Ulitlioff, Arck. f. l’syrii., t. XXI, fasc
TABES DOHSüALlS.
(le labes ii’cn avoir trouve» que 20 avec des paralysies oculaires ; il est probable qu’il ii’a voulu parlerquedesmaladesacluellemenl porteurs d’uue pai’alysie de ce genre, car, en comptant ceux chez lesquels une paralysie oculaire a cxisti» à telle ou telle période du tabes, on arriverait, je crois, à un ebiffre beaucoup plus considérable.
Au point (1e vue de la fréquence plus grande de la paralysie sur tel ou tel de ces muscles les avis dilbu'enl. Pour MM. Berger et Uoiriow, le dvoil externe est le plus souvent frappé; pour MM. de
Fig. 113.
Homme tabétique alteiiil de ptosis double. — Cette photographie a été faite dans l'attitude que prenait le malade quand il ne cherchait pas à regarder quelque objet. (Collection de M. Charcot.)
AVatteville et Landolt, c’est le droit externe. Puis viennent le droit supérieur, le droit inférieur, le petit oblique et enfin le grand oblique. En outre, dans quelques cas, la paralysie, au lieu de se limiter à un seul de ces muscles, les atteint progressivement les uns après les autres, au point que l’œil ne peut plus faire le moindre mouvement : on dit, dans ces cas, qu’il y a ophthalmoplégie externe progressive.
Parmi les nerfs oculaires, c’est le moteur oculaire commun qui est le plus souvent atteint.
DIX-SEPTIÈME LEÇON. ‘207
Eli géiiénil, vous n’aurez pas gramrpeino, .Messieurs, à couslaler l’existence île ces paralysies, grâce à la tlévialioii des axes oculaires qui eu est la couséqueiice. Cepciiilaut, pour quelques cas où cette déviation ii’existe pas dans la position ordinaire du regard, vous devrez la rechercher, eu laisanl suivre votre doigt, dans les diflércutcs directions, par les yeux du malade. En outre, vous ne manquerez pas de vousenquérir s’il a eu de la diplopie, et l’une des premières questions que vous devrez faire est la suivante : « Voyez-
llommc Uibélique atteint de ptosis double. — Cette pliotographie a été faite dans l’attitude que prenait ce malade quand il cbercliait à regarder un objet; il était alors obligé de rejeter sa lète en arrière jusqu'à ce que cet objet correspondit à la mince fente qui e.vistait entre scs deux paupières.
VOUS double? — .V une certaine époque, avez-vous vu double ? ».
Ces paralysies peuvent être, soit unilatérales, soit bilatérales. ,M. F ournier, qui en a donné une excellente description, insiste, à juste titre, sur quelques-uns de leurs caractères qui sont : d’être dinsociées, partielles, voire parcellaires, fugaces, éphdmùres, parfois presque inslanlanées, c’est-à-dire qu’ordinairement elles guérissent d’elles-mùrnes au bout de peu de temps, quelques semaines, quelques jours, ou même plus rapidement encore; mais, en revanche, elles sont svjelles aux récidives.