MACULKS ICT DIFFORMITÉS DF, LA PF,AU
cile l’e-xemple d’un homme (|iii présenlail sur la parlre antérieure de la poitrine, une tumeur kéloïdienne ayant avec le corps et les pattes d’un crabe, une analogie assez frappante. Ces tumeurs sont toujours indolentes, elles ne se lient à aucun trouble fonctionnel et n’ont aucune influence sur la santé. Une fois développée, la kéloïde a une grande tendance à persister ; il peut arriver néanmoins qu’elle s’affaisse, et que sa coloration change, mais il reste toujours quelques traces de^ cette difformité.
La kéloïde se développe quelquefois sur des cicatrices ; dans d’autres circonstances elle se montre sur des parties qui n’ont été le siège d’fiucune lésion. Dans tous les cas il est impossible de reconnaître l’influence qui préside au développement de cette singulière production qui, du reste, ne paraît pas héréditaire. Elle est quelquefois congénitale; le plus souvent elle est acquise et survient à l’âge adulte.
Le plus souvent, comme toutes les autres diflbrmités, la kéloïde résiste aux moyens de traitement : on a vu cependant, dans quelques cas, le traitement par les fondants avoir une efficacité réelle pour diminuer la saillie des tumeurs. On peut donc conseiller, à l’intérieur, l’iodure de potassium, à l’extérieur, les pommades iodurées, les emplâtres de Vigo et les vésicatoires.
On voit que toutes ces alfeclions que nous venons dépasser rapidement en revue sont intéressantes à connaître au point de vue du diagnostic; il en est qui au premier abord pourraient être prises pour des manifestations d’une affection générale, il importe donc de savoir les distinguer. Elles ont d’ailleurs toutes ce caractère commun, si nous en exceptons la maladie bronzée d’Addison, de n’ôtre liées à aucun trouble fonctionnel, et de n’en point entraîner avec elles. Les unes, et
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elles sont peu nombreuses, disparaissent sous rinlluence du traitement tout local qu’on dirige contre elles ; les autres sont indélébiles et incurables, à moins d’exciser la partie de la peau qui les supporte, ce qui est possible lorsqu’elles sont circonscrites. Leur indépendance de toute affection générale, le peu de retentissement qu’elles ont sur les fonctions de la peau, le peu d’influence même du traitement, nous prouvent la légitimité du groupe dans lequel nous les rangeons toutes. D’après les détails dans lesquels nous sommes entrés, nous pensons qu’on reconnaîtra la vérité de la proposition que nous émettions au commencement de leur histoire, en disant : - «t que ce ne sont pas des maladies, mais bien des vices de conformation du tégument externe. »