CHLOROSE. — MOHT SUDITE PAR OBLITÉRATION
donc songer pendatU la vie à des infarctus pulmonaires. C'est ce que nous montre encore l'examen des poumons. Ceux-ci sont atélectasiés. Mais nulle part on ne rencontre de foyer d'infiltration sanguine, limités et saillants comme des infarctus (1).
Cette observation, Messieurs, est intéressante à plusieurs titres.
Les autopsies de chlorotiques sont rares, surtout en pleine évolution de la maladie comme dans le cas présent ; malheureusement celle-ci, en dehors du point qui nous a occupé, n'est pas aussi complète que je le désirerais.
On a noté cependant le volume plutôt petit du cœur, l'aortis chlorotica a un degré moyen, enfin une légère aplasie sexuelle.
J'ajoute qu'il n'y avait pas trace de tuberculose pulmonaire, bien qu'à l'auscultation il y eût une légère modification de la respiration.
A l'occasion de ces constatations nécropsiques, je désire appeler votre attention sur la thrombose chlorotique et sur les polypes du cœur.
Je n'ai pas trouvé dans la littérature médicale mention de caillots pariétaux intracardiaques, formés pendant le cours de la chlorose. Le fait actuel est donc peut-être unique en son genre.
Et, cependant, les coagulations intravasculaires, veineuses surtout, ne sont pas rares dans cette maladie. C'est au niveau des membres inférieurs qu'on les rencontre de préférence sous forme de phlegmatia alba dolens, simple ou double, absolument analogue
(1) Les pièces anatomiques ont été présentées à la Société médicale des hôpitaux, le 13 mars 189G.