ÉTIOLOGIE ET TRAITEMENT DE L'ÉPILEPSIE BRAVAIS-JACKSONIENNE
Sommaire. — A. Étiologie. ' — Multiplicité des causes, qu'on peut diviser en
six catégories.
i° Maladies des centres 'nerveux : paralysie générale, hémiplégie spasmodique infantile, porencéphalie, hémorrhagie et ramollissement cérébral.
TAIiLE DES 3IATIÈRES. C51
Pages.
2° Auto-inloxicalions et intoxications exoç/ènes : urémie, acétonémic, saturnisme, alcoolisme.
3° Maladies infectieuses : syphilis, tuberculose.
4° Tu7neurs cérébrales et lésions en foyers.
5° Trauniatismes crâniens.
6° Lésions périphériques : épilepsic x-éflexc et réserves qu'elle comporte.
B. Traitement. — Dans les maladies incurables des centres nerveux : médication symptomatique (révulsifs et bromures). Traitement de Flechsig et de Bechterefl'. — Dans les intoxications. — Dans la syphilis et la tuberculose. Conduite à tenir contre leurs différentes manifestations.
Dans les trois dernières catégories, le traitement chirurgical doit être discuté. Statistique sur la trépanation avant et après l'emploi de l'antisepsie. Quelle est la valeur de ces statistiques?
Les résultats de l'intervention chirurgicale sont aléatoires : guéris ons rares, améliorations passagères. — Indications opératoires 470
Sommaire. — ExisLe-t-il des ??z«Zadtes ^eryeuse.^, au sens nosologique du mot? Il ne s'agit le plus souvent que de syndromes, acquis ou héréditaires.
L' hérédité nerveuse , la prédisposition dominent l'étiologie dos affections nerveuses.
La prédisposition est parfois acquise, habituellement héréditaire. La neurasthénie en est une preuve typique.
L'hérédité nerveuse et son résultat, l'état de dégénérescence, constituent le fait fondamental. Cet état de dégénérescence régit l'étiologie des psychoses proprement dites et des névroses (hystérie, épilepsie, goitre exophtalmique, chorée d'Huntington, tics, certains tremblements, maladie de Parldnson), Influence de la prédisposition sur les maladies nerveuses d'origine infectieuse et toxique.
L'hérédité nerveuse est similaire ou dissemôlable. Maladies familiales. Difficultés pratiques de retrouver cette hérédité.
L'hérédité nerveuse est l'aptitude à faire éclore des affections nerveuses conférée à un organisme par des générateurs placés dans les mêmes conditions d'hérédité ou soumis à certaines influences. Elle s'accuse par des signes physiques et par des signes psychiques, dits stir/mates de dégénérescence héréditaire.
Enumération de ces stigmates. Difficulté de leur recherche et conditions de
leur manifestation o20
DE L'HÉRÉDITÉ EN PATHOLOGIE NERVEUSE (S;/it e.)
Sommaire. — Classification des divers états de dégénérescence, d'après Morel, Magnan, Vallon.
Exemples cliniques montrant la dégénérescence chez les descendants, en conséquence de la tare névropathique des générateurs.
Signification anthropologique de la dégénérescence. Théorie lératologique. L'expérimentation montre que le défaut de ressemblance dans la descendance se retrouve aussi bien dans les familles tératologiques que dans les familles pathologiques. En dernière analyse, la dégénérescence résulte d'un trouble de l'embryogenèse, d'un trouble de nutrition.
Conception tératologique des maladies familiales et héréditaires. Elle explique la genèse de nombreuses maladies nerveuses. Exemples à l'appui. Interprétation des cas isolés.
L'hérédité est un attribut de la cellule o3o
DES MYOCLONIES
Sommaire. — Histoire d'une vieille femme atteinte de secousses spasmodiques ; description de ces secousses; leur ressemblance avec le paramyoclonus de Friedreich.
Rapport du paramyoclonus de Friedreich avec la chorée électrique, le tic non douloureux de la face, la maladie des tics. Tentatives d'identification et de séparation nosographique. Classifications d'Unverricht et de E. Ricklin.
Enseignements fournis joar la clinique. Elle montre que les diverses modalités de myoclonie se développent sur une souche commune (dégénérescence héréditaire ou acquise), et qu'entre les types classés il y a de nombreux cas de transition. Exemples cliniques. Cas familiaux.
Le tremblement fibrillairc, le paramyoclonus mvdtiplex, la chorée fibrillaire, la chorée électrique, le tic non douloureux de la face, la maladie des tics, constituent les principales modalités de la myoclonie. Ce sont des expressions ou des produits de l'état de dégénérescence -ool
DES MYOCLONIES [Suite.)
Sommaire. — Diagnostic : Avec les diverses variété^ de trerahleinent, avec Vathétose, avec les chorées arythmiques et rythmiques, avec le spasme saltatoire. Étude de deux malades atteintes de spasme saltatoire.
Pronostic. — Variable, souvent sérieux.
Récidives. Relations du paramyoclonus avec les afiections organiques du système nerveux. Exemples cliniques.
Physiologie pathologique. — Théories myopathique, névritiqiie, spinale {Friedreich, Vanlair) et corticale ou sous-corticale.
Etiologie. — Causes provocatrices banales. La prédisposition névropathique constitue le facteur prépondérant.
Raisons qui plaident pour la théorie corticale.
Traitement. — Électrothérapie: toniques; injections d'atroi^ine, d'ésérine, de
cocaïne. Mode d'action de ces diverses médications o72
TABLE DES MATlEItES. 65^
Pagi'S .
Sommaire. — ■ Histoire d'un malado, P..., qui a fait une fugue de huit jours. Ses antécédents névropathiques héréditaires. Ses antécédents personnels; cmotivité, idées d'accusation et de fuite, esprit aventureux, excès intellectuels.
Prodrome de la fugue. Définition de la fugue : acte impulsif, compliqué et bien coordonné, suivi d'amnésie.
I. Fugues épileptiques. — Exemples à l'appui, empruntés à Legrand du SauUe, Charcot, etc.
II. Fugues hystériques. — Faits de Tissié, Charcot, J. Voisin, Proust, etc. Tendance à rapporter à l'hystérie la généralité des fugues et à les assimiler
au somnambulisme liystéri(iue.
III. Fugues des dégénérés ou des psychasthéniques. —Exemples cliniques prouvant la réalité de cette catégorie de fugues Î392;
LES DÉLIRES AMBULATOIRES OU LES FUGUES {Suite.)
Sommaire. — Sur quels éléments doit reposer le diagnostic de la nature d'une fugue? Sur le passé pathologique du malade, sur les signes concomitants et sur les caractères de la fugue elle-même. Importance de l'analyse psychologique.
Caractères différentiels des fugues épileptiques, hystériques et psychasthéniques.
Interprétation psychologique du cas de P. ..Comment se fit le retour des souvenirs. FiKation des phénomènes d'après le récit du malade.
Il s'agit dans ce cas, d'une idée fixe de fuite, ayant amené une fugue hystérique chez un psychasthéniquc.
Traitement des fugues épileptiques, hystériques et psychasthéniques.
Ce qu'il faut penser du côté médico-légal des fugues 617
Paris. — Typ. Chamorot et Ri'iiouard, U, rue des Saints-Pores. — 3;i72a.
PLANCHE l
Cette planche et la suivante sont empruntées à la thèse de M. Jean Charcot.
Coupe à la région cervicale d'une sclérose latérale amyotrophique à localisation
supérieure.
AA. — Faisceaux pyramidaux dégénérés.
B. — Faisceau supplémentaire {cellules de cordon) existant du côté oii la corne antérieure C
a présenté une atrophie très marquée des cellules motrices, et, manquant au contraire du
côté D oi'i les cellules sont presque en nombre normal.
PLANCHE il
FiG. 1 et 2. — Moelles. (Observations de Jean Charcot.)
FiG. 3 et 4. — Moelles. (ObserTalioa de Charcot et Gombaui.t. Archives de
Physiologie, 1875.)
A. — Dégénérescence des fibres provenant des cellules de cordon.
B. — Faisceau de G-owers.
xî^