‹ Leçons sur les maladies des voies urinairesChapitre 28 sur 36 · SUR LUS ACCIDENTS GÉNÉRAUX ET LOCAUX · texte numérisé non relu

SUR LUS ACCIDENTS GÉNÉRAUX ET LOCAUX

aussi l’exploration directe de l’urèthre et de la vessie avec les instruments métalliques provoquent, plus facilement que chez tout autre, les accès aigus d’intoxication urineuse, prenant vite une forme grave.

Chez tous ces sujets les accidents locaux consécutifs aux mauvaises manœuvres des cathétérismes, la suppuration de la prostate, l’infiltration urineuse arrivent facilement ; ils surprennent en raison de leur soudaineté.

Alcoolisme. — J’ai surtout ici à vous parler des particularités de la stagnation d’urine chez les alcooliques. La congestion locale de la prostate est toujours plus intense, l’état ballonné avec consistance demi-molle de cet organe est toujours plus marqué, même pendant la période latente de la stagnation. Ainsi que je l’ai observé plusieurs fois le passage dans l’urèthre, au niveau de la protaste, d’une bougie olivaire molle d’un calibre moyen suffit pour provoquer la sortie d’une quantité notable de sang. Au moment des excitations fréquentes pour uriner avec ou sans rétention, le moindre contact d’un instrument en gomme ou en métal, avec la région prostatique et le col vésical, suffit pour donner immédiatement une abondance de sang, qui n’est point en rapport avec la manœuvre faite. Les tissus peu résistants se déchirent au plus faible traumatisme : de là le sang et la facilité des fausses routes dans ces cas.

A toutes les causes de la congestion prostatique dans les stagnations d’urine dont je vous ai parlé, dilatation de la vessie par l’urine, stagnation de matières fécales dans le rectum, efforts habituels pour uriner et pour aller à la garde-robe, s’ajoutent chez les alcooliques la laxité des tissus et les troubles de circulation

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