‹ Leçons sur les maladies du système nerveux faites a la Salpêtrière. [electronic resource]Chapitre 116 sur 203 · GRAVITÉ DE L'ANURIE ORDINAIRE · texte numérisé non relu

GRAVITÉ DE L'ANURIE ORDINAIRE

rature ne s'est jamais élevée au-dessus de 37° et quelques dixièmes ' .

Ainsi, Messieurs, cette nouvelle épreuve ne fait que confirmer la première, et tout concourt, comme vous le voyez, à faire reconnaître Vexiste)ice de Vischurie hystérique avec pariirie erratique, à titre de phénomène pathologique avéré, en dehors de toute simulation. Si cette conclusion est légitime, il est clair que les observations anciennes reprennent quelque valeur. Il est nécessaire seulement d'y dégager le faux du vrai ; d'en éliminer, par exemple, certains symptômes extraordinaires, tels que l'écoulement de l'urine par le nez, les yeux, etc., et les vomissements de matière fécale. Quelques-uns de ces cas se présentent d'ailleurs dans tous leurs détails avec les caractères d'un fait véridique. Dans cette catégorie, nous rangerons, par exemple, le fait du D'" Girldstone (de Yarmouth) et quelques autres encore.

Je voudrais maintenant rechercher avec vous. Messieurs, si la contradiction que nous avons reconnue entre Vanurie ordinaire qui s'observe chez l'homme ou Vanurie eœpériynentalement produite chez les animaux d'une part, et Vischurie des

• Etch a offert, cette année même (1875), une nouvelle période d'ischurie

hystérique. En examinant le tracé (PL X), qui représente la quantité d'urine rendue chaque jour et celui qui résulte des 112 analyses chimiques faites par M. P. Regnard, on remarque que, pendant trois mois, la malade rendait quotidiennement de 15 à 20 grammes d'urine, contenant de 3 à 4 décigrammes d'urée. Certains jours, pourtant, au milieu de crises douloureuses, la malade émettait en quelques heures jusqu'à quatre litres d'urine, renfermant 27 grammes d'urée. —

Pendant cette période, Elch n'a pas présenté de vomissements par où l'urée

ait pu s'évacuer, comme cela avait eu lieu dans les périodes dont il est question dans la leçon. (Voir, à ce propos, une communication que nous avons faite avec M. P. Regnard à la Société de biologie, 3 juillet 187S). — Nous aurons l'occasion de dire plus loin dans quelles circonstances celle ischurie a cessé tout à coup. Voir p. 357). (B.)

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