‹ Leçons sur les maladies du système nerveux faites a la Salpêtrière. [electronic resource]Chapitre 52 sur 203 · ALTÉRATIONS DE L'URINE · texte numérisé non relu

ALTÉRATIONS DE L'URINE

de la colonne vertébrale, ont pu, du môme coup, déterminer les lésions vésico-rénales.

Il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit d'une affection développée spontanément dans la moelle épinière, ou encore d'une blessure déterminée dans cet organe par un coup porté à l'aide d'un nistrument aigu. Or, même dans les cas de ce genre il est fréquent de constater, peu de temps après le début des premiers accidents paralytiques, une modification plus ou moins profonde dans la constitution des urines, liées à des alt.^rations népliro-vésicales souvent très graves. Je me bornerai à mentionner, à titre d'exemple, les faits suivants :

Dans un cas, cité précédemment, d'iiémiparaplégie produite par un coup de couteau, les urines se montrèrent alcalines dès le troisième jour ; peu après, elles devinrent muco-purulentes La mort survint le treizième jour.

A l'autopsie, on trouva dans les reins, les uretères et la messie, des lésions pblegmasiques très accentuées '. Dans un teurTn'T T"'' Séquard, d'après le doc-

t neTl V' ^ê-^lement son tT l ""'' ''''' f-ts de cette espèce

aterale, très circonscrite de la moelle épinière, suffit pour dé-

télZZ^^^'^'' "^^^'^ - -iiL

généralisée des TOies urinaires.

Egalement dans la myélite aiguë spontanée, à début brusaue et dans l'hématomyélie , Tapparition d'urin s amnlSs ang„.„ole„tes, muco-purulentes, peu de temps ap Pap '

rS^Te " T profondément altè-

res dés lecmcmème jour dans le cas de myélite aigué ^ue

^ Cas de W. MuIIer. Voir IIMecon « in-i '^o..naUe,;njsiolo,ie, , VI. p^T^o^ K%3:

Charcot, t. i, 4° éJit.

ALTÉILVTIONS LE L'URINE

nous avons cité d'après le docteur Duckworth ^ ; dès le sixième jour dans celui de M. JofFroy"-. Elles étaient ammoniacales le quatrième jour, dans le cas du docteur Gull ^ ; sanguinolentes le troisième jour, et purulentes le neuvième, dans un cas de M. Mannkopf*.

Dans le cas d'hématomyélie publié par M. Duriau^ l'urine était ammoniacale et contenait des caillots sanguins le quatrième jour ; elle présentait le même caractère le sixième jour et devint peu à peu purulente, dans un fait rapporté par Ollivier (d'Angers), d'après Monod«, et où il s'agit d'une hémiparaplégie consécutive à la présence d'un foyer hémorrhagique

ccupantune moitié latérale de la moelle épinière. Vous trouverez, dans l'ouvrage de M. Rayer, la description des lésions souvent très profondes des reins, des bassinets et de a vessie, auxquelles doivent être attachées ces altérations de l'urine''.-

Plusieurs des observations qui viennent d'être citées contiennent un renseignement dont l'importance ne sam-ait vous échapper. Il y est dit que les urines, jusque-là restées normales, sont devenues, ainsi que je l'annonçais, ammoniacales, sanguinolentes ou muco-purulentes, dans le temps même ou les e chares se développaient à la région sacrée, où la contractdit.

1 111= leçon, p. 106.

« Idem., p. 106.

a Id., p. 105. T A Adrr

^ Berliner KUn. Wocheuschnft , 1. 1, 1 , 1864.

5 III" leçon, p. 106.

c OUivier (d'Angers), loc. cî<., t. U, p. u j. ^ D'après mes

7 Rayer. - Traité des J'' 'Zàies de la moelle épinière, lorsque

observations dit Rayer, « dans par l'effet d'une décom-

l'urine contenue dans la vessie est a'caiine eu , dans un couH laps de

position difficile à expliquer sans le ^«^^«•l^J^J ' i doit être attribué, dans

temps, mais bien par un vice de ^«^^^^'^^^^^^^^^^^ organes. - Relativement

la plupart des cas, à une ^'•f^'^'^^f^^f^'^ ^r nalres consécutives aux alTecUons

à la description des altérations des voies ur maire p,,„ia

aiguës de \k moelle, consultez : Engenven^c. a^, P.^^ Com-

ueber die Versammlmg m ^«f '.P'/oe'édit P. 287. Berlin, 1870. parez : Rosenslein. - Nierenhranklmteu, 2» edit., p.

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