LE SYNDKOME BU L150-PR0TL" BÉR AN TIEL
Il est plus rare de voir la syringomyélie débuter par des manifestations bulbaires ; exceptionnellement, celles-ci peuvent revêtir les allures d'accès apoplectiformes.
D'une observation d'un auteur américain, Cohen ^ restée jusqu'à ce jour unique en son genre, il semble résulter que la syringomyélie peut revêtir la forme bulbaire pure. Chez le malade de Cohen, les symptômes se réduisaient à du ptosis à droite, à de l'inégalité des pupilles, à une paralysie faciale inférieure bilatérale .
Naturellement ces manifestations bulbaires peuvent s'associer à toutes les modalités cliniques spinales de la maladie.
Le manque de temps ne me permet pas d'aborder la question du diagnostic différentiel de la syringomyélie bulbaire et des affections avec lesquelles on est plus ou moins exposé à la confondre. Je me propose de revenir prochainement sur cette question, lorsque les ressources du service me permettront de la traiter d'une façon aussi objective que possible; je veux dire par là, lorsque je serai à même de vous mettre sous les yeux quelques-uns des principaux types cliniques de la syringomyélie bulbo-protubérantielle, en regard des affections qu'elle simule avec plus ou moins de fidélité.
Avant de terminer cette leçon, je veux encore insister sur la signification pronostique des manifestations bulbaires de la syringomyélie. Je vous l'ai dit déjà, à mes yeux, ces manifestations impliquent un pronostic relativement sombre quoad vitam. Cette question est à l'étude depuis trop peu de temps pour que je puisse vous citer des faits à l'appui de ces présomptions. Cependant, l'an dernier, un médecin de Vienne -, Neuberger, a cité un cas où la mort a été causée par un œdème de la glotte.
11 n'existe pas d'ailleurs de traitement de la syringomyélie. En face de cette maladie, nous sommes à peu près désarmés. Tout au plus pourra-t-on attendre quelque chose de l'institution du traitement spécifique, dans les cas où la maladie s'est développée chez un syphilitique. Mais, à cet égard, nous manquons également de preuves cliniques suffisantes.
1. CoHEx. — Med. and Surf/. Rep. PhUadelpJiin. t. LXI, p. 34. 1. Neuberger. — Wien. med. Presse, 1894, ii° 12.
OPHTALMOPLÉGIE EXTERNE BILATERALE ET HÉMIPLÉGIE DROITE,