FORME DU TREMBLEMENT ; PHYSIONOMIE
pier ; chez d'autres, les mouvements des doigts sont plus complexes encore et rappellent l'acte d'émietter du pain^ Je vous ai présenté des exemples de ce genre. Ce sont là, si je ne me trompe, des particularités gui appartiennent en propre au tremblement delà paralysie agitante; je ne crois pas qu'on les rencontre dans aucune autre espèce de tremblement. Elles ont été bien reconnues par M. Gubler [loc. cit.), qui, attaché en qualité d'interne à la Salpêtrière, avait pu y étudier la maladie sur un grand nombre de malades.
La tête et le cou, nous le répétons, restent indemnes ; c'est la règle. Loin d'être agités, les muscles de la face sont immobiles, le regard a même une fixité remarquable, et les traits nous offrent une expression permanente de tristesse, parfois d'hébétude. Le nystagmus, qui figure si souvent dans la sjnnptomatologie de la sclérose en plaques disséminées, n'existe pas dans la paralysie agitante. Les muscles de la mâchoire, eux non plus, ne participent point à l'agitation convulsive. Néanmoins il n'est pas très rare de voir la langue, même lorsqu'elle reste renfer-
* Le tremblement impose à l'écriture des caractères qui ont quelque chose de spécial. Quand rafTection est au début, récriture, au premier abord, semble normale ; mais si on l'examine à la loupe, on y distingue des parties plus accusées, plus larges que d'autres. Plus tard, vers la période d'état, par exemple, les altérations de l'écriture sont beaucoup plus prononcées et partant très évidentes. La figure 7 représente le spécimen de l'écriture d'une malade que nous avons observée à l'hôpital Saint-Louis, en 1869. Les jambages des lettres sont très irréguliers et très sinueux, et ces irrégularités, ces sinuosités n'ont qu'une amplitude très limitée (B). ^Voir I'Appendice, n° 3.)
Fig. 7.