SECTION ET EXCISION DES NERFS
existe, vous ne l'avez pas oublié, dans la plupart des faits pathologiques observés chez l'homme. Les deux modes d'exploration produisent, au contraire, des effets exactement parallèles : ki contractilité faradique et la contractilité galvanique s'aflàiblissent ensemble et ensemble se reproduisent avec leur intensit('première, lors de la restauration du nerf qui, à la vérité, se fait longtemps attendre
Si je ne me trompe, on peut conclure de cet exposé que, quand il s'agit de la section complète ou de l'excision des nerfs, les observations récentes concordent, pour les points essentiels, avec les observations anciennes. D'un autre côté, les résultats obtenus par MM. Erb et Ziemssen, chez les animaux à la suite de l'écrasement ou de la ligature des troncs nerveux, sont comparables aux accidents qui se produisent chez l'homme, en conséquence des lésions irritatives des nerfs mixtes ou purement moteurs.
Or, s'il en est ainsi, les dissidences que nous signalions au début de cette étude, se trouvent aplanies, et par suite il y a lieu de reconnaître, à propos des atfections des muscles, la cUstinciion fondamentale entre les effets de Vabsence d'ac-
> Comparez dans le mémoire de Ziemssen et Weiss (îoc. cit., p. 389) l'observation n" II, fig. 3. qui est relative à un cas de ligature du nerf tibial antérieur chez le lapin, avec l'observation n" II (p. 593) où il s'agit de l'excision du nerl sciatique également chez un lapin. Dans le premier cas, la contractilité iaradique paraît éteinte, dès le 12« jour après l'opération ; par contre, la contractilité galvanique s'est exaltée dès le second jour, et elle se maintient à un niveau très eleve jusqu'au moment où le taux de la contractilité faradique se rapproche de letat normal (44» jour). Dans le second cas, au contraire, la contractilité faradique et la contractilité galvanique s'affaiblissent parallèlement d'une manière progressive, mais très lentement. Elles cessent d'être manifestes à peu près simultanément, seulement vers le milieu du 3» mois, et reparaissent ensemble quatre mois et demi environ après leur disparition. Voici d'ailleurs dans quels termes s expriment MM. Ziemssen et O. Weiss à propos des effets de l'excision du nerf sciatique: . Chez les animaux . . auxquels cette opération avait été pratiquée . «1 excitabilité galvanique s'affaiblissait progressivement, et cet affaiblissement n était pas précédé par un stade d'accroissement. H marchait lentement du même pas que l'affaiblissement de l'excitabilité farado-musculaire. L'excitabihté galvanique disparaissait dans la seconde moitié du 3° mois pour reparaître vers le y» ou le n mois. » [Loc. cit., p. 592 et 593.)