‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 2)Chapitre 124 sur 129 · Hack-Tuke. — Sleep, Walkinçj hypnotisme. Londres · texte numérisé non relu

Hack-Tuke. — Sleep, Walkinçj hypnotisme. Londres

2. Mesnet. — Automatisme de la mémoire dans le somnambul. pathol., 1874.

3. Gilles de la Tourette. — L'Iiijpnotisme et les états analogues. 1887.

4. FÉRÉ et Motet. — Étude méd. lérjale sur le somnamb., 1887.

deux points de vue différents : 1" relativement au tort que le malade peut se faire à lui-même; 2° au point de vue du tort qu'il peut faire aux autres.

i° Au premier point de vue la question est bien simple : l'individu qui fait une fugue est un malade ; il a droit à la protection et aux secours dus aux autres malades. S'il commet des actes répréhensibles, mais qui ne font du tort qu'à luimême, il a droit à la plus grande indulgence.

Par exemple un individu de ce genre est égaré; il demande à rentrer chez lui au moment où il se réveille ; il est évident qu'il ne faut pas le traiter comme un malfaiteur parce que sa situation paraît absurde. On peut partager sur ce point l'opinion exprimée par M. Gilles de la Tourette, à propos du malade de Charcot, arrêté à Brest : « Il est permis de s'étonner qu'un épileptique, muni d'une ordonnance équivalent à un certificat, ait pu pendant huit jours, dans une ville qui possède une école de médecine, rester sans l'assistance du médecin qu'il réclamait, quelque intérêt qu'on eût à le maintenir en prévention, sa place était à l'hôpital et non en prison. »

Ces réflexions acquièrent leur pleine valeur quand le malade est un militaire qui, dans ces fugues, commet des actes d'indiscipline. C'est un point sur lequel M. Duponchel insiste justement à propos du malade de MM. Chantemesse et Widal {Société médicale des hôpitaux, 27 juin 1890). « Le seul fait de s'absenter d'un endroit déterminé peut à lui seul, quand il s'agit de soldats, constituer un crime ou un délit prévu par le code de justice militaire. Précisément le malade de MM. Chantemesse et Widal a été militaire et a subi une punition de salle de police à propos de l'un de ses accès, comitiaux ou hystériques, suivant la conception que l'on adopte sur la nature de sa fugue. »

Dans le cas particulier, la chose n'a pas eu en somme une grande importance; mais on conçoit fort bien qu'un militaire présentant de l'automatisme ambulatoire puisse être poursuivi pour abandon de son poste et même pour désertion (art. 211, 231, 239 du code militaire). Voilà pourquoi la connaissance de pareils faits mérite d'être vulgarisée comme le souligne fort justement M. Duponchel.

2" Quand le malade pendant sa fugue commet un délit ou

un crime, la question est encore bien plus importante.

Parmi les actes de ce genre commis dans les fugues pro prement dites, nous ne trouvons guère que les escroqueries d'E. X,.., le malade présenté par M. le professeur Proust à l'Académie des sciences morales, le 1^^ février 1890. « E. X..., dit l'auteur, avait été condamné par le tribunal de Yassy pour filouterie commise pendant sa période d'automatisme ambulatoire. Le jugement a été annulé, quand on a su dans quelles conditions le délit avait été commis. Plus récemment, X... a été de nouveau inculpé d'escroquerie. Il avait emprunté une somme, d'ailleurs minime, à un ancien employé du palais de justice en se targuant d'une qualité fausse. Sur un rapport de MM. Motet et Ballet, une ordonnance de non-lieu a été rendue en sa faveur. »

Au cours d'accès épileptiques de somnambulisme, qui se rapprochent des fugues, surtout au point de vue médico-légal, on note des faits beaucoup plus graves. Je vous rappellerai l'histoire du célèbre Fraser, qui, dans son accès, se figura lutter contre un bête fauve, et qui, sous l'influence de ce délire, tua son propre fils. Hack-Tuke, qui fit sur lui une étude médicolégale, réussit à faire partager au tribunal sa conviction sur ces deux points essentiels :

a. Que Fraser avait agi dans un état anormal pathologique ; qu'il n'était point responsable et ne méritait point de punition ;

b. Qu'il n'était point en réalité un aliéné et que par conséquent il ne devait pas être enfermé dans un asile.

Ces conclusions sont-elles absolument justifiées? Sans doute, si on se place au point de vue de la responsabilité morale, ces malades ne sont pas identiques aux hommes normaux. Ils sont pour ainsi dire dédoublés; le crime accompli par leurs mains a été fait en réalité par un autre homme ; ils ne doivent pas en subir les conséquences morales; ils ne doivent pas être punis. Mais ce sont là des considérations d'ordre moral bien abstraites et bien théoriques. On pourrait, il me semble, soutenir cette idée que ces malades sont un peu responsables de leurs rêves et de leurs idées fixes, bien longtemps entretenues avant la fugue. On pourrait dire surtout que la justice des tribunaux ne doit pas se préoccuper de cette responsabilité morale si difficile à apprécier.

Ce qui doit intéresser les tribunaux, il me semble, c'est le

tort commis à autrui; c'est le danger futur pour la société. E. X... n'est pas coupable d'avoir volé, soit; mais cependant quelqu'un a été volé. Fraser n'est pas coupable d'avoir assassiné; cela importe peu à la société. Il n'en est pas moins vrai qu'après le rapport de Hack-Tuke, cet épileptique dangereux n'a pas été considéré comme aliéné et a été laissé en liberté ; par conséquent, il a été placé dans des conditions telles qu'il pouvait faire un nouveau meurtre, assuré qu'il était de l'impunité.

En un mot, la grande préoccupation de la justice, à mon sens, devrait être de réparer autant que possible le mal commis et de mettre les coupables dans l'impossibilité de recommencer. L'irresponsabilité des malades qui font des fugues ne devrait pas aller jusqu'à leur conférer une entière liberté. 11 faut avant tout apprécier, dans chaque cas, non pas seulement le degré de responsabilité morale du malade, mais le danger qu'il constitue par lui-même pour la société. La détention plus ou moins prolongée dans un asile, la surveillance plus ou moins longue éviteront ainsi de grands malheurs.

CHARCOT CONSIDÉRÉ COMME MÉDECIN ET SURTOUT COMME NEUROPATHOLOGISTE

Sommaire. — But de celte étude. — Énumération des principaux travaux de Cliarcot qui se rai^portent aux diverses laranches de la pathologie médicale autres que la pathologie nerveuse. — Travaux de Charcot qui se rapportent à la pathologie nerveuse; ils embrassent trois domaines principaux : les localisations cérébrales et spinales, l'hystérie et l'hypnotisme.

Localisations cérébrales. — État de nos connaissances concernant les localisations cérébrales avant la découverte de Fritsch et Hitzig. — Premières découvertes de Charcot relatives aux localisations centrales. — Intervention de la méthode anatomo-clinique dans l'étude des localisations corticales, à la suite de la découverte de Fritsch et Hitzig; programme de Charcot. — Coup d'œil sur les résultats acquis. — Part prépondérante qui revient à Charcot dans la découverte des localisations motrices : opposition de Brown-Séquard; triomphe de la méthode anatomo-clinique. — Phase nouvelle dans laquelle est entrée l'étude de la fonction du langage et des troubles de cette fonction ; part qui revient à Charcot dans cette évolution. — Localisation de la lésion qui engendre la chorée symptomatique.

Localisations dans les maladies de la moelle. — Découvertes de Turck et de Charcot, relatives aux dégénérescences secondaires. — Découverte du rôle atrophique des cellules des cornes antérieures; du siège précis des premières lésions spinales du tabès ; de la signification de la sclérose des cordons latéraux. — Travaux de Charcot relatifs à la sclérose en plaques et aux scléroses en général. — Essai de physiologie de la moelle épinière. — Coup d'œil rétrospectif. — Coup d'œil sur l'état actuel de la pathologie spinale. — Ligne de conduite tracée par Charcot pour l'étude de la pathologie spinale. — Travaux divers.

Affections des nerfs périphériques. — Leur étude a beaucoup moins attiré Charcot; avènement des polynévrites; leur prétention à supplanter les affections spinales est combattue par Charcot 28:

CHARCOT CONSIDÉRÉ COMME MÉDECIN ET SURTOUT COMME NEUROPATHOLOGISTE [Suite.)

Hystérie.

Pages.

Sommaire. — Hystérie. — Premiers travaux de Charcot sur l'hystérie. — Comment Charcot fut amené à faire de l'hj'stérie l'objet de prédilection de ses recherches. — Il montre que la grande hystérie diffère essentiellement de l'épilepsie franche. — 11 formule les lois qui président à l'évolution des attaques de la grande hystérie, et il nous donne une description magistrale des quatre périodes de l'attaque. — Il nous fait connaître la valeur diagnostique des manifestations interparoxystiques, notamment des anesthésies. — Ses recherches sur l'hyperesthésie ovarienne. — Charcot envisagé comme thérapeutiste, à propos du traitement de l'hystérie. — Métallothérapie et transfert 64

CHARCOT CONSIDÉRÉ COMME MEDECIN ET SURTOUT COMME NEUROPATHOLOGISTE [Suite.)

Hypnotisme.

Sommaire. — Hypnotisme. — Considérations historiques. — Rapports de l'hystérie et de l'hypnotisme; comment Charcot fut amené à s'occujDer de ce dernier; méthode qu'il s'imposa. — Résultats acquis : Découverte de l'hyperexcitabilité neuro-musculaire. Distinction des trois états auxquels ressortissent tous les phénomènes de l'hypnotisme. Conception nouvelle de l'hypnotisme. — Charcot envisagé comme psychologue 78

COMMENT s'est CONSTITUÉE LA NEUROPATHOLOGIE PENDANT LA SECONDE MOITIÉ DE CE SIÈCLE, GRACE AUX EFFORTS CONVERGENTS DES ANATOMISTES, DES PHY- SIOLOGISTES, DES EMBRYOGÉNISTES, MAIS SURTOUT DES CLINICIENS ET DES ANATOMO-PATHOLOGISTES .

Sommaire. — Plan adopté pour cette étude ; division en quatre périodes.

Première période. — Elle part des travaux de Ch. Bell (1811). — Opinions erronées de Walker, de Bellingeri et de Valentin, sur les rôles respectifs des racines antérieures et des racines postérieures de la moelle. Tra-

Pages.

vaux de Bell et de Magcndie. — Découverlcs des cellules nerveuses et de leurs rapports avec les fibres nerveuses. Travaux de Stilling et Wallach, relatifs à l'agencement des éléments anatomiques de la moelle. — Récapitulation des découvertes anatomiques et physiologiques faites pendant la première moitié de ce siècle. — État rudimentaire de la loathologie spinale, à la fin de cette première période. — État non moins rudimentaire de la pathologie de l'encéphale. — État de la pathologie du système nerveux périphérique 87

COMMENT s'est CONSTITUEE LA NEUROPATHOLOGIE PENDANT LA SECONDE MOITIÉ DE CE SIÈCLE, GP^ACE AUX EFFORTS CONVERGENTS DES ANATOMISTES, DES PHY- SIOLOGISTES, DES' EMBHYOGÉNISTES, MAIS SURTOUT DES CLINICIENS ET DES ANATOMO-PATHOLOGISTES.

Sommaire. — Deuxième période. — Pendant cette deuxième période, nos connaissances relatives aux connexions des éléments anatomiques de la moelle ne se modifient pas essentiellement. Découverte des lois qui régissent les mouvements réflexes. — Découverte du tissu interstitiel dans les centres nerveux. — Découverte des centres trophiques. — Retentissement de ces deux découvertes sur l'évolution de la pathologie des centres nerveux : scléroses et dégénérescences secondaires. —Avènement des lésions systématiques 'e la moelle. — Nouvelles affections de la moelle découvertes par les cliniciens. — Découvertes corrélatives faites par les anatomopathologistes ; poliomyélites antérieures. — Nouvelle classification des myélites. — Syndrome de Brown-Séquard. — Travaux concernant la physiologie et la pathologie du grand sympathique. — Rénovation de la pathologie du système nerveux périphérique. — Etat de la pathologie de l'encéphale: découverte du rôle des anévrysmes miliaires dans la pathogénie de l'hémorrhagie cérébrale ; découA^erte de la localisatien de la fonction du langage 99

COMMENT s'est CONSTITUÉE LA NEUROPATHOLOGIE PENDANT LA SECONDE MOI- TIÉ DE CE SIÈCLE, GRACE AUX EFFORTS CONVERGENTS DES ANATOMISTES, DES PHYSIOLOGISTES, DES E.MBRYOGÉNISTES, MAIS SURTOUT DES CLINICIENS ET DES ANATOMO-PATHOLOGISTES.

Sommaire. — Troisième période. — Son début empiète sur la seconde période, car il remonte à la découverte des localisations cérébrales. — Influence de la découverte de Hitzig sur l'évolution de la doctrine des localisations cérébrales; cette évolution a déjà été étudiée dans une précédente leçon. — Impulsion féconde imprimée à l'étude de toutes les branches de la pathologie nerveuse, pendant cette troisième période; preuves multiples. — Avènement des polynévrites; elles peuvent simuler des afl'ections à substratum spinal ; elles peuvent coexister avec des altérations des

Pages, centres nerveux. — Découverte des syndromes hystériques simulateurs des affections organiques des centres nerveux; son importance pronostique. — Travaux relatifs à l'étiologie des affections du système nerveux; ils ont mis en lumière le rôle considérable de l'hérédité, des infections et des intoxications.— Rôle de la syphilis. — Résumé et conclusions 115

STRUCTURE FINE DES CENTRES NERVEUX d'aPRÈS LES DECOUVERTES LES PLUS RÉCENTES DES H I S T 0 L 0 G I S TE S

Sommaire. — Quatrième période. — Elle est marquée par une révolution dans notre conception de la structure fine du système nerveux, dont nous sommes redevables aux perfectionnements de la technique histblogique.

Procédés histologiques. — Historique. — Procédés anciens. — Procédés de Golgi et d'Ehrlich.

Des cellules nerveuses considérées en général. — Conception ancienne de la structure et des rapports des cellules nerveuses; réseau de Gerlach. — Principales découvertes que nous a values remj)loi du procédé de Golgi; distinction des cellules nerveuses en deux types principaux.

— Opinion erronée de Golgi, relative aux connexions des cellules et au rôle des dentrites. — Travaux de R. y Cajal; les cellules nerveuses n'ont entre elles que des rapjDorts de contiguïté; théorie du neurone. — Il n'existe pas deux variétés de cellules motrices et sensitives, ni deux variétés de prolongements cellulaires. — Résumé.

Rapports des cellules nerveuses avec les nerfs périphériques et les fibres nerveuses en général. — Une fibre nerveuse n'est jamais qu'un prolongement d'une cellule nerveuse ; toutes les fibres sensitives de la moelle émanent des cellules nerveuses des ganglions spinaux. — Cellules de cordon, bifurcation en T de leur prolongement cylindre-axile.

Caractères histologiques et agencement des éléments nerveux dans la moelle. — A. Éléments nerveux qui appartiennent en propre à la moelle.

— Cellules motrices des cornes antérieures. — Cellules de cordon; leurs différentes variétés. — Topographie des cellules de cordon. — B. Éléments importés dans la moelle : libres émanant des cellules des ganglions spinaux; rôles de ces cellules. — Présence de fibres du grand sympathique et de fibres motrices dans les racines postérieures. — Trajet, modes de division

et de terminaison des fibres sensitives dans la moelle 130

STRUCTURE FINE DES CENTPvES NERVEUX d'aPRÉS LES DECOUVERTES LES PLUS RÉCENTES DES H I S T O L 0 GI S TE S

Sommaire. — Quatrième période {suite). — C. Connexions de la moelle avec les autres parties des centres nerveux et avec la périphérie. — Vue d'ensemble des deux grandes voies sensitive et motrice.

Névroglie. — Son origine ectodcrmiquc; ses cléments conslitunnts; considérations cmbryogéné tiques.

Coup d'oeil rétrospectif. — Qu'y a-t-il d'absolument nouveau dans notre conception actuelle de la structure fine de la moelle.

Applications des données nouvelles à la physiologie et à i'anatomie pathologique. — Les racines postérieures ne font point partie du système nerveux périphérique. — Les nerfs sensitifs n'ont pas de noyaux d'origine dans l'organe central. — Transmission des impressions sensitives dans la moelle. — Mécanisme des actes réflexes. — Questions de physiologie qui ont été passées sous silence à dessein. — Éclaircissement que jette la théorie des neurones sur l'étude des dégénérescences secondaires. — Ce que l'on peut attendre de l'emploi du procédé de Golgl pour l'élucidation d'autres problèmes d'anatomie pathologique 16.5

PARALYSIE BILATÉRALE DU DELTOÏDE PAR ÉLONGATION DES DEUX NERFS CIRCONFLEXES

Sommaire. — Un homme s'endort les mains jointes derrière la nuque et se réveille les bras paralysés.

La paralysie motrice est localisée aux deux muscles deltoïdes (intégrité du grand dentelé et du sous-épineux). — Anesthésie symétrique et bilatérale, limitée au domaine cutané des deux nerfs circonflexes. — Atrophie des deltoïdes, avec réaction i^artielle de dégénérescence.

Mécanisme de cette paralysie : distension et élongation des deux nerfs circonflexes, en raison de l'attitude vicieuse et forcée des membres supérieurs. — Nerfs reclilignes et nerfs sinueux. — Recherches cadavériques de MM. J. Faure et A. Julien.

CaM.^es habituelles des paralysies du deltoïde : froid, arthrites et traumatismes de l'épaule. — Rareté de la paralysie bilatérale. — Considérations d'ordre pronostique et thérapeutique 188

COMPRESSION HÉMORRHAGIQUE DU PLEXUS BRACHIAL

SoMM.viRE. — Histoire clinique du malade : ses antécédents pathologiques, ses habitudes alcooliques.

Clrconst ances (coma alcoolique) dans lesquelles est survenue la monoplégie brachiale.

Caractères de cette monoplégie : j^aralysie flasque, complète et totale du jjlcxus brachial, avec impotence absolue des divers segments du membre supérieur gauche. — Surélévation de l'épaule correspondante, et signification de cette élévation (contracture du trapèze). Trouijles vaso-moteurs (œdème, rougeur) de la main et de l'avant-bras. — Troubles de la sensifAlité, douleurs vives, topographie de l'anesthésie, respectant la face interne du bras ; obnubilation du sens musculaire. — Troubles électriques qualificatifs et quantitatifs.

644 TABLE DES MAÏIEItES.

Pages.

Diagnostic. — Avec l'hystérie, les monoplégies cérébrale ou spinale.

Il s'agit d'une compression de la portion rélro-claviculaire du plexus brachial par un foyer liémorriiagique, — Raisons multiples qui plaident en faveur de ce diagnostic topographique et étiologique . 201

PARALYSIES RADICULAIRES DU PLEXUS BRACHIAL

Sommaire. — A) Classification des paralysies complexes du plexus brachial. Cette classification est basée sur le siège de la cause nocive. Trois variétés principales : 1° Paralysies périphériques associées: 2° Paralysies du plexus brachial proprement dit; 3° Paralysies radiculaires.

Étude des deux dernières variétés (des paralysies radiculaires surtout) qui sont

totales ou partielles.

,„,.,, , 1-, \ partielles

a) Paralysies du plexus jwopremenl dit iQi^ii^g

{ partielles ( Tyjae supérieur (Duchenne-Erb);

b) Paralysies radiculaires \ \ Type inférieur (Klumpke).

( totales.

Les notions fournies par l'anatomie normale et par l'expérimentation concordent avec les données de la clinic[ue.

B) Symptomatologie. — 1° Paralysies totales (du plexus proprement dit, ou radiculaires} : début brusque ou rapide; douleurs; impotence motrice; ancsthésie avec topographie caractéristique (raisons anatomiques de cette topographie); amyotrophie; troubles trophiques cutanés; troubles vasomoteurs; troubles oculo-pupillaires.

2° Paralysies partielles. — Variétés nombreuses et exemples à l'appui. — Constance au début, fugacité, variations de l'anesthésie ; raisons physiologiques de ces variations. — Distribution de l'anesthésie dans les paralysies radiculaires supérieure et inférieure.

C) Etiologie. — Le traimiatismc est la cause habituelle. — Une mention spéciale est due aux interventions chirurgicales et obstétricales. — P^areté de la compression liémorriiagique signalée par R,emak.

D) Thérapeutique. — Viser la cause et les symptômes. — Action de l'électricité 217

PARALYSIE RADICULAIRE SENSITIVE DU PLEXUS BRACHIAL

SoMMAiPvE. — Début insidieux, marqué par une phase initiale douloureuse : douleurs rachidiennes ccrvico-dorsales et douleurs articulaires dans le memljre supérieur gauche.

Parésie motrice, due en grande partie à la douleur. Anesthésie absolue, limitée au territoire du plexus brachial ; œdème de la main. — Absence de troubles électriques.

Pages,

Amendement pi'ogrcssif des douleurs cl des troubles moteurs. — L'anesthcsie persiste à l'état d'isolement. — Raisons anatomiqucs qui expliquent cet isolement.

Discussion sur le siège et la nature de la lésion. — L'hypotlièsc d'une hémipachy-méningite cervicale, d'origine rhumatismale, semble la plus plausible.

Nécessité, en vue du traitement, de distinguer la névralgie d'un Ironc nerveux de la névralgie d'une racine. — Cas de Chipault et de Abbe 239

Sommaire. — Insuffisance de nos connaissances sur la pathologie de la queue de cheval.

A) Premier exemple clinique. — Début par douleurs lancifiontes dans le membre inférieur gauche et par douleurs en ceinture. — H/jperesthe'sle de la cuisse et de la fesse gauches. — Anestlie'sie cutanée du périnée avec hypoesthésie de la face interne de la fesse gauche et du bord externe du pied correspondant. — Anestliésie des muqueuses de l'urèthre, de la vessie, du rectum et du côte gauche de la \ulYe: troubles vésico-rectaux.

Troubles de la motilité dans le membre inférieur gauche. — Atrophie de ce membre. — Steppage. — Exagération du réflexe rotulien et plantaire. — Esc tiare sacrée unilatérale.

Circonstances dans lesquelles s'est développée la maladie.

B Second exemple clinique. — Début par des douhurs dans le membre inférieur droit. — HyperestJiésie cutanée. — Incontinence des sphincters. — Anesthe'sie du périnée, de la vulve, de la fesse droite, de la l'égion péronière, du bord plantaire interne du pied droit. — Eschare fessière. — Atrophie de la fesse droite.

Circonstances étiologiques : traumatisme.

C) — Ressemblance de ces deux exemples.

D) Diagnostic. — Avec l'arthrite rhumatismale dorso-lombaire, le lumbago, la sciatique, le mal de Pott: avec les monoplegies cérébrale, spinale, névritique, hystérique. — Exemples à l'appui 252

SUR LES LÉSIONS DE LA QUEUE DE CHEVAL [Suite).

So.MMAiRE. — Histoire générale de la pathologie de la queue de cheval.

A) Préambule anatomique. — Anatomie topographique Je la queue de cheval et du cône terminal. — Tableaux synoptiques montrant la distribution des branches du plexus lombaire et du plexus sacré. "

B Symptomatologie. — 1° Troubles de la sensibilité : a) Douleurs; hyperesthésie; b) Anestliésie cutanée et muqueuse; sa topographie; c] Paresthésies . 2" Troubles de la motilité : a] Paralysie généralement limitée aux muscles innervés par les branches motrices du plexus sacré ; b) Troubles de

Pages la démarcne ; absence d'incoordination. 3° État des réflexes tendineux : variabilité ; 4° Réactions électriques. 5° Troubles trophiques : amyotrophie, eschares de décubitus. 6° Troubles vésico- rectaux et génitaux.

C) Symptomatologie des lésions limitées au cône terminal et au filament terminal. — Troubles localisés à la vessie, au rectum et aux organes génitaux.

D) Étiologie.

E) Marche. Durée. Terminaison. — Pronostic relativement favorable.

F) Traitement. — 1" Indications symptomatiques ; 2° Indications causales (traitement antisyphilitique, trépanation rachidienne).

G) Diagnostic topographique. — Groupement des symptômes de diverses manières. — Il en résulte plusieurs tableaux cliniques distincts, qui correspondent cRacunà une localisation différente de la lésion. — Nécessité d'un diagnostic topographique exact pour l'intervention chirurgicale. — Points de r-epère sur le rachis. — Application de ces données au cas en discussion. 269

HÉMATOMYÉLIE DU CONE TERMINAL

Sommaire. — Cas typique. — Antécédents du malade. — Mode de début. — Paralysie transitoire des membres inférieurs et persistance des troubles vésico-rectaux.

Absence de troubles de la motilité. — xVflaiblissement des réflexes tendineux. Le tableau morbide se réduit à des troubles génitaux, vésico-rectaux et à une ancsthésie caractéristique par sa topographie. — Ses limites entamées et muqueuse; sa bilatéralité et sa symétrie.

Diagnostic. — Au point de vue topographique, la lésion doit occuper le çô)ie terminal. — Raisons en faveur de ce siège. — Exemple superposable d'Oppenheim. — Au point de vue éfiologique, l'hypothèse la plus plausible est celle d'une hématomyélie.

Difficultés de distinguer les paralysies nucléaires des paralysies radiculaires. 303

SYNDROME DE BRO W N-SÉQU A RD D'ORIGINE PROBABLEMENT S Y R I N GOM Y EL I QU E

Sommaire. — Considérations générales sur le polymorphisme clinique de la syringomyclie. Raisons de ce polymorphisme.

Comment s'est développée la maladie et quels sont les signes qu'elle présente.

1" Du côté gauche. Hémiplégie motrice spasmodique de type spinal, compliquée d'amyotrophie de l'épaule et du bras.

2° Du côté droit. Hémianesthésie du type spinal avec dissociation dite syringomyéliquc.

Pages.

3° Troubles oculo-piipillaires. Fréquence de la syphilis spinale parmi Jes causes du syndrome de Brown-Scquard. Discussion sur la nature et sur la topographie de la lésion. Probabilité en faveur d'un cas de syringomyclie unilatérale, occupant la région cervico-dorsale de la moelle épinière. . . 313

LE SYNDROME BU LBO-PROTU B É R A N Tl E L DE LA SYRINGOMYÉLIE

Sommaire. — Histoire d'un cas de syringomyélie avec symptômes bulboprotubérantiels. Début et évolution des accidents : hémiatrophie linguale, inégalité pupillaire, nystagmus, troubles de la déglutition et de la phonation.

Discussion sur les rapports de la syringomyélie avec la lèpre anesthésique et la maladie de Morvan. Diagnostic avec la lèpre et aperçu sur la nature et la topographie des lésions syringomy cliques.

Étude du syndrome bulbo-protubérantiel de la syringomyélie. Sa fréquence. Ses phénomènes multiples : troubles de la sensibilité générale, de la sensibilité des muqueuses, des sens spéciaux, de l'innervation motrice de l'œil ; paralysie faciale, paralysie de la langue avec atrophie, du voile du palais, du larynx; troubles cardiaques, etc.

Tableau (d'après Lamacq) des symptômes bulbo-protubérantiels de la syringomyélie.

Évolution de ces symptômes. Début habituellement silencieux et quelquefois bruyant. Exemples de début apoplectiforme 327

OPHTALMOPLÉGIE EXTERNE BILATÉRALE ET HÉMIPLÉGIE D RO ITE, CO N S ÉCUTI VES A LA ROUGEOLE

Sommaire. — Apparition, au cours de la rougeole, d'une hémiplégie droite et d'une ophtalmoplégie externe bilatérale, compliquées de titubation.

Évolution du syndrome : nystagmus et tremblement intentionnel. Amélioration progressive de plusieurs symptômes.

Notions d'anatomie normale, concernant l'origine réelle du nerf moteur oculaire commun et la partie supérieure de la protubérance. Interprétation du syndrome et discussion sur le siège des lésions. Origine nucléaire de l'ophtalmoplégie.

Nature et pathogénie des lésions. Artérites infectieuses post-morbillcuscs ayant déterminé des foyers nécrobiotiques ou hémorrhagiques.

Pronostic favorable 350

Page 1