RECHERCHES DE LUD¥IG
après la ligature des artères qui se rendent à la glande, sur un animal tué d'hémorrliagie ou même sur une tête détachée du corps. Ajoutons enfin ce fait très remarquable que la salive et le sang veineux qui sortent de la glande sous-maxillaire, dans le temps où le nerf glandulaire est soumis aux excitations, présentent , comme l'ont montré MM. Ludwig et Spiess \ une températui^e plus élevée que le sang artériel entrant dans la glande-.
D'après l'ensemble de ces résultats, il parait évident que l'influence du système nerveux sur la sécrétion sous-maxillaire ne peut être expliquée par de simples phénomènes de dilatation ou de constriction des vaisseaux, et l'on est amené à reconnaître que le nerf glandulaire possède une double propriété puisqu'on outre de son influence sur les vaisseaux dont il détermine la dilatation, il exerce une action immédiate sur les parties de la glande qui accomplissent le phénomène chimique de la sécrétion, ou, autrement dit, sur les cellules sécrétantes. Cette influence du nerf sur la sécrétion semble être d'ailleurs le fait fondamental, car elle se manifeste, en conséquence des excitations, alors même que les eâ'ets de la dilatation vasculaire concomitante se trouvent annihilés. Comme, d'un autre côté, il ne paraît pas qu'on puisse, expérimentalement, supprimer isolément l'action sécrétoire, l'action dilatatrice persistant seule 3, il
1 Ludwig und Spiess. — Sitmngsler. d. v. ak. Malh, Cl., 1857. B d XXV p. 584. * '
î Voir à ce propos une leçon de M. Vulpian, publiée dans la Revue des coi^-s scientifiques. 3" année 1865-1866, p. 741.
^ 3 Par des expériences toutes récentes, M. Heidenhain serait arrivé cependant a démontrer que, dans la corde du tympan, des fibres nerveuses différentes sont allectees a la sécrétion et à la circulation de la glande sous-maxiUairc II aurait vu chez des chiens curarisés, après l'injection dans la veine jugulaire, d-une dose aatropme capable de paralyser complètement le filet cardiaque du nerf vao-ue que 1 excitation de là corde du tympan ne déterminerait plus la moindre sécréuon Néanmoins, il y avait une accélération du courant veineux sanguin laquelle Pnr.u "\Pf' l'accélération déterminée par l'irritation de la
«-orae, avant 1 empoisonnement. [Archives de physiologie, 4 juillet 1872.J