‹ Leçons sur les maladies du système nerveux faites a la Salpêtrière. [electronic resource]Chapitre 68 sur 203 · DÉBUT DE LA PARALYSIE AGITANTE · texte numérisé non relu

DÉBUT DE LA PARALYSIE AGITANTE

paralysie agitante. Mais, afin de mieux vous faire saisir leur signification, il convient d'entrer plus avant dans l'étude des symptômes, de faire voir comment ils naissent, s'accroissent et s'encliaînent aux divers âges de la maladie. A cet effet, et pour mettre plus de clarté dans notre description, nous établirons plusieurs périodes que nous caractériserons les unes après les autres. Examinons en premier lieu la manière dont se fait le début. Les observations nous apprennent que la paralysie agitante se développe tantôt lentement, progressivement, tantôt au contraire d'une façon presque soudaine.

A. Début lent. Dans l'immense majorité des cas, le début est insidieux, la maladie s'annonce comme légère et bénigne. Le tremblement est circonscrit à un pied, à une main, au pouce. Ce symptôme, en apparence si peu inquiétant, reste isole pendant longtemps. 11 ofi^re, d'ailleurs, des caractères qu'il importe de connaître et sur lesquels nous insisterons. Les mains sont-elles prises? on voit ses divers segments osciller les uns sur les autres, animés d'un mouvement presque pathognomonique. Le malade rapproche les doigts du pouce comme pour filer de la laine ; simultanément, le poignet se fléchit par secousses rapides sur l'avant-bras, celui-ci sur le

A ce moment de la maladie, le tremblement peut n'être que passager, transitoire. Il éclate alors qu'on s'y attend le moms le malade étant au repos le plus complet d'esprit et de corps, et fréquemment, sans qu'il en ait conscience.

La marche, même s'il s'agit des membres supérieurs, 1 action de saisir un poids, de le soulever, de prendre la plume ^. d écri e un effort quelconque de la volonté, suffisent souven à

l é ;que pour suspendre le tremblement. Plus tard n e sera plus ainsi. Du reste, en même temps qu'n gagne en u>ten

Page 1