SON MODE D'ÉVOLUTION
père vous amener à reconnaître qu'ils ont bien leur intérêt. R. Briglit les croyait assez dignes d'attention et assez peu connus pour qu'il ait cru devoir y insister dans ses Reports of médical Cases et juger utile de faire représenter, par des modèles en cire qui figurent sans doute encore aujourd'hui au musée de Guy's liospital, les bulles du decuMius acutiis observées dans un cas de paraplégie de cause traumatique ' . Depuis lors, ce sujet n'a guère, que je sache, à quelques rares exceptions près - ,
' Il ne nous paraît pas hors de propos de rappeler ici les remarques dont R. Bright fait suivre les observations d'affection de la moelle épinière avec formation rapide de bulles et d'eschares, qu'il a consignées dans ses Reports of médical Cases (t. II, Diseases of the Brain and nei-votis System. London, 1831.) — Le premier fait concerne un ramollissement de la moelle, survenu sans cause extérieure appréciable, chez une femme de 21 ans, et occupant le rendement lombaire, immédiatement au-dessus de la queue de cheval. Voici les réflexions que le cas en question suggère à l'auteur : « Une circonstance curieuse, liée à la paralysie des extrémités inférieures, est bien mise en relief dans celte observation; je veux parler de la tendance à la formation de vésicules ou de bulles, qui sc montre dans les affections de ce genre. Ces vésicules, ces bulles apparaissent souvent dans l'espace d'une nuit, sur les parties les plus diverses des membres inférieurs, aux genoux, aux chevilles, au cou-de-pied, partout où il s'est produit une pression accidentelle ou une irritation. Elles contiennent un liquide d'abord transparent, lequel devient opaque au bout de quelques Jours. J'ai souvent pensé que cette connexité entre l'interruption de l'action nerveuse et la formation des bulles pouvait quelque jour éclairer la pathogénie de cette affection singulière qu'on désigne sous le nom à'Herpes Zoster et qui paraît .être liée à quelque condition particulière, peut-être la distension des nerfs sensitils {loc. cit.. p. 383.) > — Trois autres cas relatifs, cette fois, à des lésions traumaliques de la moelle (chute d'un lieu élevé, écrasement par une charrette, etc.), ont donné lieu aux remarques suivantes : « Deux de nos malades sont morts des suites d'une inflammation de la vessie; chez l'un d'eux les parois de l'organe étaient le siège d'ulcérations et il s'était formé des abcès dans le tissu cellulaire circonvoisin. Deux jours après l'accident, des bulles apparurent aux pieds et à la partie interne des genoux, là où existe une pression réciproque. Deux points méritent surtout d'être notés dans ces observations. D'abord la lésion de la vessie. Celle-ci résulte de ce que l'organe a perdu en partie le pouvoir de résister aux causes d'excitation et aussi des modifications que subit l'urine longtemps retenue dans les parties les plus déclives de son réservoir. C'est là une des causes les plus fréquentes de la terminaison fatale chez les paraplégiques. Il faut noter, en second lieu, l'apparition des bulles sur les membres paralysés, circonstance à laquelle il a été fait allusion déjà dans les remarques précédentes. L'inaptitude à résister aux agents de destruction est aussi mise en lumière, dans tous les cas, par la formation d'eschares profondes sur tous les points des parties paralysées, soumises à la pression. . {Lcc. cit.. pp. ■i2\, /i22.)
» Après R. Bright, il faut citer surtout B. Brodic. [Injuries of tU spinal Chovd.. in Mcd. chir. Transactions, t. XX. 1837\ et Brown-Séquard [loc. cit.\