MALADIE DE PARKINSON
Caractères de l'écriture des malades atteints de maladie de Parkinson.
Au spécimen reproduit dans le cours de la Leçon V (p. 167), nous ajouterons les deux suivants empruntés à la collection de M. Charcot. L'écriture des malades diminue souvent de grandeur [Fig. 27) et parfois parait normale au premier abord. Mais
Fig. 27.
si, comme le recommande M. Charcot, on l'examine à la loupe, on s'aperçoit aisément que les traits sont tremblés, particularité qui ne frappait pas à l'examen pratiqué à l'œil nu.
Les mêmes caractères se retrouvent aussi lorsque l'écriture n'est pas encore rapetissée [Fig. 28). En présence d'un cas de
Fig. S8.
maladie de Parhmson au début et sur le diagnostic duquel on aurait quelque doute, il sera donc utile d'examiner l'écriture à la loupe.
APPENDICE
Sclérose en plaques disséminées : Cas fruste de la forme spinale; possibilité de la guérison.
Dans l'une de ses conférences cliniques de l'an dernier à la Salpêtrière, M. Charcot a fait voir à ses auditeurs une malade atteinte de sclérose en plaques disséminées et, profitant de cette occasion, il leur a rappelé de nouveau les lésions anatomiques et les symptômes morbides qui caractérisent cette affection. Il a insisté ensuite sur deux points encore peu connus : l'existence de cas particuliers, frustes, comme il les appelle, et la possibilité de la guérison de la sclérose en plaques. Nous allons donner ici un résumé des observations sur lesquelles il s'est appuyé.
Fisch... M.-A., est âgée actuellement de 24 ans. A l'âge de 8 ans, elle éprouva une douleur vive, avec impossibilité de mouvoir les membres inférieurs. Elle fut confinée au lit pendant six mois. Quand elle recommença à marcher, elle avait le pied droit roide. Sept mois plus tard, roideur du membre inférieur gauche qui l'oblige de nouveau à rester couchée pendant plusieurs mois.
En 1873, étant à la Salpêtrière, elle a une série d'attaques éjnleptiformes, avec écume à la bouche. Consécutivement, les membres supérieurs deviennent roides et on note un embarras de la parole, la vue s'affaiblit ; quand la malade rit, la bouche demeure entr'ouverte. Dans le courant de la même année, on observa une aggravation du côté des membres inférieurs qui furent pris de trépidation spontanée et, à un moment, il survint du tremblement de la main droite dans les mouvements volontaires.
En 1874, les symptômes sont les mêmes, sauf rembarras de la parole qui est plus prononcé.
Aujourd'hui (décembre 1876), on constate les s.vmptômes suivants : Rigidité des membres inférieurs dans l'extension ; — trépidation spontanée et provoquée; — rigidité et parésie des membres supérieurs, prédominant dans le membre supérieur droit; — absence de tout tremblement dans les mouvements volontaires. La sensibilité est conservée. — La parole est un peu gênée, mais, sous ce rapport, il y a une notable améUoration rela-