DEUXIÈME CLASSE
Après avoir passé rapidement en revue les affections qui consliluenl notre première classe, nous arrivons à un groupe de maladies à lésions élémentaires multiples, à formes variables, mais, si différentes qu’elles soient en apparence, présentant un trait commun qui les réunit, un caractère général essentiel qui les domine toutes : ce sont des affections accidentelles, non contagieuses, indépendantes de toute diathèse. Elles suivent dans leur évolution une marche simple, souvent aiguë; presque toutes elles tendent spontanément à la guérison; et lorsqu’elles ont disparu elles ne laissent à l’individu qui les portait aucune disposition à les contracter de nouveau. Elles pourront bien se développer chez lui une seconde, une troisième fois dans des circonstances analogues à celles qui accompagnaient leur apparition première, mais vous ne trouvez pas là cette fatalité de récidive, cette transmissibilité héréditaire, triste apanage des dartres, pas plus querimmunilé qui semble suivre les exanthèmes contagieux, les fièvres éruptives.
Ces maladies ne réclament pas, en général, une thérapeutique bien active. Les émollients en forment la hase ; quelques dérivatifs sur le canal digestif sont quelquefois indiqués, et ce n’est que dans des cas rares qu’il faut recourir à une médication plus compliquée.
ÉIIYTIIÈME.
En résumant les caractères que nous venons d’in liquer sommairement, on voit que le trait principal des alîections que nous avons réunie? dans notre seconde classe, c’est d’être accidentelles, non contagieuses et indépendantes de toute diathèse. Nous avons placé dans cette classe : 1° l’érysipèle ; 2° l’érythème; 3° l’urticaire ; 4° l’ecthyma; 5° le zona ; Q° le strophulus; 7° le prurigo; 8" l’acné; 9“ le pemphigus.
Nous ne traiterons pas ici de l’érysipèle placé à la fois sur les limites de la pathologie interne ordinaire et de la pathologie cutanée; son histoire se rencontre dans tous les traités de pathologie ; nous commencerons donc par l’élude de l’érythème.