CHLOROSE. — MORT SUBITE PAR OBLITÉRATION
aorte chlorotique à type moyennement prononcé:
Tout l'intérêt de cette autopsie porte sur le cœur droit. Celui-ci présente d'abord, sur la f artie inférieuré de la cloison interventriculaire, près du sommet du ventricule, des caillots ayant pour point de départ deux plaques scléreuses de l'endocarde, l'une d'elles, incrustée de sels calcaires. Ces caillots, en forme de choux-tleurs, sont mous, friables, granuleux, d'une coloration grisâtre. Us forment deux masses déchiquetées, chacune du volume d'un gros pois.
En second lieu, on voit un caillot en forme de battant de cloche, long de 3 centimètres, large de 2 au sommet, renflé à sa partie moyenne, cylindro-conique à grosse extrémité libre et déchiquetée, à petite extrémité rattachée à la pointe du cœur droit par un pédicule mince, fibreux, ressemblant à un cordage tendineux, incrusté de sels calcaires. Dans son ensemble, ce caillot est dur et donne la sensation de nodosités multiples, renfermées dans un sac. Il est constitué par deux parties : l'une très dure, incrustée de sels calcaires, tapissée par l'endocarde qui a proliféré et l'a recouverte ; l'autre en forme de tête végétante en choufleur, terminée par des débris analogues aux caillots qui oblitèrent l'artère pulmonaire.
Cette dernière partie vient s'intriquer avec la valve antérieure de la tricuspide. Elle était donc soumise à un perpétuel frottement pendant le jeu du cœur, et cette particularité a empêché le prolongement de l'endocarde d'en revêtir l'extrémité libre au niveau de laquelle se sont produites des concrétions par battage, susceptibles de fournir des caillots emboliques.
L'oblitération pulmonaire s'est faite en divers temps. La malade n'a jamais craché â,e sang. On ne pouvait