‹ Leçons sur les maladies du système nerveux faites a la Salpêtrière. [electronic resource]Chapitre 154 sur 203 · ÉTAT DE MAL ÉPILEPTIQUE : TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

ÉTAT DE MAL ÉPILEPTIQUE : TEMPÉRATURE

Mais si, en ce qui concerne le caractère thermique, l'accès d'hystérie épileptiforme et l'accès cVépilepsie vraie se confondent, il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit d'accès qui s'agrègent et s'enchevêtrent de manière à constituer ce que, pour l'épilepsie, on appelle les séries ou l'éiat de mal.

pin 35. — Température prise un peu après le 11" accès. Du 1" jour (soir) au 2= jour ["iiiatinl 31 accès. + Température après une rémission de quatre heures. A partir de là.iès accès s'éloignent et cessent le 3= jour. La ligne ponctuée répond au pouls.

Il y a d'ailleurs, dans cet état de mal des épileptiques, à distinguer ce qu'on nomme les petites séries, composées de 2 à 6 accès, et les gravides séries, où l'on compte jusqu'à 20, 30 accès ou même plus dans les vingt-quatre heures. C'est à ces dernières que je m'adresserai exclusivement, parce que le phénomène sur lequel je veux insiter se montre alors dans son type

^~>^ ÉTAT DE MAL lIY.STËRO-ÉpiLEPTIQCf:

de complet développement. En pareil cas, Messieurs, c'est-àdii-e, lorsque les accès de l'épilepsie vraie se répètent en grand nombre, dans un court espace de temps, la température centrale s'élève d'une manière très remarquable ; et très certainement cette élévation thermique ne peut pas être rattachée exclusivement à la répétition non plus qu'à l'intensité des contractions musculaires toniques, car les convulsions peuvent cesser complètement pendant plusieurs jours et la température néanmoins se maintenir pendant ce temps-là à un taux très élevé. Nous pouvons reconnaître et suivre ces particularités sur le tableau que je mets sous vos yeux, et qui nous montre les modifications qu'a présentées la température centrale chez la nommée Chevall.., pendant le cours de Vétat de mal épilepii^ue qu'elle vient de subir tout récemment. {Fig,

Il ne faut pas ignorer que cette élévation de la température est, dans la grande majorité des cas, même après toute cessation des convulsions, un indice du plus fâcheux augure ; elle s'accompagne d'ailleurs le plus souvent d'un état général qui, par lui-même déjà, donne beaucoup à penser; ainsi, tantôt il existe un délire plus ou moins accusé, — que M. Delasiauve rapporte à la congestion méningiiique, — tantôt au contraire un coma plus ou moins profond, — congestion apoiilectiforme des auteurs ; — dans les deux cas il y a prostration des forces, sécheresse de la langue, tendance à la formation rapide d'eschares au sacrum ; quelquefois enfin, production d'une hémiplégie transitoire, dont la raison n'a pas encore été révélée par l'autopsie. Cependant, et c'est là une donnée fort importante à consigner, cette élévation de la température, alors même qu'elle dépasse 41°, et qu'elle s'accompagne des symptômes graves qui viennent d'être énumérés, n'est pas un signe annonçant nécessairement une terminaison fatale. Vous voyez par l'observation même de Chevall... qu'on peut guérir, encore, au milieu de toutes ces fâcheuses circonstances. L'élévation de la tempéra-

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