‹ Leçons sur les maladies du système nerveux (volume 3)Chapitre 129 sur 129 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE ET NATURE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE ET NATURE

Sommaire. — Il sera question de l'anatomie pathologique et de la nature

de la maladie.

A. Premier exemple à l'appui. — Esquisse de l'histoire clinique. Études anatomo-pathologiques. — Examen macroscopique. Examen microsco-

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pique : intégrité de l'écorce cérébrale et de la capsule interne ; lésion de la substance blanche (faisceau pyramidal et antéro-latéral) et de la substance grise (cornes antérieures); altérations musculaires.

B. Second exemple. — Forme à début bulbaire.

Éludes anatomo-pathologiques . — Lésions du bulbe (sclérose des faisceaux pyramidaux et atrophie des noyaux moteurs) et de la moelle cervicale.

C. Anatomie pathologique. — Distribution des lésions dans la moelle et dans le bulbe.

Extension des lésions : 1° L'extension transversale varie suivant les niveaux. 2° L'extension verticale varie suivant les cas. Autopsie montrant l'extension au trajet intra-hémisphérique du faisceau pyramidal et à l'écorce cérébrale. Autopsies dans lesquelles la dégénération des faisceaux ne dépasse pas la protubérance.

D. Nature. — Rapports de la sclérose latérale amyotrophique avec la paralysie labio-glosso-laryngée progressive.

Origine du processus. — Théorie corticale. Théorie spinale (rôle des cellules

de cordon). Théorie de la débilité congénitale du système moteur .... 397

UN CAS DE PARALYSIE LABIO-GLOSSO-LARYNGÉE APOPLECTIFORME D'ORIGINE BULBAIRE

Sommaire. — Distinction entre la paralysie labio-glosso-laryngée progressive de Duchenne et le syndrome glosso-labio-laryngé. Exemple clinique : Début brusque et évolution du syndrome. Paralysie labio-glosso-laryngée, constituée à l'état d'isolement, compliquée

d'amyotrophie et de troubles électriques. Diagnostic. — Avec la paralysie pseudo-bulbaire d'origine cérébrale, avec la

paralysie labio-glosso-laryngée progressive, avec la forme bulbaire de la

sclérose latérale amyotrophique.

Il ne s'agit ni de myélite bulbaire, ni d'abcès, ni de tumeurs du bulbe. Il s'agit

d'un foyer nécrobiotique.

Recherches de Duret sur la circulation artérielle du bulbe (artère spinale et

artères médianes antérieures). Applications à la pathologie. Discussion sur la nature de la lésion bulbaire. Probabilités en faveur d'un

ramollissement.

Discussion sur la topographie du foyer. Raisons qui plaident pour l'existence

d'une oblitération de l'artère vertébrale, de la spinale antérieure, des artères

médianes antérieures.

Pronostic et traitement 418

Sommaire. — Historique. — Mémoires de Joffroy, de Lépine; travaux ultérieurs. Interprétation de l'opinion d'Oppenheim et Sicmmerling.

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Premier exemple clinique. — Le syndrome s'établit après deux attaques éloignées d'hémiplégie. Symptômes classiques. Contraste entre les mouvements simples et les mouvements coordonnés.

Second exemple. — Établissement du syndrome après deux attaques d'hémiplégie au cours d'une maladie mitrale associée au mal de Bright. Symptômes classiques. Discordance entre les mouvements simples et les mouvements coordonnés. Évolution du syndrome pseudo-bulbaire et apparition d'une épilepsie partielle d'origine urémique.

Diagnostic. — Discussion sur la nature des lésions dans les deux exemples précédents. Rôle de l'artérite dans le premier, de la maladie mitrale dans le second.

Aperçu anatomique sur le corps strié, particulièrement sur le noyau lenticulaire.

La lésion du syndrome pseudo-bulbaire est ordinairement bilatérale, symétrique, et occupe le putamen. Exceptions : lésions corticales, lésions unilatérales.

Pathogénie dans les cas de foyers corticaux. Pour les cas de lésions centrales, hypothèse qui place, dans les masses ganglionnaires, des centres d'habitude, chargés de la coordination fonctionnelle 436

ÉTIOLOGIE ET TRAITEMENT DE L'ÉPILEP SIE

BRAVAIS-JACKSONIENNE

Sommaire. — Signification des mots épilepsie partielle, corticale, Bravais- Jacksonicnne.

A. Exemples cliniques. — Premier cas : antécédents syphilitiques et alcooliques du malade. Caractères et évolution des accès convulsifs. Symptômes concomitants (hémiplégie droite, troubles oculaires, céphalée, troubles intellectuels).

Second cas : Début des accidents au cours d'un purpura hémorrhagique. Modalités cliniques des accès. Phénomènes concomitants.

B. Symptomatologie. — Esquisse symptomatique comparée de l'épilepsic partielle et du mal comitial : aura, types cliniques.

C. Diagnostic. — Discussion sur la cause des deux exemples précédents. Réserves sur l'origine syphilitique du premier cas ; justification de ces réserves par le résultat de l'autopsie qui montre une tumeur cérébrale. Dans le second cas, il s'agit d'hémorrhagie méningo -corticale. Hémorrhagie des centres nerveux au cours du purpura hémorrhagique 458

Sommaire. — A. Étiologie. ' — ■ Multiplicité des causes, qu'on peut diviser en

six catégories.

1° Maladies des centres nerveux : paralysie générale, hémiplégie spasmodique infantile, porencéphalie, hémorrhagie et ramollissement cérébral.

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2° Auto-intoxications et intoxications exogènes : urémie, acétonémic, saturnisme, alcoolisme.

3° Maladies infectieuses : syphilis, tuberculose.

4° Tumeurs cérébrales et lésions en foyers.

5° Traumatismes crâniens.

6° Lésions périphériques : épilepsie réflexe et réserves qu'elle comporte.

B. Traitement. — Dans les maladies incurables des centres nerveux : médication symptomatique (révulsifs et bromures). Traitement de Fl^chsig et de Bechtereff. — Dans les intoxications. — Dans la syphilis et la tuberculose. Conduite à tenir contre leurs différentes manifestations.

Dans les trois dernières catégories, le traitement chirurgical doit être discuté. Statistique sur la trépanation avant et après l'emploi de l'antisepsie. Quelle est la valeur de ces statistiques?

Les résultats de l'intervention chirurgicale sont aléatoires : guéris on s rares, améliorations passagères. — Indications opératoires 470

Sommaire. — Existe-t-il des maladies nerveuses, au sens nosologique du mot? Il ne s'agit le plus souvent que de syndromes, acquis ou héréditaires.

L'hérédité nerveuse, la prédisposition dominent l'étiologie des affections nerveuses.

La prédisposition est parfois acquise, habituellement héréditaire. La neurasthénie en est une preuve typique.

L'hérédité nerveuse et son résultat, l'état de dégénérescence, constituent le fait fondamental. Cet état de dégénérescence régit l'étiologie des psychoses proprement dites et des névroses (hystérie, épilepsie, goitre exophtalmique, chorée d'Huntington, tics, certains tremblements, maladie de Parkinson). Influence de la prédisposition sur les maladies nerveuses d'origine infectieuse et toxique.

L'hérédité nerveuse est similaire ou dissemblable. Maladies familiales. Difficultés pratiques de retrouver cette hérédité.

L'hérédité nerveuse est l'aptitude à faire éclore des affections nerveuses conférée à un organisme par des générateurs placés dans les mêmes conditions d'hérédité ou soumis à certaines influences. Elle s'accuse par des signes physiques et par des signes psychiques, dits stigmates de dégénérescence héréditaire.

Enumération de ces stigmates. Difficulté de leur recherche et conditions de

leur manifestation 520

DE L'HÉRÉDITÉ EN PATHOLOGIE NERVEUSE (Suite,)

Sommaire. — Classification des divers états de dégénérescence, d'après M or cl, Magnan, Vallon.

Exemples cliniques montrant la dégénérescence chez les descendants, en conséquence de la tare névropathique des générateurs.

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Signification anthropologique de la dégénérescence. Théorie tératologique. L'expérimentation montre que le défaut de ressemblance dans la descendance se retrouve aussi bien dans les familles tératologiques que dans les familles pathologiques. En dernière analyse, la dégénérescence résulte d'un trouble de l'embryogenèse, d'un trouble de nutrition.

Conception tératologique des maladies familiales et héréditaires. Elle explique la genèse de nombreuses maladies nerveuses. Exemples à l'appui. Interprétation des cas isolés.

L'hérédité est un attribut de la cellule 535

DES MYOCLONIES

Sommaire. — Histoire d'une vieille femme atteinte de secousses spasmodiques; description de ces secousses ; leur ressemblance avec le paramyoclonus de Friedreich.

Rapport du paramyoclonus de Friedreich avec la chorée électrique, le tic non douloureux de la face, la maladie des tics. Tentatives d'identification et de séparation nosographique. Classifications d'Unverricht et de E. Ricklin.

Enseignements fournis par la clinique. Elle montre que les diverses modalités de myoclonie se développent sur une souche commune (dégénérescence héréditaire ou acquise), et qu'entre les types classés il y a de nombreux cas de transition. Exemples cliniques. Cas familiaux.

Le tremblement fibrillaire, le paramyoclonus multiplex, la chorée fibrillaire, la chorée électrique, le tic non douloureux de la face, la maladie des tics, constituent les principales modalités de la mvoclonie. Ce sont des expressions ou des produits de l'état de dégénérescence 551

DES MYOCLONIES {Suite.)

Sommaire. — Diagnostic : Avec les diverses variétés de tremblement, avec Yathëtose, avec les chorées arythmiques et rythmiques, avec le spasme saltatoire. Étude de deux malades atteintes de spasme saltatoire.

Pronostic. — Variable, souvent sérieux.

Récidives. Relations du paramyoclonus avec les affections organiques du système nerveux. Exemples cliniques.

Physiologie pathologique. — Théories myopathique, névritique, spinale (Friedreich, Vanlair) et corticale ou sous-corticale.

Étiologie. — Causes provocatrices banales. La prédisposition névropathique constitue le facteur prépondérant.

Raisons qui plaident pour la théorie corticale.

Traitement. — Electrothérapie : toniques; injections d'atropine, d'ésérine, de

cocaïne. Mode d'action de ces diverses médications 572

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Sommaire. — Histoire d'un malade, P..., qui a fait une fugue de huit jours. Ses antécédents névropathiques héréditaires. Ses antécédents personnels; émotivité, idées d'accusation et de fuite, esprit aventureux, excès intellectuels.

Prodrome de la fugue. Définition de la fugue : acte impulsif, compliqué et bien coordonné, suivi d'amnésie.

I. Fugues épileptiques. — Exemples à l'appui, empruntés à Legrand du Saulle, Charcot, etc.

II. Fugues hystériques. — Faits de Tissié, Charcot, J. Voisin, Proust, etc. Tendance à rapporter à l'hystérie la généralité des fugues et à les assimiler

au somnambulisme hystérique.

III. Fugues des dégénérés ou des psychasthéniques. —Exemples cliniques prouvant la réalité de cette catégorie de fugues 592

LES DÉLIRES AMBULATOIRES OU LES FUGUES [Suite.)

Sommaire. — Sur quels éléments doit reposer le diagnostic de la nature d'une fugue? Sur le passé pathologique du malade, sur les signes concomitants et sur les caractères de la fugue elle-même. Importance de l'analyse psychologique.

Caractères différentiels des fugues épileptiques, hystériques et psychasthéniques.

Interprétation psychologique du cas de P. ..Comment se fit le retour des souvenirs. Filiation des phénomènes d'après le récit du malade.

Il s'agit dans ce cas, d'une idée fixe de fuite, ayant amené une fugue hystérique chez un psychasthénique.

Traitement des fugues épileptiques, hystériques et psychasthéniques.

Ce qu'il faut penser du côté médico-légal des fugues 617

Paris. — Typ. Chamcrot et Rcnouard. 19, rue des Saints-Pires. — 32725.

PLANCHE l

Cette planche et la suivante sont empruntées à la thèse de M. Jean Chargot.

Coupe à la région cervicale d'une sclérose latérale amyotrophiquo à localisation

supérieure.

AA. — Faisceaux pyramidaux dégénérés.

B. — Faisceau supplémentaire (cellules de cordon) existant du côté où la corne antérieure C

a présenté une atrophie très marquée des cellules motrices, et manquant au contraire du

côté D oh les cellules sont presque en nombre normal.

CD

"Te

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