dorsale. . . Muscles innerves par | Nerf cubital
1 Deltoïde \ Lésions
Biceps / des racines des
Brachial antérieur ( 5c et 6e
Long supinateur 1 paires cervicales.
Sans ou avec :
Sus et sous- épineux
Faisceau claviculaire du grandpectoral.
Court supinateur
/ Lésions des
Paralysie radicu- | Muscles innervés par le médian et le racines de la
laire inférieure \ cubital j i^c paire dorsale.
Comment les choses se passent-elles dans les paralysies totales du membre supérieur?
La paralysie simultanée de tous les muscles de ce membre peut dépendre indifféremment de trois conditions. Elle dépend tantôt d'une lésion qui frappe toutes les racines constituantes du plexus brachial, tantôt d'une altération qui porte sur le plexus proprement dit, tantôt enfin sur l'ensemble des nerfs qui en émanent. Or la question est de savoir s'il y a ici encore intérêt à distinguer ({q?> paralysies radicidair es et des paralysies
PARALYSIES RADICLL AIRES DV PLEXUS BRACHIAL. 223
brachiales proprement dites. Oui, incontestablement, il y a grand intérêt à le faire, au double point de vue topographique et symptomatique. Je m'explique. Je vous déclarais, en commençant, que la paralysie totale du membre supérieur par lésion radiculaire ne diffère pas essentiellement de celle qui est déterminée par une lésion du plexus lai-même. Il est cependant un ordre de manifestations qui, a priori, dans ce dernier cas, doit faire défaut. Je fais allusion aux troubles oculo-pupillaires : myosis, rétrécissement de la fente palpébrale, rétraction du globe oculaire, etc., qu'on observe dans certains cas de paralysie radiculaire.
Vous n'ignorez pas que la huitième paire cervicale et la première dorsale s'anastomosent l'une etl'autre, par un rameau communiquant, avec le grand sympathique cervical. Les expériences de Claude Bernard, celles plus récentes de M"" Déjerine Klumpke ^ démontrent péremptoirement que ces troubles oculo-pupillaires sont déterminés par une lésion, frappant la première paire dorsale en amont des points d'émergence des rameaux communiquants. Et les faits cliniques confirmatifs ne se comptent plus aujourd'hui. Une observation de Sands el Séguin- est particulièrement instructive à ce sujet. 11 s'agit d'un cas de paralysie totale du plexus brachial, consécutive à un traumatisme et non compliquée à l'origine de myosis. Pour remédier aux douleurs violentes qu'éprouvait le malade, on fit la section des racines inférieures du plexus. Aussitôt après cette section, on constata l'apparition du myosis. Je vous rappelle que les troubles oculo-pupillaires font complètement défaut chez notre malade. C'est, du reste, un argument que j'ai déjà invoqué pour admettre, chez lui, l'existence d'une paralysie proprement dite du iplexus brachial. N'allez pas croire cependant que l'absence de pareils troubles oculaires soit toujours une raison suffisante pour éliminer l'hypothèse d'une lésion des racines inférieures (huitième cervicale et première dorsale). Entre le point oia ces racines émettent ou reçoivent, si vous aimez mieux, les rameaux anastomotiques, et le point précis où ces mêmes racines se perdent dans le plexus brachial, le trajet est en effet assez étendu pour qu'elles puissent