CELLULES PYRAMIDALES DU CERVEAU
culiers. Ce prolongement porte le nom de prolonge^ ment nerveux, et vous allez saisir dans un instant la raison de cette qualification. Il se détache du corps de la cellule ou d'un de ses prolongements les plus gros, sous la forme d'un filament très-gréle, mais qui, peu à peu, devient de plus en plus volumineux. Ce prolongement ne se ramifie point et il se colore moins vivement par le carmin que les prolongements du protoplasma.
Enfin, si on réussit à le suivre suffisamment loin, on le voit se recouvrir, à Tinstar d'un nerf ordinaire, d'un cylindre de myéline, si bien qu'il y a lieu de le considérer à son origine comme un cylindre axile et, à une cer- ' taine distance, comme un nerf complet. La connexité des cellules nerveuses, par la voie de ce prolongement, avec les tubes de la substance médullaire, n'est donc pas douteuse.
Tels sont. Messieurs, les principaux caractères des cellules nerveuses motrices spinales ; il est temps de mettre en regard d'elles les cellules pyramidales de Vécorce grise {Fig. 4),
Ces cellules présentent des dimensions très-variables. Il en est de très-petites relativement : ce sont les plus nombreuses. Ces cellules pyramidales, qu'on pourrait appeler de la petite espèce, ont en moyenne O.OlOji de diamètre à la base. Celles de la grosse espèce, moins multipliées que les précédentes, occupent d'ordinaire la région la plus inférieure de la couche des cellules pyramidales. Leur diamètre atteint jusqu'à 0.022ii (Koschewnikofl).
Enfin, il y a des cellules pyramidales géantes [Riesen^ zellen). Elles ont été étudiées avec soin par M. Betz (de Kiew) et par M. Mezierjewski. On les rencontre dans des régions spéciales, bien déterminées, de Técorce grise. Le diamètre de ces cellules gigantesques va quelquefois de
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O.040 [1 à 0.050 fL, c'est-à-dire qu'il égale celui des cellules des coraes antérieures de la moelle.
Quoi qu'il en soit de ces différences dans les dimensions, la constitution des cellules pyramidales paraît être , aa fond, toujours la même. Noos l'étudierons en conséquence, pour plus de commodité, sur les cellules de la grosse espèce ou, encore, sur les cellules géantes.
La dénomination de cellules pyramidales peut être, jusqu'à un certain point, prise au pied de la lettre : leur configuration se rapproche, en effet, de celle d'une pyramide plus ou moins allongée. Le corps de la cellule rappelle ce que nous avons dit tout à rbeure, etScbultze déclare y avoir reconnu la structure fibrillaire. Le noyau, suivant beaucoup d'auteurs, est anguleux et reproduit en quelque sorte la forme générale de la cellule. Le nucléole, lui, n'offre rien de particulier.
Les prolongements cellulaires présentent des particula-
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ritéi» dignes dlntéiét. L'un d eax poomit être appelé prolonçeme/ii pyramidal, car il cootiaue. pour ainsi dire, le corps de la cellule en s effilant pivgres^vement. U pousse dans son parcours quelles prolongements latéraux et se divise parfois en forme de fourche i son extrémité qui sç dirige toujours vers la surface de la circonTolution. H résulte de cette direction que la cellule est orientée de teUe façon que la base est parallèle au bord intérieur ou médullaire de la zone d'écorce grise.
D'autres prolongements de la même catégorie partent, soit des angles, soit de la base. Ceux-là se ramifient de manière à rappeler les prolongements de protoplasma des cellules motrices spinales. Ces prolongements se résolventils dans récorce grise en un réseau nerveux, ainsi que cela a lieu, d'après M. Gerlach, pour les cellules spinales? Quelques auteurs l'affirment.
Mais il existe certainement, Messieurs, pour les cellules pyramidales de la grosse espèce et les cellules géantes, — peut-être aussi pour les petites cellules — un prolongement spécial analogue au prolongement cylindrique des cellules motrices spinales. C'est, dans un cas comme dans Vautre, un filament grêle à son origine et qui va ensuite en ç'épaississant légèrement. Sur des dissociations heureuses, i\ est possible, à une certaine distance de la cellule, de voir ce prolongement se recouvrir d'un cylindre de myéliiie, M.Koschewnikofl' (1) a mis ce fait hors de doute en dissociant des cellules des lobes antérieurs du cerveau d'un sujet qui avait succombé à une encéphalite et , depuis la publication de son travail, on a pu constater maintes fois
(l) A. Koschewnikoff. — ÂxencylinderforsâU der NervenzelUn im kleinen Ilirn des Kalbes. In Schultze's Archiv^ p. 332, 1869. — Axencylinderfor' iâtt der Nervenzellen ans der Grosshimzinde. — Idem, 1869, p. 375. — Belz. ^ Centralblatty 1874, p. 579. — Mierzejewski. — Studes sur ht lettons cérébrales dans la paralysie générale. In Archives de physiologie^ p. 194,1875. — J. Batty Tuke. — Morisonian Lectures. In Bdinh, mei. Journal, p. 394, mai 1874.