiyours en plusieurs temps (dicrotisme ou polycrotisme). Quelquefois môme, à la suite d'une série d'oscillations de plus en plus élevées, le muscle, au lieu de revenir à son état primitif, reste pendant quelque temps plus raccourci [Fig. 84) qu'il ne l'était au moment de la percussion rotulienne ; si bien que l'on a alors, en quelque sorte, sous les yeux, une ébauche de contracture.
Tels sont, Messieurs, les phénomènes qu'il importait surtout de relever dans la phase prémonitoire de la période des contractures tardives chez les hémiplégiques. Nous les retrouverons, je le répète, avec tous leurs caractères, dans un grand nombre d'affections organiques cérébrospinales autres que celle qui nous occupe spécialement aujourd'hui. J'ai seulement voulu vous les faire connaître une fois pour toutes dans leurs principaux détails, puisque l'occasion s'en présentait.
Actuellement, j'en reviens encore à la période prémonitoire de la contracture. Cette période peut ôtre marquée par quelques autres signes, plus rares que les précédents, d'une moindre importance pratique, mais qu'il convient cependant de signaler à votre attention, parce qu'ils sont de nature à jeter une certaine lumière sur la'question de théorie, encore fort controversée.
31a M0UYSJIIJ9NTS ASSOCIÉS.
A* Je paillerai , en premier lieu, des phénouièires canmMP. sous.le nom àe mouvements associés, suncinésieSyCommii: les nomme M^ Yulpian.
Dès 1834, Marshall Hall avait ràlevé un ceriiain nombre de faits de ce genre parmi lesquels^ d'ailleurs, plusieurs, avaient été constatés avant lui.On sait que, sou&rinflu^iKe d'un Millement, d'un étemuement^ il. se produit parfois. chez« les hémiplégiques un mouvement automatique dans le membre supérieur, alors même que ce membre esA casaplètement paralysé et que le malade est danslUmpossibilitëL' absolue de le mouvoir volontairement. Mais, pour la cpcre^ mière fois, en 1872, M. Onimus ât remarquer que dans^ des circonstances analogues à celles que nous envisageons, l'occlusion de la main du côté non paralysé, le mouvement individuel de l'un quelconque des doigts entraînent la production de mouvements semblables dans la main ou les doigts du côté paralysé. Ces mouvements provoqués par* association sont, je le répète, tout à fait involontaires ; et, même en général, c'est seulement au prix d'un grand effort de volonté, que les malades peuvent les empêcher de se. produire. M. Westphal a également signalé quelqpies faitscurieux qu'il avait remarqués, de son. côté, chez plusieurs sujets atteints d'hémiplégie infantile. Mais, je ne pui8:q[u'lndiquer ces faits en passant, car. ils ne sont pas d^ne observation très vulgaire, et ils n'offrent d'intérêt qu'au- point de vue de la théorie.
B. Également très curieux à ce même point de vue^ mais très importants en outre à considérer pour le côté pratique, sont les effets produits sur les membres paralysés des hémiplégiques frappés de contracture, par l'usage de ceiv tains médicaments, et, en particulier, de la noix vomiqne ou de la strychnine. Déjà« nous avons vu l'emploi de cet agpEint thérapeutique mettre en relief, en les exagérant ou; en. les produisant de toutes pièces, les réflexes tendineux. Nous
aUons le yoir, maiutedant^ préeigiter. e» qttel4ue< sosie las, événements^'et.déteraimçar^rs^aff^tioii du phéBomène delà contraotiH*e«
Vous n^ôtospas: as^sorémoat saa$. avoir eateiidu. î^rlen des travaux de Pduquîer, profeiaseur de cette Faculté, sur; Vusiaffe;deia ndas^vomiç^ie (Tans lefiraitamentde toipa-* ralysie. G'œt ainsi qu'est, intitulé le'Secoudméaioire.puT blié sur ce sujet par notre auteur, vers 1820. Le. premier:datait'de 1811 (1). Ce travail. est très, int^essant à oon^lter. On y trouve Torigine de toutes leei; cojanaiawuM^s act quises aiyoïird^jiui sur le sujet qui, nou& oocupe. Il compread quinze ou tsei^e obseirvatiofiSi relatives; leii^unes^ la^paraplégie par compression ou par myélite, leg^ autres à l'hémiplégie vulgaire dei^cause cérébrale.
Eclairé .par les expériences, de Ifegendie, Fouquier s'était proposé pour butde^pmduire ohe^ ces paralytiques, un tétanos artificiel, et il pensait trouver là un moyen curafif. Parmi les remar^ies qi^ fait Tautearà. la suite des obseiPvations quUl relate, je'relèverai la suivante:
« Faitf remarquable, dit Fouquies^ lanoix vomiqu&ipeut déterminer la contractioBi. des. muscles paralysés, sans atteindre les parties saines. Prise à dose convenable, elle n'agit que sur les parties malades. Il semble que celles-ci ressentent d'autant plus vivement l'effet du médicament,
qu'elles sont plus complètement privées de mouvement
Voilà, ajoute-t-il, des faits qu'il nous serait impossible de rapporter aux lois de la physiologie. »
Sans doute, à l'époque où ce travail était publié, ces faits méritaient bien d'être j ugés incompatibles avec toutes les données de la physiologie pathologique. Mais, aujourd'hui que l'action de la strychnine sur les centres nerveux a été
\1) Ce deuxième travail est inséré dans le tome Y des Mémoirts de l'ancienne Société de la Faculté de médecine; il a été réimprimé dans le tome II de la BihL de thérap. publié par Bajle, en 1830. Page 141.