‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 110 sur 129 · H. Unverricht. — Lot. cit., p · texte numérisé non relu

H. Unverricht. — Lot. cit., p

Le tremblement fibrillaire, si fréquent chez les neurasthéniques, et qui reste limité à quelques faisceaux d'un même muscle ;

Le paramyoclonus multiplex — auquel se rattache la chorëe dite fibrillaire — caractérisé par des secousses convulsives qui agitent la masse entière d'un muscle, sans aboutir à un effet locomoteur ;

La chorée électrique de Henoch-Bergeron et le tic non douloureux de la face, caractérisés par des secousses convulsives aboutissant à la production d'un mouvement coordonné ;

Enfin la maladies des tics, où l'on observe en plus les troubles psychiques dont je vous ai parlé il y a un instant.

Vous pouvez d'ailleurs imaginer toutes sortes de formes de transitions entre ces modalités typiques de la myoclonie, certains que vous les trouverez réalisées sur le terrain de la clinique : les faits que je vous ai cités dans le cours de cette leçon le prouvent suffisamment.

En vous énumérant les principaux types de myoclonie, je n'ai mentionné qu'incidemment la chorée fibrillaire. Ce nom a été donné par Morvan à une affection myoclonique « caractérisée par des contractions iibrillaires apparaissant tout d'abord dans les muscles des mollets et de la partie postérieure de la cuisse, pouvant ensuite s'étendre aux muscles du tronc et même à l'un des membres supérieurs, mais respectant toujours les muscles du cou et de la face. »

Je n'insisterai pas sur les caractères différentiels qui serviraient à distinguer cette chorée fibrillaire du paramyoclonus, suivant Morvan. Cet auteur a fini par reconnaître lui-même que sa chorée fibrillaire, « malgré certaines particularités, ne serait qu'une variété du paramyoclonus de Friedreich, la variété sans mouvements, sans déplacements d'aucune partie du corps et parfois avec troubles sudoraux et vasomoteurs ».

Or un des caractères du paramyoclonus multiplex de Friedreich est précisément que les secousses cloniques ne produisent qu'exceptionnellement des effets locomoteurs ; la question est donc jugée. S'il est utile, pour les besoins de la précision du diagnostic, d'avoir présents à l'esprit un certain nombre de types de myoclonie, que vous trouverez réalisés avec plus ou moins d'exactitude au lit du malade, on va à l 'encontre de la

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vérité en multipliant des syndromes érigés arbitrairement en espèces morbides. C'est précisément pour ne pas compliquer plus qu'elle ne l'est cette question des myoclonies que j'ai évité d'y faire rentrer, à un titre quelconque, certaines formes de chorée rythmée connues sous les noms de chorée malleatoire, saltatoire, rotatoire, etc., caractérisées par des mouvements qui sont la reproduction de certains actes professionnels ou autres, et qu'on a coutume de rattacher à l'hystérie. Il n'y a pas de confusion possible entre ce genre de névroses et les formes de myoclonie dont je me suis occupé aujourd'hui.

DES MYOCLONIES

(Suite)

Sommaire. — Diagnostic : Avec les diverses variétés de tremblement, avec Yathétose, avec les chorées arythmiques et rythmiques, avec le spasme saltatoire. Étude de deux malades atteintes de spasme saltatoire.

Pronostic. —Variable, souvent sérieux.

Récidives. Relations du paramyoclonus avec les affections organiques du système nerveux. Exemples cliniques.

Physiologie pathologique. — Théories myopathique, névritique, spinale (Friedreich, Vanlair) et corticale ou sous-corticale.

Étiologie. — Causes provocatrices banales. La prédisposition névropathique constitue le facteur prépondérant.

Raisons qui plaident pour la théorie corticale.

Traitement. — Électrothérapie; toniques; injections d'atropine, d'ésérinc, de cocaïne. Mode d'action de ces diverses médications.

Messieurs,

Dans ma dernière leçon, j'ai étudié avec vous deux malades atteints de cette bizarre affection convulsive qui a été décrite pour la première fois par Friedreich, sous le nom de Paramyoclonus multiplex. Je vous ai montré que parmi les observations publiées dans la suite sous ce titre, il s'en est trouvé fort peu réalisant, dans toute sa pureté, le type décrit par Friedreich. J'ai opposé l'une à l'autre les deux opinions principales qui se sont fait jour sur le terrain nosologique : pour les uns, le paramyoclonus multiplex serait une espèce nouvelle, une entité morbide; suivant d'autres, ce ne serait qu'un cas particulier, une modalité des myoclonies, ce terme

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