‹ Lec̦ons sur les maladies de la moelleChapitre 34 sur 78 · TABES DORS ÜA LIS · texte numérisé non relu

TABES DORS ÜA LIS

Parmi ccs paralysies, les unes, d’après les oplitlialmologistes, se présentent comme d’origine périphérique, les autres, comme d’ori-

Fig:. 115.

Asymétrie des axes des yeux par suite de paralysie oculaire tabétique. (Collection Damaschino.)

gine centrale nucléaire ; mais ces faits ne sont pas complètement élucidés.

La pLosis est un phénomène qui s’observe assez fréquemment dès le début du labes : elle est le plus souvent unilatérale, dans quelques cas aussi bilatérale ; elle accompagne le plus souvent la déviation de l’œil en dehors, étant consécutive à la paralysie du moteur oculaire commun ; quelquefois aussi elle se montre isolée, sans aucune participation des muscles de l’œil. En général, elle est incomplète, parfois cependant elle est tellement prononcée que même en renversant la tête en arrière, le malade ne peut plus voir du tout avec cet œil; il est obligé do relever directement sa paupière avec le doigt ou, si son travail exige l’usage des deux mains, avec un bandeau ou une serre-fine.

Quelquefois, en même temps que ces paralysies oculaires, on constate du larmoiement ou de Vépiphora; dans certains cas, ces symptômes sont sous la dépendance non plus de l’élément paralytique, mais de véritables troubles sécrétoires sur lesquels nous aurons à revenir dans la suite.

Enfin, on peut encore observer d’autres phénomènes sur lesquels

niX-SETTlKME LEÇON. ‘209

l’attention n’a été appelée que récemment cl qui sont, par conséquent. moins connus :

Vexoplithaîmie, dont nous parlerons plus en détail à pi'opos des complications cardio-vasculaires du tabes.

Un léger rétrécissement delà fente palpébrale (Jacobson, Berger), qui serait dû à la paralysie des fibres lisses du grand sympathique innervant la paupière, et analogue à celui que l’on constate à la suite de certaines lésions des racines cervico-brachiales. Ce symptôme serait en réalité assez fréquent.

V hypotonie oculaire (Berger), consistant dans la diminution de la tension intra-oculaire par suite de paralysie du grand sympathique.

Page 1