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LÉSIONS DES CORNES GRISES ANTÉRIEURES

qui sont,cotnme on lôTeïra dans uninstânt, pour le point de vûê çue nous envisageons en 6e ihoment, partlculïèi^ement intéressantes.

Les fAitiT) rassemblés ohemin faisant dans Texposé qui précède, nous mettent ft même de justifier la proposition qni inaugure le présent chapitre» Nous yenons d'établir qu'au point de vue anatomique, il existe une analogie considérable eiitrë les forMes pWtoltités et la fotme consécutive de la sclérose fasciculée latérale. Cette assimilation peut être poursuivie sur le terrain de la clinique. On sait, en effet) que Timpuissance motrice, une contracture passagère d'âbôt*d, pttts permanente dés membres, avec trépidation spontanée ou provoquée, etc., formentrensemble symptomâtique qui rètêle, pendant la vie, l'existence des scléroses spinales fasoiculées, primitives, c'est-^à-dire indépendantes de toute lésion cérébrale. Or, tous ced sjrmptômes se reproduisent avec leurs caractères essentiels, dans les cas de sclérose conséôutire à tine lésion du cerveau, et constituent, en définitive, le tableau clinique de l'hémiplégie permanente, vulgaife. On peut donc dire aujourd'hui qu'entre la lésion r< sclérose latérale » et le phénomène « contracture permanente, D il existe une relation dont à la vérité là raison physiologique nous échappe complètement, quant à présent, màiè dont là réalité néanmoins est établie suf un grand nombre d'observations (1) .

nou-seulemeDt les fibres cérébro-spinales et pyramidales, fiiaiiS encore dès fibres propres, qui commencent dans la moelle et s'y terminent, des fibtéê à proprement parler spinales.

(t) La contracture permanente déS membres, comme lô ïflôntte entre autres Thistoire de l'bystérie, peut se montrer sans accompa^émehl de sclérose spinale latérale ; mais, lorsaue cette lésion existe, la contràdtïiYt permanente est un de ses symptômes habituels*

LÉSIONS DU SYSTÈME COETICAL. i63

Ce n'est pas, dans mon opinion, la rétraction de la cicatrice cérébrale, comme le veut le docteur Todd, non plus que rencéphalite survenue au voisinage du foyer» comme le soutiennent actuellement encore beaucoup d'auteurs, qui pourront rendre compte de Tapparition de$ contractures dites tardives, chez les hémiplégiques ; c'est au contraire l'existence d'une myélite chronique, produite dans le faisceau latéral, en conséquence de la lésion du cer* veau, qu'il convient de faire intervenir ici. Je m'abstiendrai d'entrer à ce propos dans une discussion en règle, et je vous renverrai une fois encore, au travail déjà cité de M. Bouchard, où nous trouvons rassemblés tous les documents qui peuvent être invoqués en faveur de l'opinion que je soutiens.

Développée à l'occasion d'une lésion cérébrale en foyer, la sclérose consécutive acquiert, vous le voyez, à un moment donné, une existence en quelque sorte indépendante, autonome ; elle se traduit par des symptômes particuliers. Il peut arriver que, en raison môme de cette autonomie, la lésion se répande au-delà des limites qui lui sont d'habitude assignées dans les faisceaux latéraux et envahisse dans la moelle des territoires voisins, les cornes de substanx^e grise, par exemple: on comprend qu'en pareil cas d'importantes modifications puissent survenir dans le tableau symptomatique ; c'est ainsi que les muscles des membres paralysés qui, d'ordinaire, dans l'hémiplégie permanente, conservent pendant fort longtemps leur texture normsde, et ne s'amaigrissent qu'à la longue, subissent dans certains cas une atrophie dégénérative plus ou moins rapide, en même temps que la rigidité déterminée par la contracture fait place de nouveau à la flaccidité. Dans plusieurs exemples de ce genre, nous avons constaté, M. Pierret et moi, en outre delà sclérose latérale classique, une lésion delà corne grise antérieure du même côté, ayant amené la destruction des grandes cellules nerveuses de la région. L'eavahisçie-

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ment des cornes grises postérieures pourrait expliquer de la même façon l'apparition dans Thémiplégie vulgaire, de certaines anesthésies partielles. Enfin, l'extension du processus irritatif , soit à toute l'étendue du faisceau latéral du côté correspondant, soit môme au faisceau latéral du côté opposé, rendra compte sans doute du fait que, contrairement à l'observation commune, la contracture prédomine quelquefois considérablement, à un moment donné, dans le membre inférieur, ou s'étend même parfçis au membre inférieur du côté opposé (1).

Je ne me suis guère occupé, jusqu'ici de la sclérose fasciculée d'origine cérébrale, qu'en tant qu'elle dépend d'une lésion des masses centrales ; je voudrais maintenant m'arréter un instant sur celle qui se produit à la suite d'une lésion du système cortical. En tant qu'affection spinale ou bulbaire, la sclérose latérale, dans ce dernier cas, ne diffère aucunement de ce qu'elle est dans le premier. Les conditions particulières de développement constituent seules une différence et motivent quelques nouveaux détails.

Vous n'avez pas oublié comment nous avons été conduits à admettre, à titre d^hypothèse très-vraisemblable, l'existence de fibres pédonculaires directes^ c'est-à-dire qui, après leur issue du pied du pédoncule, traverseraient la capsule interne sans entrer dans les noyaux gHs des masses centrales, et ne s'arrêteraient, par conséquent, que dans la substance grise corticale; en outre des arguments déjà mis en œuvre, quelques faits d'expérimentation peuvent être invoqués encore en faveur de l'existence de telles fibres, même chez des animaux placés assez bas dans

(l) Voir à ce propos Bastian. — Paralysis fromBrain Diseases^ etc., p. 141. LondoQ 1875.

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réchelle, le lapin, par exemple. Ainsi, dans les expériences déjà citées de M. Oudden (1) et pratiquées^ nous le savons, chez de très-jeunes animaux, on voit, huit mois après Tablation des parties antérieures d*un hémisphère, — les masses centrales, couche optique et corps strié, étant demeurées intactes, — on voit, dis-je, après cette mutilation, la capsule interne du côté correspondant s*atrophier d*une façon remarquable. 11 est clair que cette atrophie n'aurait pas lieu, si la capsule interne, comme le veulent quelques anatomistes, était exclusivemeat composée de fibres pédonculaires indirectes, c'est-à-dire se terminant dans répaisseur des noyaux gris centraux.

Chez le chien, le hasard a fait rencontrer à MM. Carville et Duret (2),une lésion qui avait détruit la substance blanche de toutes les parties frontales d'un lobe, sans affecter directement les noyaux gris centraux non plus que la capsule interne. Dans ce cas, il y avait une atrophie trèsaccusée du pied du pédoncule, de la protubérance, et de la pyramide bulbaire du côté correspondant à la lésion cérébrale.

La réalité, chez l'homme, de ces fibres pédonculaires directes, semble être, à son tour, attestée par la production même de ces dégénérations secondaires qui, ainsi que nous Tavonsdit, se développent en conséquence des lésions étendues et profondes de la substance grise corticale.

Ces fibres pédonculaires directes, après leur épanouissement dans la couronne rayonnante, se répandent-elles indistinctement dans toutes les régions de Thémisphère ; sontelles, au contraire, affectées à des départements particuliers de récorce grise? Les faits que j'ai réunis dans le but d'étudier cette question plaident en faveur de la seconde hypothèse. Ces observations, recueillies dans mon service à

(1) Archif>. f. psychiatrie^ Bd. II, 1870, pi. VIII.

(2) Archives de physiologie, 1875.

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Vhospice de la Salpétrière, pendant le cours des 15 der^ nières années, sont relatives à des cas de ramollissement ischémicjue anciens (1). La lésion, dans ces cas, se présentait ^ovLBlsiîorme de plaques jaun^Sy plus ou moins étendues en largeur, intéressant plus ou moins profondément la substance blanche subjacente, et occupant les régions les plus diverse^ de la surface des hémisphères. Dans toutes les observations, il est expressément mentionné que le ramollissement avilit complètement respecté les masses centrales : couches optiques, noyau caudé, noyau lenticulaire, capsule interne. Mes observations peuvent être ramenées à deux groupes.

Le premier comprend^ les cas dans lesquels, pendant la vie, il n'avait pas existé d'hémiplégie pern^anente, et où, à Tautopsie, la dégénération consécutive faisait défaut. Dans tous, les circonvolutions desservies par l'artère sylvienne, et en particulier les circonvolutions frontale et pariétale ascendantes, étaient restées indemnes. Les plaques jaunes occupaient Tune des régions suivantes, savoir : une partie quelconque des lobes sphénoïdaux, le lobe carré, le coin, un lobe occipital ou les deux lobes occipitaux tout entiers, une région quelconque des deux tiers antérieurs des Içibe» frontaux.

Dans tous les cas du second groupe, il y avait eu, au contraire, hémiplégie permanente, et la sclérose consécutive était parfaitement accentuée. Le trait commun à ces cas, est que, constamment, la lésion intéressait plus ou moins l'une ou l'autre des circonvolutions ascendantes frontale et pariétale, principalement dans leur moitié supérieure, et souvent toutes les deux à la fois. Il y avait, en

(l) La plupart de ces observations sont accooipagnées de dessins faits diaprés nature ; ceux-ci permettent, on le comprend, de préciser le siège et l'étendue des lésions et suppléent, par connéquent, à l'insuili^Ai^ice malheureusement très-habituelle des descriptions.

SCLÉROSE CONSECUTIVE. 16

outre, le plus souvent, participation des régions les pins voisines des circonvolutions frontales et pariétales. La figure que je fais passer soos vos yeux vous montre un bel exemple de ce genre {Fig. 4S).

Vous voyez, d'après ce qui précède, que, comme je vous l'avais annoncé, la production des scléroses secondaires, en conséquence des lésions destructives de l'écorce des hémisphères, paraît être subordonnée au siège qu'occupent ces dernières lésions. Je vous ferai remarquer, en terminant, que ces départements du système cortical, dont, à l'exclusion des autres, l'altération détermine le développement des dégéaérations secondaires, correspondent à celles qui, chez le singe, sont désignées par l'expérimentation comme renfermant les centres dits psycho-moteurs ; ce sont aussi ceux dans lesquels la substance grise corticale contient les cellules pyramidales les plus volumineuses.

Je viens de mettre en relief, Messieurs, un fait important

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qui devra être utilisé pour Tétude des localisations dans le système cortical des hémisphères cérébraux, étude difflcile que nous entreprendrons dans nos prochaines leçons.

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