ÉTAT DE MAL HYSTÉRO-ÉPILEPTIQUE 3Î
ture au-dessus de 410 n'est donc pas nécessairement terminale, en pareil cas ; et il y a par conséquent quelque chose à rabattre des assertions émises à cet égard par M. Wunderlicli d'abord, et après lui par M. Erb
I L'observation de la nommée Chevall. . . est consignée tout au long, Jusqu'à la date du 26 mars 1872, dans nos Etudes cliniques et thermom. sur les ^<'^^^^' f système nerveua:. (Obs. XXXIH, p. 285.) Depuis cette ^poque Chev Edmee a été prise de nouveaux accidents qui ont eu une issue fatale. Nous pensons d'autant plus utile de les relater ici que, outre qu'ils complètent l'observation ancienne, ils apportent une nouvelle preuve à l'appui des opinions émises par M. Charcot dans la présente leçon. , . .
1873 — 9 /•^•■«ner. Depuis une semaine environ Ch... est agacée, irritanie^ parfois même elle devient violente au point qu'on est obligé de l'attacher (exci tation maniaque.) ^ , ,
10 fév La nuit dernière l'agitation a encore augmente : Lh... a empecne, pd ses cris, les autres malades de dormir. Elle s'est calmée cependant a par ir de 6 heures du matin. On a compté trois accès durant la nuit. De 1 heure de 1 aprèsmidi à 3 heures, les accès se sont multipliés. A 3 heures : P. 104; i. K. d& ,d.
II m Hier de 1 heure à 9 heures du soir, on a compté 43 accès; depuis lors, jusqu'au matin à 7 heures, 70 accès. De 7 heures à 11 heures, moment ou cette note a été prise, 35 accès. Voici la description des accès.
Cinq ou six secondes avant leur arrivée, les pupilles, surtout la droite, se dilatent largement. Quelquefois, à ce phénomène, s'ajoutent de petites plaintes, des grincements de dents et, par exception, un léger cri. Alors commence Tacces : les globes oculaires sont animés de convulsions très accusées (nystagmus), la lace pâlit et se dévie à gauche; le regard, d'abord fixe et dirigé en avant, se porte a -auche. Le bras correspondant se soulève, puis se raidit en même temps que le bras droit qui, lui, reste appuyé sur le lit. La raideur tétanique gagne ensuite les membres inférieurs. Au bout de quelques secondes, on observe une demi-occiusion des paupières gauches qui sont animées, ainsi que les muscles de la même moitié de la face, de convulsions rapides.
10 à 15 secondes plus tard, la face et les yeux se retournent vers la droite; le tronc s'incline dans le même sens ; les paupières gauches s^entr'ouvrent et demeurent à peu près immobiles ; mais, en revanche, les convulsions s'emparent des paupières droites et des muscles de la moitié droite de la face. La touche, primitivement tirée à gauche, est tirée à droite. Les convulsions cloniques, apparues durant cette phase et qui avaient d'abord envahi les membres du côté gauche, prédominent maintenant à droite.
Enfin, l'accès se termine par du ronflement, une lividité faciale aussi prononcée que possible, de l'écume à la bouche. A la fin de l'accès, les pupilles reprennent leurs dimensions normales.
Pendant les rémissions, la malade est dans la résolution complète. Soulevés, les membres retombent inertes. Le pincement énergique produit un léger soulèvement du bras gauche, mais rien à droite. Le chatouillement de la plante des pieds suscite des mouvements réflexes plus intenses à gauche qu'à droite. Tandis qu'il n'y a pas d'injection de l'œil droit, à gauche, il existe une hypérémie considérable de la moitié inférieure du globe oculaire et une vascularisation moindre de la paupière inférieure. Les narines sont pulvérulentes. Le tube digestif n'offre rien de particulier : il y a eu hier une garde-robe après lavement. Ch . . . urine sous